vendredi 12 octobre 2012


LE MONT DES BÉATITUDES ET SA BASILIQUE

"SOIT QUE JE VIVE, SOIT QUE JE MEURS ,QUE LE CHRIST SOIT MAGNIFIÉ EN MON CORPS "(PAUL AUX PHILIPPIENS 1, 20-27)

RÉFLEXION :
Pouvons-nous dire que cette phrase de l'Apôtre Paul, nous la faisons notre?

Aujourd'hui 29.09 orthodoxe (12.10 civil) l'Évangile de Luc 6, 20-23 - est celui des BÉATITUDES.
Béatitudes que nous chantons à la Divine Liturgie.
Là encore faisons-nous notre ce que nous proclamons en chantant les Béatitudes?

BÉATITUDES
Heureux êtes-vous, vous les pauvres,
car le Royaume de Dieu est à vous !
Heureux êtes-vous, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés !
Heureux êtes-vous, vous qui pleurez maintenant,
car vous rirez !
Heureux êtes-vous, lorsque les gens vous détestent, lorsqu'ils vous excluent, vous insultent et rejettent votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
Réjouissez-vous en ce jour là et tressaillez de joie, parce que votre récompense est grande dans le ciel; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

Mais quel malheurs pour vous qui êtes rassasiés maintenant !
Vous serez dans le deuil et dans les larmes !
Quels malheur pour vous, lorsque tout le monde parle en bien de vous !
C'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes de mensonges ! (Luc 6,  24-26)

MÉDITATION :
(D'APRÈS UN TEXTE DE SAINT GRÉGOIRE PALAMAS. Lettre à Xénie la Moniale. Lumière du Thabor.)
Le Seigneur Christ appelle "heureux" le contraire de ce notre société appelle "bon".
Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. (Matthieu 5, 3)
Que veux nous dire le Seigneur avec ces paroles ?: Il nous montre son amour pour la véritable modestie de l'âme.
Il nous apprend que la pauvreté, dans le corps est également bienheureuse et qu'elle nous procure le Royaume des Cieux. Une condition est essentielle, qu'elle accompagne l'humilité de l'âme, qu'elle lui soit unie et qu'elle prenne source en elle.
En proclamant "bienheureux", les pauvres en esprit, notre Seigneur Christ montre clairement la cause, la racine de la pauvreté extérieur qui est celle des saints :  UN ESPRIT HUMBLE, qui ne cherche pas son propre ego, à faire sa volonté, à préserver sa vie confortable ou son bien-être.
En lisant la vie des Saints nous pouvons voir clairement que lorsque l'esprit de ces femmes ou de ces hommes reçoit la grâce de l'Évangile, il fait jaillir de lui-même les eaux abondantes de la pauvreté spirituelle, qui arrosent "toute la face de notre terre" (Genèse 2, 6),   autrement dit l'homme extérieur, le transformant en paradis de vertus. Cette pauvreté, comme nous le lisons, Dieu la proclame bienheureuse. (Luc 6, 20).

Alors, seulement, celui dont l'esprit est humble, modeste, sans vanité, ne peut cacher la richesse de son humilité, parce qu'il se considère comme indigne de la gloire, de la richesse, et du bien-être.
Celui qui s'estime indigne des honneurs et du bien-être corporel est vraiment et pleinement pauvre en esprit, et Dieu le proclament bienheureux.
Il est une passion qui est à combattre sans relâche, c'est l'amour de la gloire. De quoi est-il  question ?
Nous parlons ici de la recherche vaniteuse de la beauté du corps, du luxe des vêtements et autres..., et que les Pères appellent la vaine gloire de ce siècle.
 Notre monde d'aujourd'hui ne vit que de cela "la vanité des vanités". 
OBSERVONS NOTRE SOCIÉTÉ:
Ce qui frappe c'est cet amour de la possessions des biens, il n'y a plus aucun frein à cela, et les gens achètent coûte que coûte, jusqu'au sur-endettement maximal. Cet amour là est le premier fruit mauvais. Pourquoi, parce qu'il n'est pas engendré par le désir humain de posséder ce qui est nécessaire à la vie, ce qui est bien naturel et existe donc dès la plus tendre enfance.
L'amour des biens comme celui de l'argent, l'avarice, est engendré plus tard, et ceci prouve que l'avarice n'a pas son principe dans la nature, mais bien dans la mauvaise disposition, et c'est fort justement que l'apôtre Paul appel l'amour de l'argent, "la racine de tous les maux" (1Timothé 6, 10).  
Ce qui est redoutable c'est que l'avarice ou l'amour inconsidéré de l'argent engendre les maux suivants : le manque de piété, l'exploitation des autres à son profit (nous le voyons aujourd'hui comme hier), le vol, l'injustice sous toutes ses formes, en un mot toute sorte de cupidité que Paul appel "deuxième idolatrie" (Colossiens 3, 5).
Toutes ces tristes passions, engendrées par l'amour de la matière, sont des maladies de l'âme.
 Le manque de foi en la providence de Dieu rend les maladies dues à l'amour de l'argent difficiles à rejeter; car quiconque ne fait pas confiance à la providence divine, s'appuie uniquement sur l'argent.
Ceux qui veulent s'enrichir outrageusement, qui cherchent par tous les moyens à amasser pour vivre dans le luxe, ceux-là tombent dans les pièges du diable. (1 Tim. 6, 9).
Ce redoutable amour de l'argent, de la richesse ne vient pas de la pauvreté, c'est plutôt la pauvreté qui vient de l'amour de la richesse, amour engendré par la folie. À ce sujet lire l'Évangile de Luc 12, 18.
Le Seigneur Christ nous dit que la vie ne dépend pas de l'abondance des biens (Luc 12, 15).

SEIGNEUR JÉSUS CHRIST, FILS DE DIEU,
AIE PITIÉ DE NOUS !