mardi 20 mars 2012

Médiation sur la maladie

"Je ressens la maladie comme amour du Christ"
(D'après une méditation sur  un texte du Père Porphyre - vie et paroles - Age d'homme)


Depuis bien des années mon corps est souffrant et bien souvent, simple humain, je me suis posé face au Christ cette lancinante question: POURQUOI SEIGNEUR ! Pour quoi tant de douleurs insupportables, lancinantes ?

Lorsque mon fils est tombé malade puis m'a quitté pour rejoindre le Seigneur Christ sur les chemins du ciel, comme tous les parents, mon coeur a saigné et il saigne encore, il saignera jusqu'à ce que nous soyons ensemble auprès du Père. Puis lorsque j'ai moi-même frôlé la limite de la vie de l'homme, un long silence s'est fait en moi.

Puis dans mon âme s'est élevé ce cri amoureux :
Ô Christ bien-aimé, Ton amour est sans limites.

Je rends grâce à Dieu de m'avoir donné de nombreuses maladies. C'est très souvent que je dis : "Ô Christ bien-aimé, Ton amour est sans limite."

Je prie, je porte la Croix du Christ avec patience, autant que faire ce peut.

Je ne prie pas Dieu de me guérir, je le prie de me rendre bon. Je prie pour mon âme, que Dieu me pardonne mes fautes.

Aimons le Christ, et tout changera dans notre vie. Ne L'aimons pas en vue d'obtenir quelque chose en échange, la santé par exemple.
Aimons-Le plutôt avec ardeur, sans aucune autre pensée que l'amour divin.
Ne prions pas, non plus, dans une intention intéressée.
Prions uniquement pour que Dieu nous pardonne nos péchés et qu'IL nous donne la force de L'aimer, de nous abandonner à LUI.


Abandonnons-nous en toute confiance à l'amour de Dieu.

Quand nous nous abandonnons au Christ, notre organisme spirituel retrouve la paix.

Le résultat en est le fonctionnement physiologiquement correct de tous nos organes et de toutes nos glandes.
Nous sommes alors guéris; nous cessons de souffrir.

Quand la confusion s'installe dans notre âme, cela retentit sur le corps, et notre santé s'en trouve affectée.

Ce qui serait parfait serait de ne pas prier pour notre santé. Ne prions pas pour être bien mais pour être BONS.

Par BONS, je n'entends pas plein de vertus, j'entends plutôt que nous puissions acquérir un zèle divin: nous abandonner en toute confiance à l'amour de Dieu.

Prions plutôt pour notre âme.
Et notre âme, nous devons la considérer en tant que partie prenante de l'Église, au sein du corps même de celle-ci, dont la tête est le Christ, en même temps que nous sommes tous nos frères humains, ainsi que tous nos frères en Christ.

Ne dites pas : "Seigneur, guéris-moi" dites plutôt "Seigneur Jésus Christ aie pitié de moi."
Dites : "Seigneur, ce que veut TON amour."

C'est comme cela uniquement que vous devez, que nous devons tavailler, en aimant le Christ.

Aimons le Christ !

Soyons saints. Abandonnons-nous à la seule amitié du Christ, à SON amour, à la passion seule de l'amour divin du Christ.

Amin !