jeudi 27 septembre 2012

EXALTATION DE LA CROIX
14 orthodoxe septembre/ 27 septembre civil.

TROPAIRE : ton 1.
SAUVE TON PEUPLE, SEIGNEUR, ET BÉNIS TON HÉRITAGE, ACCORDE À TES FIDÈLES VICTOIRE SUR LES ENNEMIS ET SAUVEGARDE PAR TA CROIX LES NATIONS QUI T'APPARTIENNENT. 

KONDAKION : ton 4.
 Toi qui souffris librement d'être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de Ton Nom accorde Ta bienveillance, ô Christ notre Dieu, donne force à Tes fidèles serviteurs, les protégeant de toute adversité; que Ton alliance leur soit une arme de paix, un invincible trophée !

A la place du chant du Trisagion : 
Seigneur notre Dieu nous nous prosternons devant Ta Croix, et nous glorifions Ta sainte Résurrection.

Lectures :
À l'Orthros (matines) : Évangile : Jean 12, 28-36.

Divine Liturgie : Épître : 1 Corinthiens. 1, 18-24.
Évangile : Jean 19, 6-11 , 13-20 ,  25-28 , 30-35.

  
Saint Constantin le Grand s'apprêtait à marcher sur Rome pour combattre son rival Maxence. Maxence avait une armée largement supérieur numériquement.
Saint Constantin vit, en plein midi, le signe de la sainte et vivifiante Croix apparaître sous forme lumineuse dans le ciel, entourée de l'inscription : Par ce signe, tu vaincras.
Constantin fit immédiatement orner ses étendards du signe de la Croix, et remporta une brillante victoire.
Cette victoire lui permit de prendre le pouvoir sur tout le monde romain et d'assurer le triomphe du christianisme.

L'autre évènement qui détermina la vénération de la Croix comme signe glorieux, associé à la lumière divine, fut l'apparition de la Croix lumineuse à Jérusalem en 350, qui est commémoré le 7 mai au calendrier orthodoxe.

Après la victoire de l'Orthodoxie au Premeier Concile Oecuménique, l'empereur avait un grand désir de faire construire une grandiose cathédrale en action de grâces. C'est alors que sa mère, sainte HÉLÈNE, âgée d'environ 80 ans, entreprit un pèlerinage à Jérusalem en l'année 326, pour y vénérer les saints Lieux, nourrissant l'espoir d'y retrouver le Saint Sépulcre et la sainte Croix.

Parvenue à Jérusalem, sainte Hélène s'adressa à l'évêque saint Macaire et, grâce aux informations fournit par un écrit, qu'un Juif des régions orientales tenait de ses pères, on retrouva la grotte de la Résurrection.
Sur ordre de l'empereur, le lieu fut déblayé, et l'on découvrit près de là, trois croix et un écriteau rédigé en hébreu, en grec et en latin portant ces mots : Jésus de Nazareth, le roi des juifs (Jean 19, 19-20), ainsi que les trois clous qui avaient fixé le corps vivifiant du Sauveur.
Les croix étaient endommagées et brisées et leurs morceaux étaient éparpillés, il était donc bien difficile de distinguer la Croix du Christ des croix des deux Larrons
La guérison d'une femme mourante à l'approche de la Vraie Croix, permit à saint Macaire de reconnaître le précieux Bois, car les deux autres n'oppérèrent aucun miracle.
L'impératrice saint Hélène et sa cour se prosternèrent devant la sainte Croix et la baisèrent avec foi.
Le peuple, rassemblé en grand nombre sur les lieux, désirait lui aussi bénéficier de cette grâce ou, pour le moins, voir de loin l'instrument de notre Rédemption, tant son amour pour le Christ était ardent.
Le saint évêque monta alors sur l'ambon et, prenant la Croix à deux mains, il l'éleva bien haut à la vue de tous, tandis que la foule s'écriait : Kyrie eleison !
Le même geste fut reprit solennellement par le patriarche saint Zacharie, quand, à la suite des brillantes victoires de l'empereur Héraclius, la sainte Croix, qui avait été volée par les Perses lors du pillage de la Ville sainte en 614, revint à Jérusalem en 631.
Nos vénérables saints Pères ont institué de procéder, chaque année dans toutes les églises, à l'exaltation solennelle de la Précieuse Croix, non seulement pour commémorer ces deux évènements symboliques de la victoire du christianisme, mais pour manifester que la CROIX, instrument de honte et de condamnation dans le monde ancien, est devenue notre fierté et le signe de la gloire divine du Christ, manifestée par la lumière de Sa résurrection.
 La sainte CROIX était, dit-on, faite de trois sortes de bois : cyprès, pin et cèdre, accomplissant ainsi la prophétie d'Isaïe (Isaïe 60, 13). Ses innombrables fragments, répandus dans tout le monde chrétien (aujourd'hui le fragment le plus important de la sainte Croix est vénéré au monastère orthodoxe Xiropotamou au Mont Athos en Grèce. Il porte même la marque d'un clou) ont la propriété de rester sans altération, et communiquent aux fidèles qui les vénèrent avec foi la grâce de la Résurrection.

Par Ta Croix Seigneur, sauve notre Fraternité Monastique, ses Moines et les Fidèles qui y prient.