DIMANCHE DU FILS PRODIGUE Ton 2
Synaxe des Saints Pères Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome.
Découverte de l'Icône de la Mère de Dieu de Tinos.
Divine Liturgie 10 H 30
Lectures : à L'Orthros (Matines) Évangile de Marc 16, 1-8.
à la Divine Liturgie : Épître: 1 Corinthiens 6, 12-20. - Évangile : Luc 15, 11-32.
KONDAKION : M'ÉTANT ÉCARTÉ COMME UN INSENSÉ, DE TA GLOIRE PATERNELLE, J'AI DISSIPÉ EN MAL LA RICHESSE QUE TU M'AVAIS TRANSMISE. C'EST POURQUOI JE CRIE VERS TOI LA PAROLE DU PRODIGUE : " J'AI PÉCHÉ CONTRE TOI, PÈRE MISÉRICORDIEUX : ACCUEILLE-MOI, REPENTANT, ET TRAITE-MOI COMME L'UN DE TES JOURNALIERS.
Le Dimanche matin à l'Orthros nous chantons, après dit le Psaume 50, puis "gloire au Père..."
Ouvre-moi les portes de la pénitence, Seigneur source de vie, dans Ton saint Temple veille mon esprit, portant le temple très impur de mon corps, mais dans Ta bonté purifie-moi, en Ta grande tendresse et Ton amour compatissant.
Aux Laudes : t.2 - Du Prodigue je t'offre, Seigneur, la confession : En présence de Toi j'ai péché, de ta grâce j'ai dilapidé le trésor, agrée ma repentance, Sauveur, et sauve-moi.
HOMÉLIE DE SAINT JEAN DE KRONSTADT
Frères, la parabole du Fils Prodigue doit retenir toute notre attention. Elle nous montre tels que nous sommes.
Un homme avait deux fils. Lorsqu'ils devinrent grands, l'un dit à son père: "donne-moi le bien qui me revient". Alors le père fit le partage de ses biens. Le fils ne prit pas sa part et il resta avec son père. Il aimait son père de tout son coeur et il était heureux de lui obéir et il pensait que le quitter était une folie.
Le plus jeune, ayant réuni ce qui lui revenait, quitta la maison familiale pour un lointain pays, où il dépensa tout, vivant de façon dissolue.
Il est évident qu'il n'avait pas un coeur bon et pur, et qu'il n'était pas bien disposé envers son bon père; son regard l'indisposait et il ne rêvait que de vivre mieux en suivant ses bas instincts.
Loin de la maison paternelle, menant une vie dépravée, il eût tôt fait de tout dilapider. Une grande famine s'abattit sur le pays, et il fut dans la gêne. Il trouva un emploi de gardien de porcs. Il aurait été très heureux de pouvoir se rassasier avec la nourriture des cochons, mais personne ne l'a lui donnait.
Méditant en lui-même il se dit : " chez mon père, les employés ont du pain en excédent, et moi je meurs de faim. Je vais rentrer chez mon père et je lui dirai : J'ai péché contre le ciel et contre toi et je ne suis pas digne d'être appelé ton fils; accepte-moi parmi tes serviteurs.
Il alla chez son père; et lorsqu'il était encore au loin, son père le vit, et il eut pitié de ce fils, et il alla à sa rencontre; il l'embrassa, lui pardonna sa faute, l'introduisit dans sa demeure, le revêtit de beaux habits et fit un festin à l'occasion de son retour. Le fils perdu entra ainsi dans l'amour de son père.
Frères, c'est ainsi qu'agit avec nous notre Père Céleste. Il ne nous retient pas de force auprès de Lui, si nous ne voulons pas vivre selon Ses commandements, à cause de notre coeur débauché et ingrat. Il accepte que nous nous éloignions de Lui et que nous apprenions à nos dépends comme il est dangereux de vivre selon la volonté de son coeur, qu'elle est la souffrance qu'endure l'âme, abandonnée aux passions, étant privée de paix et de tranquillité, et quelle nourriture honteuse elle est prête à prendre pour se rassasier, car qu'y-a-t-il de plus honteux que la nourriture des passions?
Que Dieu nous préserve d'être éloignés de Lui pour toujours: loin de Lui nous sommes voués à une ruine sûre et éternelle. Que chacun soit persuadé que Dieu percevra son retour sincère et l'accueillera et le comptera comme auparavant parmi Ses enfants.
As-tu péché ? Dis de tout ton coeur : je vais aller chez mon Père et va chez Lui réellement. (...) Il déversera aussitôt dans ton coeur Sa paix, tu te sentiras léger et apaisé, comme est heureuse une personne à qui on remet sa dette. (...)
Chaque péché et chaque passion est une voie dans un pays lointain, loin de Dieu. Si tu es parti sur une voie sans foi, fais demi-tour, reconnaît son incohérence, fais que ton coeur perçoive toute sa pesanteur, son vide, sa perfidie, et pose ton pied fermement sur le chemin de la foi apaisante, douce et vivifiante pour le coeur humain et maintiens-t'y de tout ton coeur.
Soyons sûr que le Seigneur nous recevra avec certitude comme Ses enfants. Amin !
(D'après "Sermons orthodoxes. Âge d'hommes. pp.16-17-18)
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