jeudi 22 novembre 2012

Ce jeudi 9/22 novembre 
Nous célébrons la fête de notre Père Nectaire d'Égine, l'un des trois Saints Protecteurs de notre église de Nîmes (avec saint Séraphim de Sarov et saint Vladimir de Kiev.)
Saint Nectaire d'Égine à été le tout premier Protecteur de notre Fraternité Monastique de Nîmes dans les années 1985-1986. 
Il est présent depuis notre fondation.
 L'une des Icônes de notre Père saint Nectaire
église de la Fraternité Monastique de Nîmes.

Lectures : Épître : Hébreux 7, 26-8 : 2.
Évangile :  Jean 10, 9-16.
TROPAIRE :
Fidèles, honorons le fils de la Sylibrie,
le protecteur d'Égine, la colonne de l'Orthodoxie,
l'ami véritable de la vertu.
Nectaire, le serviteur inspiré du Christ,
apparut à nos temps.
De lui jaillissent toutes sortes de guérisons,
pour ceux qui clament avec foi,
Gloire au Christ qui t'a glorifié,
Gloire à Celui qui t'a fait thaumaturge,
Gloire à Celui qui par toi accorde à tous la guérison.

Notre Père saint Nectaire, qui se nommait Anastase au saint baptême, est né le 1er octobre 1846, à Sylibrie, en Trace, de parents pieux et pauvres
Vers l'âge de treize ans, il part à Constantinople pour étudier et gagner sa vie.
Il est embauché dans un magasin de tabac par un homme violent au coeur dur qui le maltraitait.
À vingt, il part pour l'île de Chios où il est nommé instituteur dans le village de Lithi. À ses élèves il enseigne autant les connaissances profanes que l'amour de Dieu et ce qui est utile au salut. 
Aspirant à la vie monastique, il entre au monastère Néa Moni de Chios. Il est tonsuré le 7 novembre 1876 et reçoit le nom de Lazare. Il est ordonné diacre un an plus tard le 15 janvier 1877, jour anniversaire de son baptême, sous le nom de Nectaire.
Il est envoyé à Athènes pour terminer ses études. Il est envoyé ensuite à Alexandrie, en Égypte, où le patriarche Sophrone l'apprécie beaucoup.
Diplômé de la faculté de théologie en 1885, Nectaire retourne auprès du patriarche Sophrone qui en fait son bras droit.
Après de nombreuses injustices à son encontre, après bien des mensonges le concernant, il retourne à Athènes où il vécut dans une pauvreté extrême, gardant inébranlablement sa douceur et son humilité, abandonné à la volonté de Dieu.
Enfin le 8 mars 1894, il est nommé directeur de l'école ecclésiastique Rizarios d'Athènes, qui formait les futurs prêtres.
Il fonde un monastère de moniales sur l'île d'Égine à Xanthe, sur les lieux d'un ancien monastère en ruines, "la Source Vivifiante". Il y édifia une église dédié à la Sainte Trinité, qui fut consacré en 1908.
Les années passaient, faisant peser sur Nectaire leur fardeau de souffrances, de maladies et d'épreuves ; le saint s'affaiblissait, épuisé par les difficultées continuelles, les travaux incessants et les multiples responsabilités.
Jusqu'au dernier jour de sa vie, il eut a subir l'aiguillon des humiliations et les calomnies de la part de certains membres du clergé et d'autres personnes, entre autres du métropolite d'Athènes. La trahison de certains qu'il avait aidé et secouru, les ambitions des autres.
Nectaire avait une confiance inaltérable en l'aide de la Mère de Dieu, qui lui apparaissait souvent et ne l'abandonna jamais.
En Août 1920 Nectaire était malade depuis une semaine, ces nuits étaient très difficiles. Il restait en prière devant l'Icône de la Souveraine Déipare.
Exténué par la douleur et l'insomnie, le saint se traîna devant l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu et tomba à genoux devant Elle. On l'entendait murmurer : Notre Dame, je sens ma fin approcher. Je t'en prie du fond du coeur de ne pas m'oublier, supplie Ton Fils de me pardonner...
Il continua de prier en versant des larmes. Il se préparait pour son voyage vers la Jérusalem d'En-Haut.  
Il faut hospitalisé à Athènes, où il remit son âme pure à Dieu le 8 novembre 1920, en la fête des saints Archanges et de tous les choeurs angéliques.
Alors qu'on faisait sa toilette funèbre, on jeta négligemment son maillot de corps sur le lit voisin, où gisait un paralytique. Ce dernier fut aussitôt guéri de son infirmité.
Le corps du Saint qui embaumait, répandait sur son passage de célestes effluves, fut reconduit au monastère, escorté par des foules de fidèles. Il fut enterré tout près de l'église.
Le 3 septembre 1953, on procéda à l'invention des reliques, d'où l'on recueille jusqu'à ce jour une myrrhe à l'arôme céleste.
Elles sont sources de guérison pour l'âme et le corps de ceux qui les vénères avec foi et amour.

 Venez, peuple des fidèles, assemblez-vous en Égine, venez et contemplons les merveilles étonnantes que la Droite du Très-Haut a récemment opérées. En effet, comme Il l'a promis, Celui qui ne ment pas a glorifié de dons éternels le sage Nectaire, pour le renom de sa vie conforme à l'Évangile.
C'est pourquoi ses vénérables reliques, répandant une odeur suave, font sourde les guérisons pour qui s'en approche avec piété.
Assouvis au parfum de vie qu'elles exhalent, écrions-nous avec David :
Tu es grand, Seigneur, à Ta majesté il n'est point de limite.
Par elle, ô Toi qui aimes les hommes, sauve nos âmes. 
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Le même jour nous fêtons l'Icône de la MÈRE de DIEU - Prompte à écouter ou à entendre.

L'icône de la Mère de Dieu, Gorgoïpikos ("Prompte à entendre")


C'est là que le monastère reçoit d'abord ses invités. Sur la droite, on peut voir un refroidisseur d'eau orange et une boîte de loukoums (spécialité turque), qui sont traditionnellement remis aux visiteurs. L'eau froide fut très appréciée, car il a fait récemment très chaud, et le samedi a été particulièrement mauvais en ce sens. Mais nous reviendrons sur cela plus tard.

La porte au premier plan à gauche sur la photo ci-dessus conduit à la chapelle avec la célèbre icône de la Panaghia "Prompte à entendre." Le moine qui nous a accueilli, nous a conduit dans cette petite chapelle, où nous avons vénéré la grande icône et il nous a raconté son histoire.


L'icône est en fait une grande peinture murale située dans ce qui était initialement le couloir entre le katholikon (église principale) et la Trapeza (réfectoire), qui sont traditionnellement situés l'un en face de l'autre. Les moines en charge du réfectoire devaient fréquemment utiliser une torche pour se frayer un chemin dans le corridor pendant le service avant l'aube. La fumée de la torche, cependant, noircit les icônes avec le temps.

Un jour, vers 1600, le moine chargé de la Trapeza marchait près de la peinture murale avec sa torche en allant à son travail. Une voix, alors lui cria: "Ne passe pas par là de nouveau avec ta torche, parce que cela salit mon icône."

Le moine pensa que ce devait être l'un des frères lui faisant une blague, et il l'ignora, allant à nouveau dans le couloir, quelques jours plus tard avec sa torche. La voix se plaignit à nouveau, et cette fois, le moine fut frappé de cécité. Il tomba à genoux et implora la Panaghia de lui pardonner et de le guérir. Sa vue fut restaurée, et il entendit ensuite la voix une troisième fois, qui lui disait que sa prière avait été entendue et qu'il devrait aller dire à tous les autres moines de se réfugier vers Elle dans les moments de détresse, parce qu'elle serait prompte à les écouter eux.

Le couloir fut alors fermé et transformé en chapelle autour de cette icône, qui est devenue sans doute le deuxième icône la plus célèbre sur le Mont Athos après la Portaitïssa Panaghia d'Iviron.

Version française Claude Lopez-Ginisty