samedi 18 février 2012

SAMEDI DE LA COMMÉMORATION UNIVERSELLE  DES DÉFUNTS
le 5/18 février 2012.

Lectures : 1 Thess. 4, 13-17.  ;  JEAN 5, 24-30.
Ste. Martyre AGATHE de Sicile.

KONDAKION : Ton 8.
Ô Toi qui, dans Ta profonde sagesse disposes toutes choses avec amour des hommes et distribues à chacun ce qui lui convient le nécessaire, ô seul Auteur de la création, donne le repos, Seigneur, aux Âmes de Tes serviteurs et servantes. Car en TOI ils ont placé leur espérance, Toi le Créateur, l'Artisan de la création et notre Dieu.

CE QU'IL FAUT SAVOIR:
L'Église  considère les défunts comme ses membres au même titre que les vivants, et voit dans la prière pour les défunts une façon de communiquer entre les vivants et ceux qui ont quitter notre terre, ainsi qu'une oeuvre d'amour, qui "NE PASSE JAMAIS" (I Cor. XIII,8).
Elle estime cette prière comme la dette constante et immuable des vivants envers les morts. Aussi, elle règle avec soin la commémoration des défunts, comme, au demeurant, la conduite du chrétien à cette égard.
On considère souvent les samedis de l'abstinence de viande et de la Pentecôte simplement comme "samedis des parents" (Parenté dans le sens large), destinés avant tout, sinon exclusivement, à faire mémoire de nos  parents proches et éloignés, ainsi que des amis.
Cette attitude dénote la méconnaissance de la teneur exceptionnelle de l'Office de ces deux jours. L'amour des proches et le désir qui en découle, de prier avec une ferveur particulière et fréquemment pour eux, sont loués et encouragés par l'Église, comme naturels et pleinement compréhensibles.
Mais en ces samedis-là, l'Église nous rappelle qu'en plus de nos parents et amis, nous avons une multitude de frères en Christ, que nous devons aimer, même si nous ne les avons jamais vu, pour lesquels nous devons prier, même si nous ne connaissons pas leurs noms, même lorsque sur terre leur nom sera tombé dans l'oubli.
Ainsi la prière pour eux continuera de s'élever jusqu'à la consommation des siècles : c'est la commémoration universelle des défunts.
 À l'Office de l'Orthros du Samedi de l'abstinence de viande, le quatrième stichère des Laudes est particulièrement expressif. Il commence par l'acclamation pascale : " Le Christ est ressuscité". Il est remarquable d'entendre pour la première fois cette joyeuse acclamation longtemps avant Pâques et précisément le jour de la commémoration des défunts!
C'est comme le fondement de notre prière pour les morts. Et en même temps c'est la joyeuse nouvelle adressée à ceux dont nous faisons mémoires et auxquels l'Église se hâte (tel est son amour) de s'adresser, à ceux qui se sont endormis. "Le Christ est ressuscité...prenez courage, tous les morts."
Le samedi de l'abstinence de viande, en raison de la commémoration imminente du Jugement dernier, l'Église veut adoucir un peu l'angoisse de ce jour redoutable, elle veut en quelque sorte réconforter les défunts et, du même coup, les vivants. "Le Christ est ressuscité... prenez courage.".
(Le Grand Carême. Éd. des Syrtes. pp.43-44) (C)


SYNAXAIRE
Ce même jour, les Pères divins ont prescrit de faire mémoire de tous les fidèles qui depuis les siècles passés se sont pieusement endormis dans l'espoir de la Résurrection pour une vie éternelle.
"Des morts, oublie les transgressions, ô Verbe, et ne fais pas paraître morte TA miséricorde." 

Id., 4e Ode, 3è tropaire:
À tous les fidèles que Tu as pris avec Toi, à tout âge, dans la vieillesse ou les jeunes années, adolescents et enfants, nouveau-nés et prématurés, masculins et féminins donne, Seigneur, le repos éternel.

Laudes, 4ème stichère.
Le Christ est ressuscité, brisant les liens d'Adam le premier créé, et Il a détruit la puissance de l'enfer. Prenez courage, tous les morts, car la mort est mise à mort, avec elle l'enfer est dépouillé, le Christ règne crucifié et ressuscité! Il donne à notre chair l'incorruptibilité, Il nous relève et nous accorde la résurrection; Il rend dignes d'une telle gloire tous ceux qui dans une foi inébranlable ont cru avec ferveur en Lui.