vendredi 27 juillet 2012

JEUDI 13/26 JUILLET
SYNAXE DU SAINT ARCHANGE GABRIEL 


L'Archange Gabriel, envoyé par Dieu, vient demander à Marie si elle accepte de porter dans son sein immaculé, le VERBE de DIEU, la Deuxième Personne de la Sainte Trinité, Son Fils très aimé.
Après une longue réflexion et beaucoup de prières, elle répond OUI. Alors son sein devient plus grand, plus vaste que les Cieux, plus vastes que tous les univers créés connus ou inconnus  par Dieu.

Le Vierge, Mère de Dieu, porte en elle la Parole, Dieu.
Son sein est un calice précieux, son sein est le Buisson Ardent, en elle est le Créateur de toutes vies, en elle réside la VIE.



Ô merveille, la créature enfante le Créateur !
Ô merveille, le Verbe Coéternel au Père prend en elle notre chair, Il devient nous. Son amour le fait habiter au milieu de nous.

Qui peut oser dire ensuite que cet Archange de Dieu, Gabriel, annonciateur d'une telle nouvelle, puisse venir annoncer à quiconque "une autre foi totalement erronée"  ?

Réjouissons nous sans cesse de cette Nouvelle, ne cessons pas d'aimer et de nous abandonner à Celle qui a ouvert son sein à l'Esprit Saint, à Celle qui toute sa vie durant fut "l'humble servante du Seigneur".

Confions-nous sans restriction à Celle qui disait au serviteurs, lors des Noces de Cana : "Faites ce qu'Il vous dira".
Abandonnons-nous à Celle qui dit à son Fils : "Il n'ont plus de vin !"


Aujourd'hui comme à Cana, la Mère de Dieu dit à son Fils Jésus, le Christ notre Sauveur:
- Ils ont mal, soigne-les !
-Ils ont faim, nourrit-les !
-Ils ont soif, désaltère-les !
-Ils te cherchent, donne-leur la lumière !
-Pardonne-leur, ils ne savent plus ce qu'ils font !
...et encore bien d'autres choses !

Croyez-vous que ce Fils très aimant reste sourd aux douces paroles de Sa Très Pure Mère ?

Bien sûr que non !

Alors n'hésitons pas, prions la Mère de Dieu, confions-lui toutes choses difficiles, mais aussi nos joies. Sachons lui dire merci.

" Ô Très Pure Mère de Dieu, couvre tes enfants de ton Voile béni, que ce Voile soit notre protection, notre force, notre bouclier.
Réjouis-toi Mère de Dieu, toi qui as porté dans ton sein, Celui que l'univers ne peut contenir."
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 Quoi que nous fassions, que nous buvions, que nous mangions, que toutes choses soient faites pour la gloire de Dieu. (1 Corinthiens 10, 31-33)

N'oublions jamais que la tête de l'homme c'est le Christ...
Le Seigneur nous dit : "Si quelqu'un veut me suivre, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi, la trouvera" (Matthieu16, 24-28)

Qui parmi nous peut lire ce texte sans se poser la question "Suis-je capable d'aller au bout de mes engagements. Suis-je capable de porter les croix qui se présenteront durant ma vie et de rester fidèles jusqu'au bout ?"

Je me suis posé cette question et je me la pose toujours, car il est juste de ce la poser. Tout chrétien doit se poser cette question.



Le Seigneur Christ nous demande d'aller au bout de notre engagement du baptême, notre engagement de chrétien, Il nous demande de nous dépasser, de porter nos croix.

Lui, n'a-t-Il pas porter toutes nos croix ?

Pouvons-nous supporter toutes les croix qui se présenteront dans le courant de notre vie : La maladie, la souffrance, la perte d'un être aimé, les insultes, les difficultés matérielles...toute la multitude d'évènements qui font la vie d'un être humain.

le Seigneur Christ ne nous reproche pas nos chutes, ce qu'Il attend de nous c'est que nous soyons capables de nous relever, de nous redresser. Il sait que l'homme chute, mais Lui, Il nous donne la main pour nous relever.
Il ne nous demande pas de nous confondre en excuses, mais de nous LEVER. Comme le fils Prodigue qui ose retourner vers son Père et le Père l'accueille avec un amour si grand !

Quelle merveille que la juste tendresse de Dieu !

Avoir le courage de reconnaître nos tords, oui, mais ne pas se laisser torturer par nos tords, ne pas se laisser démolir par nos fautes en les ruminant, les abandonner entre les mains de Dieu. Nous chantons le dimanche à l'église : "Nous avons vu la vraie Lumière, nous avons reçu l'Esprit Céleste...", voilà vers quoi nous devons regarder en nous relevant de nos chutes et de nos tords, vers la Lumière !

C'est bien là la véritable et merveilleuse joie, le bonheur du fils qui se jette dans les bras de son père.

Dieu, notre Père est le Juste Juge. Un Juge, mais un Juge Bon et Ami des hommes. Beaucoup de prêtres qui confessent les fidèles devraient se souvenir que si le Seigneur est un Juge, Il est juste dans Ses jugements, compatissant et miséricordieux, et que les prêtres, humbles pécheurs eux-mêmes, loin de juger les fidèles et de les renvoyer à des épitémies (pénitences) redoutables, devraient d'abord entendre les souffrances des hommes que Dieu leur confie.

Souvenons-nous maintenant d'un texte de l'Évangile, vous savez, celui du jeune homme qui demande au Seigneur Christ ce qu'il doit faire pour le suivre ?
Que lui répond le Seigneur ? : "Va, vends toute ce que tu as, tout ce à quoi tu es attaché, puis, l'âme libre, viens, suis-moi !"
Que fait le jeune homme ? Il baisse les yeux, il ne peut pas regarder le Seigneur en face, il tourne le dos et s'en va, car, nous dit l'Évangile, il était fort riche.

Nous sommes riches nous aussi de beaucoup de choses qui ne sont pas forcément des biens matériels somptueux ou rutilants. Nous sommes riches de notre personnalité, de notre culture, de notre famille, des dons reçus qui font que nous sommes un bon artiste : musicien, peintre, artisan etc...Ce sont là les vraies et très grandes richesses.
Nous sommes riches aussi de notre liberté : liberté de choisir et cette liberté n'est-elle pas la plus grande de nos richesses. 
Être capable de prendre une décision, libre de s'y tenir, d'aller au bout !
Libre de prendre devant Dieu, un véritable engagement de chrétien, pour la vie, et, quelque soit les évènements de la vie, avancer, franchir les caps, les souffrances, les angoisses, les incompréhensions... Librement ! Gardant notre âme, notre coeur, notre corps, tout notre être pour le Christ notre Dieu.

Quand nous lisons la vie de nos saints nous constatons une chose, tous ont fait des choix et sont allés à la suite du Christ portant leur croix. 
Les martyrs pour sauver leurs vies pouvaient renoncer au Christ, ils avaient alors la vie sauve; ils confessaient le Christ et ils étaient torturés et mis à mort. Ils ont choisi librement de porter la croix.

Nos Pères dans la Foi ont vécu toutes ces choses.

Les monastères se sont construits parce que certains sont allés au bout de leurs engagements face à Dieu, dans la fidélité, quels que soient les évènement qui se sont trouvés sur leur route.

Si nous renonçons parce que les choses ne se passent pas comme nous l'envisageons, comme nous le désirons, comme nous le supposons, si nous renonçons parce que la foi de l'autre est plus facile à vivre et moins contraignante, sommes nous fidèles à nos engagements de chrétiens ?

Nos frères qui aujourd'hui subissent les pires tourments et inquiétudes en Syrie, en Égypte, au Nigèria et ailleurs et qui restent fidèles au Christ au risque de leur vie, nous montrent courageusement le chemin de la fidélité, ils ne détournent pas leur visage du Christ et gardent intacte leurs engagements du baptême, les voeux qu'ils ont prononcés.

À nous de comprendre ce que ces frères nous enseignent. Nous qui à la moindre épreuve remettons tout en cause.

Notre monde Occidental, si agréable soit-il, même s'il fut un temps, bien trop court, Orthodoxe,  a abîmé et défiguré, sous ses pseudos lumières matérialistes, sous des masses d'illusions, la Foi en Christ et l'amour de l'Église du Christ.

Ces peuples d'Occident, dont nous sommes les enfants, sont-ils capables aujourd'hui de subir et de dépasser, en conservant la Foi en Christ, ce que nos Frères Chrétients d'Orient endurent et subissent ?

Demandons au Seigneur Christ, à la Mère de Dieu, aux Anges saints, à tous nos vénérables Saints et Saintes de nous donner  la force de suivre la voie juste, d'être capable de porter nos croix sans nous retourner, d'avancer vers la Lumière Véritable.

En la fête de la Synaxe de l'Archange Gabriel.
Ioannis.