samedi 8 septembre 2012

14ème  DIMANCHE APRÈS PENTECÔTE
Ton 5
Divine Liturgie   10h 30

Lectures : Orthros (matines)  Évangile : Marc: 16, 9-20.

Divine Liturgie : Épître : 2 Corinthiens 1, 21-2 : 4.
                             Évangile : Matthieu 22, 1-14 (la robe nuptiale).

"Car beaucoup sont appelés et peu sont élus"
(Matthieu XXII,14) 
Les paroles de l'Évangile de ce jour sont fortes, d'une réalité implacable, il y a là une décision sans appel; en effet comment pouvons-nous nous retrouver parmi les élus, qui sont si peu nombreux, alors que nous ne cessons pas de chuter, d'en faire à notre tête tous autant les uns que les autres: de nous révolter contre Dieu, tout simplement.
Une telle attitude peut nous faire perdre toute espérance, l'un des dons les plus précieux pour notre salut.

Examinons cette parabole d'aujourd'hui, qu'est-ce qui à motivé la colère du roi et a provoqué le rejet de ceux qu'il avait appelés aux noces, rejet sans appel, implacable et sans pitié: Le roi entra en colère, envoya ses armées et extermina ces meurtriers...En ce qui concerne l'homme qui est venu au banquet sans habits de noces: Le roi dit aux serviteurs : liez-lui pieds et mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieurs...
Notons d'abord que le roi n'est pas colérique de nature. Il est au contraire d'une patience infinie et d'une bienveillance instante. Ainsi, après une première tentative infructueuse, dont il ne s'offusqua pas, il envoya encore d'autres serviteurs, disant : Voilà que j'ai préparé mon festin; il donne des explications, pour convaincre ses invités :On a tué mes boeufs...tout est prêt...Et, suppliant, il fit dire : Venez aux noces.
Ce n'est pas là un roi capricieux, querelleur et despote. C'est vraiment un homme plein de bonté.
Mais alors, qu'est-ce qui a motivé sa réaction de rejet et sa condamnation si rude ? 
Il y a un moment caractérisant l'attitude initiale de ceux qui furent condamnés. LA NÉGLIGENCE !
Et oui, c'est bien la négligence envers le roi, le texte de la parabole nous le dit :...en négligeant son invitation, ils s'en allèrent...(Matthieu 22, 5)
Ce mot est important, il caractérise une attitude intérieure qui est la cause de tout le malheur qui s'ensuivit.
L'irrespect, l'insolence, la négligence affirmée montre le peu de cas que l'on fait de son roi, et c'est cela qui a déterminé la réaction sans appel de sa part.
En effet, après l'échec de sa première invitation, le roi dispensait encore pleinement sa bienveillance et suppliait ses invités de venir, car, comme le relate l'Évangile : ils ne voulurent pas venir, mais ensuite, tout changea, car ils agirent avec négligence à l'égard des envoyés du roi, avec mépris pour les désirs du roi, et à partir de là le processus fatal s'engagea pour les invités.
C'est le même genre d'attitude que l'on trouve à l'origine chez celui qui entre dans la salle du banquet sans habits de noces.
La différence est dans l'importance graduelle des égards dus au roi.    
 Ainsi, être élu ou pas dépend essentiellement de notre attitude intérieure envers notre ROI: plein d'égards ou de négligence.
Aussi, devons-nous vérifier notre attitude envers notre Dieu: Est-elle pleine d'égards, pouvant aller jusqu'au mépris de soi, ou bien est-elle négligente et méprisante envers LUI ?

Vérifions notre comportement envers Dieu dans notre attitude à l'église: est-elle pleine de respect, ou sommes-nous négligents, distraits.
L'église est la demeure de Dieu, si donc dans l'église, lieu saint et sacré, nous sommes négligents, c'est que nous n'avons pas la considération pour Dieu et nous courrons le risque d'être rejetés par LUI.
L'attitude de l'homme qui vient à la noce sans habits de fêtes, n'est pas notre attitude lorsque nous nous approchons de la sainte Communion, de l'Eucharistie. La négligence pour notre habit intérieur et sa pureté est un manque de considération pour notre Roi, notre DIEU BON et AMI des hommes, cela peut entraîner notre propre condamnation.
Chers Amis, chers Fidèles, par la présence de Dieu, l'église est cet endroit où se tient SON banquet offert pour Son FILS. Aussi, devons-nous marquer notre égard à Dieu et venir à l'église et exprimer dans l'église, à tout instant, notre attention envers Dieu, et ce, d'autant plus que nous nous approchons de LUI, en pensant comme font les Anges, Ses serviteurs, qui se voilent la face devant Sa Lumière, selon le chant de la grande entrée du Grand Samedi: Que toute chair humaine fasse silence, et qu'elle se tienne avec crainte et frémissement, et qu'elle ne pense à rien de terrestre : car le ROI des rois et le SEIGNEUR des seigneurs vient s'immoler et se donner en nourriture aux fidèles. Il est précédé des légions angéliques, avec toutes les Principautés et Puissances, les Chérubins aux yeux nombreux et les Séraphins aux six ailes, se voilant la face et chantant : Alliluia, Alliluia, Alliluia ! 


   Cette semaine nous avons la joie de célébrer deux grandes fêtes:
- Mardi 29 août orthodoxe/ 11 septembre civil:
Décollation du Saint, Vénérable et Glorieux Prophète, Précurseur et Baptiste JEAN .

Lectures  :      ACTES: 13, 25-33;
                       MARC: 6, 14-40 

Jour de jeûne.

Jeudi 31 août orthodoxe/ 13 septembre civil.
  DÉPOSITION de la Précieuse Ceinture de la Très Sainte Mère de Dieu

Lectures : Hébreux 9, 1-7.
                 Luc 10, 38-42 et 11, 27-28.


 UNE PETITE MÉDITATION

Père Cyrille Argenti: 
Quel que soit le degré de ma foi, de mon amour de Dieu, lorsque je communie, je suis uni à l'être même de Dieu. Mais pour ne pas être blasphématoire, cette union ontologique doit s'exprimer dans la vie, l'existence personnelle et sociale.
Sachant que : Les erreurs ne se regrettent pas elles s'assument !
- La peur ne se fuit pas, elle se surmonte !
- L'amour ne se crie pas, il se prouve !
- Si nous fuyons devant chaque épreuves, nous ne pourrons jamais rien accomplir, ni pour Dieu, ni pour les hommes, ni pour nous-mêmes !
- Renoncer à la soif du gain et de courir après la "fortune", dire non à la volonté de puissance, source de toutes les tyrannies.
- Arrêter de vivre pour soi-même!
- Cesser de compter sur le jeu des forces de ce monde, par un acte de confiance totale en la puissance bonne de Dieu !