samedi 24 novembre 2012




DIMANCHE 12/25 NOVEMBRE 2012
25ème après Pentecôte  TON 8.
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 DIVINE LITURGIE   10h 30
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 *Les Saints :
Saint jean L'Aumonier, patriarche d'Alexandrie. Saint Nil du Sinaï, Saint Savvas de Constantinople, saints nouveaux martyrs d'Optino : Anatole, Barnabé, Nikon et leurs Compagnons.
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Lectures : Orthros (matines) 
Évangile : Marc 16, 9-20.
Divine Liturgie : 
Épître : Éphésiens: 4, 1-8.
Évangile : Luc : 10, 25-37. 
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Parabole du Bon Samaritain:
"Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? Jésus répond, qu'est-il écrit dans la Loi? L'homme répond: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même.
Tu as bien répondu, lui dit Jésus; fais cela, et tu vivras.
L'homme voulut se justifier et dit à Jésus : Et qui est mon prochain ?

Jésus reprit : Un homme descendait de Jéricho. Il tomba aux mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s'en allèrent le laissant à demi-mort.
Un prêtre descendait par le même chemin ; il le vit et passa à distance.
Un lévite fit de même.
Un Samaritain en voyage arriva près de lui et fut ému. Il banda ses plaies, en y versant de l'huile et du vin, il le plaça sur sa propre monture, le conduisit à l'hôtellerie et prit soin de lui. le lendemain il sortit deux deniers, les donna à l'hôtelier et dit : " Prends soin de lui, ce que tu dépenseras en plus, je te le paierai moi-même à mon retour.
Lequel des trois semble avoir été le prochain de celui qui est tombé aux mains des brigands ?
C'est celui qui a montré une véritable compassion !
Jésus dit :Va, et toi aussi, fais de même.

Commentaires de saint Jean de Kronstadt:
Voilà la question posée à Jésus par ce docteur de la Loi. Le Seigneur questionne l'homme à son tour, et l'homme lui donne la réponse que nous pouvons lire ci-dessus.
Ce qui signifie : AIME DIEU ET TON PROCHAIN ET TU ENTRERAS DANS LA VIE ÉTERNELLE.
Dieu demande si peu en échange de la vie éternelle! Néanmoins, l'homme est peu enclin à accomplir la volonté de Dieu!
(Constatons nous-mêmes, que nous accomplissons plus volontiers nos propres volontés en décrétant qu'elles sont celles de Dieu, que la volonté réelle de Dieu, telle que nous le dit l'Évangile
Est-ce beaucoup demander que d'aimer son Créateur et Bienfaiteur de tout coeur et son prochain comme soi-même ?
Or, ce peut,  nous ne l'accomplissons pas!
Pourquoi aimons-nous si peu, si faiblement, si froidement, si inactivement ? 
(Parce que nous nous aimons nous-mêmes d'un amour égoïste, égocentrique. Parce que nous estimons que l'autre n'a d'intérêt que par rapport à ce que nous désirons nous-mêmes, pour nous. Qu'importe ses souffrances, la dureté de sa vie, si je m'intéresse à lui ou à elle, qu'est-ce que cela va m'apporter où me coûter ?)
C'est parce que nous ne croyons pas assez en Dieu et en la vie éternelle. C'est parce que nous n'avons pas la perception de l'amour sans limite que Dieu a pour nous et des bienfaits sans nombre qu'Il nous dispense.
Parce que notre coeur est devenu aveugle par suite de nos péchés et parce que nous ne faisons pas l'effort de développer en nous la Foi par la véritable prière, par l'écoute de l'autre et la lecture de la Parole de Dieu.
Pourquoi n'aimons-nous pas nos proches comme nous-mêmes ?
Toujours par manque de Foi, par incroyance. C'est du fait de cette incroyance que se fortifient en nous l'amour propre et l'égoïsme et d'autres vilaines passions, alors que la Foi  chasse loin de nous les passions.
Si je n'aime pas mes proches, c'est là une indication très sûre que je n'aime pas Dieu.
(Nos proches sont nos familles, les amis, la communauté à laquelle nous appartenons etc.)
Or, si nous n'aimons ni Dieu ni les proches, pourquoi nous donner la vie éternelle ?
Qu'allons-nous faire d'elle ?
La vie éternelle est le royaume de l'amour, car Dieu Lui-même est amour.
La vie éternelle n'est désirable que si nous aimons Dieu et, en Lui, les proches.
Sans amour pour Dieu il nous serait insupportable d'être dans Son Royaume, et ce serait une punition bien plus grande que d'imposer sa présence en face de Dieu, plutôt que d'éloigner dans les ténèbres l'homme qui est plus habitué aux ténèbres qu'à la lumière Divine. 
Aussi, pour hériter de la vie éternelle il y a nécessité pour le chrétien d'aimer le prochain; le Sauveur nous dit : "Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres ; ainsi que Je vous ai aimé, aimez-vous. À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez l'amour entre vous" (Jean XIII, 34-35)
À quoi se reconnaît l'amour ?
Certainement pas en disant des "je t'aime" en permanence, en faisant des "bisous" ou des "embrassades" à tout va.
Aimer ce n'est pas non plus les grandes "caresses" et les passages de "pommades", tout cela tout le monde le fait et de nos jours c'est à la mode, même dans les milieux religieux.
L'Apôtre Paul dit : "L'amour est longanime, miséricordieux; non envieux, non présomptueux, non orgueilleux, non inconvenant, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite point, il ne pense pas à mal, il ne se réjouit pas du mensonge, mais il se réjouit de la vérité ; il couvre tout, croit tout, il espère tout, il supporte tout. L'amour ne périt jamais. (1 Cor. 13, 4-8)
C'est par ces mots que nous devons mesurer le degré de notre véritable amour.

Admettons que tu fasses miséricorde. C'est bien. Mais n'es-tu pas aussi orgueilleux, car l'amour IGNORE l'orgueil.
N'es-tu pas envieux ?
Ne t'irrites-tu pas ?
Supportes-tu les désagréments, les afflictions de la vie ?
Au moment des épreuves, crois-tu à tout ce qu'enseigne l'Évangile et l'Église, n'abandonne-tu pas Dieu ?
CAR L'AMOUR N'ABANDONNE JAMAIS ET NE TRAHIT JAMAIS !
Surveillons-nous avec application et engageons-nous à aimer toujours davantage. Ainsi serons-nous avec certitude là où règne éternellement l'amour, dans le Royaume céleste.
Celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.(1 Jean IV, 16).
Amin !

 L'ÉPÎTRE DU JOUR
L'épître aux Éphésiens de ce dimanche nous rappelle la même chose. Il nous enjoint à être particulièrement attentif vis à vis de nous-mêmes. Cette épître nous rappelle ce que chacun de nous doit être, quelle que soit sa situation, ses obligations, comme membre de la société, comme père ou mère de famille, comme supérieur ou comme membre du clergé, comme moine, comme employé : car nous sommes tous chrétiens, et il nous incombe de suivre l'enseignement du Christ.
L'Apôtre dit : "Je vous supplie de tenir dignement la vocation à laquelle vous avez été appelés."
Cette vocation est, bien entendu, celle de CHRÉTIEN.
Nous devons suivre l'exemple du Christ, car celui qui, tout en s'appelant chrétien, ne suit pas l'enseignement du Christ, ni son exemple, celui-là n'est pas digne d'être appelé chrétien. 
Il offense le Nom du Christ.
L'Apôtre nous dit que nous devons accomplir notre vocation en toute humilité, avec patience, douceur de coeur et élévation de l'âme.
Nous devons nous supporter avec amour les uns les autres. Car l'amour fraternel est le fondement de l'humilité, de la patience et de la douceur de coeur.
Cet amour est aussi l'expression de l'amour porté à Dieu. Celui qui aime Dieu ne peut pas ne pas aimer son prochain.
A cette nécessaire fonction, l'apôtre ajoute : "vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix."
Cette unité est naturelle, car elle découle de notre adhésion au Christ. Elle est une fidélité à nos engagements de chrétien. Comme le moine doit être fidèle à ses engagements monastiques.
nous sommes tous les membres d'une seule société, d'une seule Église, liés étroitement entre nous en tant que membre d'un seul corps, dont la tête est le Christ.
Ainsi, nous devons toujours penser et agir en conformité avec notre vocation chrétienne, nous devons tendre vers la sainteté, en accomplissant les commandements de Dieu, en nous souvenant que nous sommes tous en Lui et constituons un seul corps et sommes inspirés par un seul Esprit ; nous avons tous un seul Seigneur et Sauveur Jésus Christ, une seule Foi salvatrice, un seul baptême, un seul Dieu que nous adorons en trois visages, Père, Fils et Saint Esprit, à Qui revient la gloire, l'honneur et l'adoration, dans les siècles des siècles. Amin !
(Eusèbe, archevêque de Mogilev).