vendredi 9 mars 2012

SYRIE
Et si on nous disait le vérité ?
Car nos "si chers médias" nous racontent sans cesse la version "voulue" par ceux qui ont tout intérêt à ce le gouvernement syrien capote et s'écroule.  
Voyez la suite :
 Lieu de prières, de silence et de recueillement, le monastère de Mar Moussa est perché à flanc de rocher dans les montagnes entre Damas et Homs. Il a été victime d’une attaque armée le mercredi 22 février 2012, indique un communiqué de la Communauté monastique. Ce monastère est connu pour son hospitalité et son engagement paisible en faveur du dialogue entre musulmans et chrétiens.

Vers 18 heures, au moment de la prière du soir, une trentaine d’hommes armés et masqués – à l’exception de celui qui commandait – se sont introduits dans le monastère en passant par la bergerie. Ils ont mis sens dessus dessous les locaux à la recherche d’armes et d’argent et ont demandé à voir le supérieur de la communauté. Mais ce dernier était alors à Damas et n’a pu revenir au monastère que le lendemain.

Les assaillants ont séquestré quatre moniales dans une chambre, et forcé les autres religieux présents dans l’église à se rassembler dans un coin, en traitant certains avec brutalité. Ils ont continué à fouiller le monastère de fonds en comble, détruisant tout moyen de communication avec l’extérieur. L’un des assaillants prenait des photos avec un téléphone portable. Personne, grâce à Dieu, n’a été tué ou blessé.

La Communauté s’interroge sur la raison pour laquelle ils recherchaient des armes dans un monastère connu depuis des années pour son choix de paix et de dialogue.

Le monastère Mar Moussa (saint Moïse l’Abyssin), remonte au VI ème siècle et abrite de très belles fresques du 11ème siècle. Le monastère accueille chaque année des milliers de visiteurs syriens ou étrangers, touristes et chercheurs de Dieu ou de simples pèlerins.

Monastère saint Jacques le Mutilé

EN SYRIE, LA CHASSE AUX CHRÉTIENS ET AUX ALOUITES A COMMENCÉ DANS LES QUARTIERS DE HOMS ET D’AILLEURS.
L’insurrection armée en Syrie s’islamise (comme cela est le cas dans tous les pays musulmans qui se sont « libérés »). L’Agence de Presse AsiaNews affirme le 8 février, que les violences augmente chaque jour davantage contre les minorités alouites et chrétiennes et contre tous ceux qui qui sont soupçonnés d’être du côté du gouvernement.
Les trois évêques de Homs et Hama, un prélat catholique et deux évêques orthodoxes, ont quitté la ville, seuls demeurent à Homs des prêtres orthodoxes et quelques prêtres catholiques.

La violence vient des deux partis en conflit.
Selon les témoignages recueillis sur place par l’agence AsiaNews, la situation interne en Syrie montre des signes d’une réelle radicalisation confessionnelle croissante. Si ces témoins veulent rester anonymes pour raison de sécurité, c’est parce que ceux qui ne partagent pas la vision des groupes armés sont repérés et éliminés physiquement.

Ces témoignages vont à l’encontre de la vision simpliste des médias internationaux qui s’appuient trop souvent sur des sources « militantes » et non vérifiés. « Nos sources sont des voix qui racontent une histoire différente de celle qui prévaut dans les mass médias, et qui montrent que la violence exercée sur la population vient des deux partis en conflits », souligne AsiaNews.

Obéir aux insurgés ou mourir
Ainsi, deux jeunes pères de familles ont été tués à Homs, mais pas par l’armée régulière… Leur unique faute, être allés acheter du pain pour ceux qui avaient trop peur pour sortir de la maison. Ils ont été abattus dans la boulangerie. D’autres ont été tués par les insurgés uniquement parce qu’ils travaillaient dans leur magasin et n’avaient pas adhérés à la paralysie de la ville décrétée par les insurgés musulmans.

L’opposition et les pays arabes demandent (mais aussi les pays occidentaux, qui ont tôt-fait de jeter de l’huile sur le feu au nom d’un droit d’ingérence, qu’ils ont eux-mêmes décrétés, mais qu’ils refusent de s’appliquer à eux-mêmes) que le régime retire ses blindés des rues. Mais les personnes interrogées ont rappelé que c’est grâce aux blindés de l’armée officielle qu’elles ont pu passer la dernière fois qu’elles sont revenues d’Alep, au début décembre. Elles n’ont plus osé s’y rendre en voiture depuis. L’armée d’État avait réellement créé un corridor pour les voitures civiles. Les voitures et les bus ont passé au milieu des tires, entourées et protégés par les blindés…

S’il n’y avait pas l’armée officielle pour contrôler, personne ne pourrait plus passer sur les autoroutes… Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de violence de la part de l’armée, il y en a c’est sûr, pas question d’être naïfs.

A Homs, les chrétiens sont dans le collimateur des insurgés.
A Homs, les chrétiens sont désormais dans le collimateur des insurgés sunnites, tout comme le sont les alaouites, la minorité à laquelle appartient Bachar-al-Assad.

Les Insurgés n’épargnent personne : un chrétien de Tartous raconte par exemple que ses trois neveux, fils de son frère, ont été abattus à Homs, dans leur atelier, simplement parce qu’ils réparaient une voiture de la police.
D’autres sources locales, non liées au régime en place à Damas, critiquent la manière dont les médias internationaux, décrivent la situation sur le terrain. Ils disent que depuis la mi-mars 2011, la répression de la révolte par l’armée à fait plus de 6000 morts en Syrie, alors que le nombre de civils, sans parler des soldats et des membres des forces sécurité loyalistes, ont été tués par les « insurgés ». AsiaNews parle de « mur inexpugnable de la désinformation »

Les chrétiens de Syrie vont-ils partager le sort de leurs coreligionnaires d’Irak ?
« La réalité n’est pas binaire (…) Elle est complexe. Y aura-t-il encore une place pour les chrétiens syriens dans la déstabilisation en cours dans cette société composite ? Le destin de la Syrie va-t-il ressembler à celui de l’Irak, nous le savons pas », écrit pour sa part le Monastère de Saint Jacques le Mutilé (Deir Mar Yakub)

Sur le site du Monastère, situé dans le village de Qâra, à 15 kms de l’Antiliban, à la frontière Libanaise, et à 100 Kms au nord de Damas, on peut lire que les chrétiens du diocèse de Homs, Hama et Yabroud étaient intégrés au tissu social comme des citoyens à part entière, mais la situation a radicalement changé.

Le peuple veut déclarer le Jihad !
Avant les évènements qui ensanglante la Syrie, il était inconvenant de décliner sa confession religieuse. Aujourd’hui il n’en est plus ainsi. Le conflit qui s’instaure est passé d’une réclamation populaire de liberté et démocratie à une révolution islamique.. (…) La tendance qui couvait devient dorénavant une consigne : le Jihad !

LA LISTE DES ATTENTATS ANTICHRÉTIENS S’ALLONGE :
Le Monastère saint Jacques le Mutilé a dressé une liste des attentats contre les chrétiens de ces dernières semaines, à commencé par l’assassinat par les i »insurgés », le 25 janvier, du Père Basilios NASSAR, curé grec-orthodoxe du village de Kfar Bohom, dans la province de Hama. Il a été abattu alors qu’il portait secours à un homme agressé par les insurgés dans la rue Jarajima à Hama. Ce meurtre est alarmant. Cela tourne de la part des Salalfistes  au conflit confessionnel. Ils s’en prennent sans relâche à des civils innocents.

Exécution le 26 janvier devant sa maison, de Zafer Karam Issa, jeune homme de 30ans, chrétien, abattu d’une centaine de balles par un commando salafiste dirigé par le fils de l’Émir Islamiste de Yabroud, M. Khadra.
La même semaine, un jeune chrétien, Khairo Kassouha, 24 ans est abattu en sortant de chez lui à Kusayr.

Le père Mayas Abboud témoigne de ce qu’il a entendu de la veuve de Nidal Arbache, un chauffeur de taxi abattu par les insurgés musulmans. «  Ici à Kusayr nous sommes livrés au bon plaisir des insurgés qui font la loi chez nous. Nous nous attendons à toutes sortes de sévices. Je vous en supplie Père, prenez cela comme un testament. S’il m’arrive quelque chose de fâcheux, je vous confie mon fils. Toute notre famille est menacée par ces bandes d’insurgés armées. »

À Homs la liste des victimes s’allonge, selon le Monastère : Plus de 230 chrétiens ont été abattus ou torturés. Plusieurs ont été kidnappés. Les insurgés musulmans réclament des rançons conséquentes qui varies entre 20.000 et 40.000 dollars par personne.

Certains quartiers comme Bab Sbah ou Hamidiyeh voient 80% de leurs habitants chrétiens les déserter pour s’établir chez des amis ou des parents dans les régions de la Vallée des Chrétiens.

(apic/asian.com/be) (Agence de presse internationale.)