samedi 27 octobre 2012

DIvine liturgie du 15/28 octobre

19ème DIMANCHE après Pentecôte. Ton 4
Dimanche des Pères du 7ème Concile Oecuménique.


 Lectures : à l'Orthros : Évangile : Jean 21, 1-14.
Divine Liturgie : 
Épître : Tite 3, 8-15.
             Luc 8, 5-15.

RÉFLEXION:
Les SEPT conciles Oecuméniques sont, après l'ÉVANGILE du Christ, le fondement de notre FOI Chrétienne Orthodoxe, car notre Foi n'est pas seulement une foi Apostolique, c'est-à-dire enseignée par les Saints Apôtres, mais également la Foi Patristique, c'est-à-dire interprétée et enseignée par les Saints Pères, en tant que successeurs légitimes dans la grâce des Saints Apôtres. 
Le Saint Esprit, qui est descendu sur les Saints Apôtres le jour de la Pentecôte, qui les a instruits et remplis de sagesse, reposait également sur les Saints Pères Théophores, les instruisant et les remplissant de sagesse.

Aussi, dans notre Sainte Église Orthodoxe, n'existe-t-il pas d'enseignement attribuant L'INFAILLIBILITÉ à une seule personne; l'infaillibilité n'appartient qu'à la conscience conciliaire de toute l'Église. Une telle conscience précisément trouvait son expression extérieure dans les Conciles Oecuméniques, répétant avec zèle les paroles apostoliques lors du Premier Concile Apostolique à Jérusalem en 51, lequel devint le prototype de tous les Conciles : "Il a plus à l'Esprit Saint et à nous-mêmes" (Actes XV, 28)


Il faut également se souvenir que tout Concile n'est pas nécessairement infaillible : n'est infaillible que celui qui exprime et confirme la conscience oecuménique (universelle) de l'Église, celui qui est reçu par toute l'Église comme oecuménique. Dans l'histoire de l'Église nous trouvons beaucoup de cas où la vérité n'était pas du côté de la majorité, mais du côté de la minorité, et quelquefois elle était conservée par une seule personne. C'est pourquoi le vote en soi n'avait jamais un caractère déterminant.
Quelle doit être pour nous la mesure de la vérité infaillible ?
La réponse la plus complète nous est donnée par saint Vincent de Lérins (450), après le 3ème Concile Oecuménique.
Il affirme que dans sa quête les réponses des Pères indiquaient qu'il fallait protéger sa foi de deux façons, d'abord par l'autorité des Saintes Écritures, puis par la Tradition (transmission) de l'Église Catholique Universelle.
A la question "pourquoi faut-il l'autorité de l'Église ?", saint Vincent de Lérins répond:
"En raison de leur élévation, les Saintes Écritures ne sont pas également intelligibles par tous; chacun peut les interpréter à sa façon; aussi pourrait-on obtenir d'elles autant d'interprétations que de têtes. Aussi est-il absolument nécessaire, vu le nombre incalculable d'erreurs possibles, de conduire l'interprétation des écrits prophétiques et apostoliques à l'aide du fil conducteur que constitue la norme de compréhension ecclésiale et universelle. Dans l'Église Universelle il faut constamment s'en tenir à ce qui était cru partout, ce qui était cru toujours, ce qui était cru par tous." 
"Ô, Timothée", dit l'Apôtre : "conserve ce qui est transmis" (I Tim. VI, 20-21). Qu'est ce que cette transmission ?
C'est ce qui t'est confié et non ce que tu as trouvé, ce que tu as reçu et non pas ce que tu as inventé; l'affaire qui a été portée jusqu'à toi et non pas ce qui a été découverte par toi, envers laquelle tu dois être non pas un inventeur mais un gardien, non pas un fondateur, mais un disciple, non un guide mais un guidé. Enseigne ce qui t'a été enseigné, et en parlant à nouveau ne dis rien de nouveau !
Cela n'interdit pas, bien entendu, l'approfondissement et le perfectionnement dans la foi, mais n'admet en aucune façon le changement de la foi.   
Ce sont ces principes exposés par saint Vincent de Lérins  qui ont incontestablement guidé la conscience oecuménique de toute l'Église, et qui ont inspiré les Saints Pères Théophores des Conciles Oecuméniques: ils se trouvaient à la base de toutes décisions des Conciles. Chaque Concile successif confirmait comme vérité intangible ce qui avait été décidé par le Concile Oecuménique précédent.
 Nous le voyons clairement : il n'y a pas de place dans l'Église pour la "démocratie", tellement à la mode de nos jours qu'elle ne veut plus rien dire.
Le fond du problème n'est pas dans la démocratie, dans une opinion majoritairement occasionnelle de voix, mais dans LA VÉRITÉ, qui en fin de compte triomphe toujours, même si cette vérité était momentanément foulée aux pieds dans quelque grand concile.
Il est donc évident que rien de nouveau, rien qui contredise les décisions des 7 Conciles Oecuméniques ne peut être introduit par un nouveau concile;  il n'en a aucun droit quelque puisse être le désir des MODERNISTES CONTEMPORAINS, qui pensent convoquer un huitième Concile Oecuménique avec l'espoir d'introduire des "réformes" dans la Sainte Église de Dieu. 
Tout concile, qui OSERAIT attenter aux décisions des Sept Conciles Oecuméniques, abroger les décisions ou les modifier en accord avec "l'air du temps ne sera pas un concile oecuménique, mais un nouveau "concile de brigandage", dont les décisions ne seront pas obligatoire pour les chrétiens orthodoxes, les vrais chrétiens, tous vrais Orthodoxes. 
Il est évident que les décisions à caractères dogmatique ne peuvent ABSOLUMENT pas être soumises à quelque changement que ce soit.  

Quant aux décisions canoniques, ne peuvent être modifiées que celles qui ont été prises au regard d'une situation extérieure spécifique de la vie de l'époque et qui n'ont pas de signification absolue.

Cependant, tout ce qui découle des exigences de l'enseignement religieux moral de l'Évangile et de la structure de la vie ascétique des premiers siècles du christianisme, ne peut en aucune façon être modifié.
Ce que les Conciles Oecuméniques ont défini est la voix de l'ESPRIT SAINT, habitant l'Église, selon la promesse de Notre Seigneur Jésus Christ faite à Ses Disciples lors de la Sainte Cène : "Je prierai Mon Père, et Il vous donnera un autre Consolateur, afin qu'Il demeure éternellement avec vous." (Jean XIV, 16). 
 "Là où est l'évêque, là est l'Église"

(D'après des textes de : Sermons Orthodoxes. Éditions l'Age d'Homme. Sophia)