samedi 10 novembre 2012

DIMANCHE 11 NOVEMBRE CIVIL / 29 OCTOBRE ORTHODOXE
TON 6
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DIVINE LITURGIE  10H 30
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LECTURES: 
ORTHROS (Matines)
Évangile : Matthieu 28, 16-20.
À la Divine Liturgie
Épître : Éphèsiens :  2, 4-10.
Évangile : Luc, 8, 41- 56.

Les Saints du jour:
Sainte Anastasie de Rome, vierge et martyre.
Saint Abramios et Marie sa nièce. Saint Abramios de Rostov, archimandrite et thaumaturge.

COMMENTAIRES :
Dans cette épître du dimanche l'Apôtre nous rappelle qu'à cause de nos fautes nous étions morts, mais que Dieu, dans l'abondance de Son immense amour, dont Il nous aime, nous fait revivre dans le Christ. En effet c'est bien par Sa grâce que nous sommes sauvés. Il nous ressuscite et nous fait sièger avec Lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus.
C'est par grâce que que nous sommes sauvés, à cause de notre FOI: cela ne vient pas de nous, c'est un don précieux de Dieu, INDÉPENDAMMENT de nos mérites, afin que nul d'entre nous ne puisse se glorifier.
Nous sommes l'oeuvre de Dieu, Il est notre Créateur.
Comprenons-nous bien cela ?

L'Apôtre, dans cette épître nous rappelle que la FOI est la clef de toute compréhension: Il dit clairement : "Vous êtes sauvés par la grâce, par le fait de votre foi, et c'est cela qui vous conduit à faire de bonnes oeuvres."

La FOI est donc la compréhension de l'amour surabondant de Dieu, de la grâce qui de ce fait vient à nous et des oeuvres que nous pratiquons par elle.

La Foi, la VRAIE FOI, est un phénomène particulier de l'âme. Si elle entre dans l'âme, elle embrasse les trois fonctions essentielles qui s'y trouvent : l'esprit (l'intelligence), la volonté et la sensibilité. Elle y constitue une force active, plus exactement elle ouvre la porte aux forces actives de l'Esprit Saint.
C'est ainsi que s'opèrent les oeuvres, ayant pour maître d'oeuvre la grâce et pour incitateur la FOI.

Il n'est pas d'oeuvre sans la foi (la véritable foi), puisqu'elles sont l'oeuvre de l'Esprit Saint, invité par la foi, et il n'y a pas de foi qui, en appelant la grâce, ne produise des oeuvres.

Donc, quant l'Apôtre nous explique que ce n'est pas par les oeuvres que nous sommes sauvés, afin que nul ne se glorifie, l'Apôtre parle des oeuvres que nous pouvons imaginer comme venant de nous, sans foi (alors que la foi appelle la grâce et c'est elle qui agit).
L'Apôtre nous rappelle que nous sommes l'ouvrage divin, et que nous avons été créés pour faire de bonnes oeuvres, et la présence de la grâce, au moyen de la foi, restaure cet ouvrage initial.

Icône de l'hémoroïsse
L'Évangile du jour nous parle aussi de la Foi.
Cette femme malade, qui souffrait d'une perte de sang depuis douze ans, qui se mourait, nous dit l'Évangile, et qui avait dépensé tout son argent chez des médecins, cette femme va faire un acte de foi pure.
Elle s'approche par derrière le Seigneur Jésus Christ et touche la frange de son vêtement.
L'Évangile dit : "À cet instant même sa perte de sang s'arrêta."
La femme, en tremblant s'approche de Jésus qui est si plein d'amour, elle lui explique devant tous le pourquoi de son geste et comment elle venait d'être guérie à l'instant où elle touchait le vêtement du Seigneur.
Et Jésus lui dit : "Ma fille ta FOI t'a sauvée; va en paix."  
Il faut bien comprendre que le fait de se faire soigner chez un médecin n'est pas contraire à Dieu.  Les remèdes sont aussi créés par Dieu.
Nous pouvons lire dans le livre de l'Ecclésiaste : "si tu es malade, prie le Seigneur, et Il te guérira. Purifie ton coeur de tout péché. puis donne accés au médecin, car lui aussi, le Seigneur l'a créé et qu'il ne s'éloigne pas de toi, car tu as besoin de lui." 
Les soins sont une chose juste et bonne, mais le médecin ne pourra plus nous aider avec des médicaments, dès lors que Dieu aura cessé de nous aider par Sa grâce.
"SOIGNE-TOI, DIEU TE GUÉRIRA !"
Si le médecin parvient à nous soigner, quel serait pour nous l'avantage d'une santé pour laquelle nous n'aurions pas REMERCIÉ Dieu !
Sans Sa grâce, point de santé ou de guérison.
En prenant des médicaments, mettons notre confiance en Dieu, alors les médicaments nous aideront et la maladie s'en ira.
Si elle ne partait pas, Dieu aidera à la supporter avec patience et à mourir en paix si tel est Sa volonté. Amin !  
(D'après un texte de Sermons orthodoxes. Age d'homme)