vendredi 23 novembre 2012

Le samedi 11/24 novembre
Nous célébrons la fête de:
SAINT MARTIN LE MISÉRICORDIEUX, évêque de Tours.
 Lectures : Épître Hébreux 7, 26-8: 2.
Évangile : Jean : 10, 9-16. 

LUCERNAIRE t.4 : 
Venez, célébrons la solennelle festivité * de l'Apôtre des Gaules, saint Martin, * et rendons grâce à notre Dieu pour ses bienfaits, * car le Christ a préparé patiemment * ce champion de la foi, ce vaillant soldat, * le faisant naître en l'antique Pannonie, * dans une ville de garnison, * à l'extrême frontière de l'Occident; * et son père, le destinant à l'armée, * puisqu'il était officier, * pour honorer le dieu de la guerre lui donna le nom de Martin. 

L'année où Constantin se fit baptiser, * Martin lui-même fut inscrit * parmi les catéchumènes de la cité;* et, tandis qu'il surveillait de nuit la garnison,* au coeur de l'hiver il lui arriva * de rencontrer un pauvre à demi nu; * ayant déjà distribué tout son argent, il prit l'épée, * détacha la pelisse de son manteau * et le donna au pauvre, pour observer * le précepte du Christ à Ses Apôtres * de ne pas avoir en double son manteau.

TROPAIRE ton 4:
Brûlant de zèle pour le vrai Dieu, * en moine et pontife tu l'as servi; * dans le ciel tu as trouvé la couronne des saints * et sur terre grande gloire, Martin;* pour vêtir un pauvre tu partageas en deux ton manteau,* dont tu vis ensuite le Christ revêtu; * dans les campagnes tu portas la lumière de la foi * et de tes miracles mainte ville fut témoin, * Père célébré dans tout l'univers * pour ton zèle de pasteur et ton ardente charité, * en faveur de nos âmes prie le Christ notre Dieu.
KONDAKION ton 8:
En soldat du Christ tu as parcouru l'Occident,* où tu défendis la vraie foi contre la doctrine d'Arius; * aux humbles tu prêchas l'Évangile du salut,* en toi les misérables ont trouvé leur bienfaiteur, * les opprimés un protecteur, les prisonniers un libérateur, * le fait unique d'avoir taillé en deux ton manteau * pour en vêtir un pauvre sans vêtement * t'a rendu célèbre dans le monde entier. * C'est pourquoi,vénérant ta mémoire, nous te chantons: * Réjouis-toi, Père égal aux Apôtres, saint pontife Martin.
 

SYNAXAIRE :
Le 11 novembre, nous fêtons la Déposition au sépulcre de notre vénérable Père Martin le Miséricordieux, évêque de Tours, l'égal des Apôtres, l'illuminateur et thaumaturge de toute la Gaule.
L'ensemble de la Gaule, au Christ il l'a soumis
en excellent stratège, saint Martin de Tours.
Ayant rejoint son Maître, le huit sans détours,
à la terre Martin, le onze, fut remis.
Par ses prières, ô Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amin !

SA VIE:
Fils d'un officier des légions romaines, Martin est né en 316 à Sabaria en Pannonie (Hongrie), où son père était en garnison.
Il fut cependant élevé dans la patrie de sa famille, à Pavie en Italie. Il était destiné lui aussi à servir les armes.
Dès l'âge de dix ans, bien que ses parents soient païens, il demanda à être reçu comme catéchumène. Deux ans plus tard, ayant entendu parler des exploits des Solitaires d'Orient, il rêvait de partir loin des troubles du monde pour mener la vie monastique, mais il dut se soumettre, bien naturellement à la volonté de ses parents et fut enrôlé dans l'armée.
À l'âge de dix huit ans, alors qu'il était en garnison à Amiens en Gaule, il rencontra, un jour d'hiver, un pauvre nu et grelottant de froid aux portes de la ville. Comme personne n'était touché de compassion, et bien qu'il n'eût sur lui que son manteau, parce qu'il avait déjà distribué ce qu'il possédait en aumônes, il saisit son épée, coupa son manteau par le milieu, en donna une partie au pauvre et se couvrit du reste, malgré les moqueries de ceux qui l'entouraient.
La nuit suivante, il vit le Christ lui apparaître, vêtu de la partie du manteau dont il avait recouvert le pauvre, et il l'entendit dire à la multitude des Anges qui l'entouraient : "Martin, encore catéchumène, m'a couvert de ce vêtement".
Martin fut baptisé peu après cet événement, et  voulut quitter l'armée pour devenir Moine. Il dut cependant céder aux instances de son tribun et resta dans le monde, tout en étant moine au fond de lui-même.
Il obtint son congé que bien des années plus tard, alors qu'il était devenu officier de la garde impériale (juillet 356).
Il se précipita à Poitiers, pour s'attacher à la personne du grand saint Hilaire, l'homologue de saint Athanase pour l'Occident, qui, avant d'être envoyé en exil en Phrygie, lui conféra le ministère d'exorciste, et lui donna sa bénédiction pour aller vivre seul dans un endroit retiré.
Avant de se retirer, Martin partit voir sa famille, afin de convertir ses vieux parents. Il amena sa mère à la foi et, trouvant ces régions de l'Illyricum agitées par les séquelles de l'arianisme (hérésie d'Arius), il engagea presque seul la lutte contre les hérétiques, en fidèle disciple de son père spirituel Hilaire.
Après avoir souffert bien des mauvais traitements, il revint en Italie, à Milan, où il apprit que l'Église des gaules était également dans le trouble depuis l'exil de l'évêque Hilaire.
Aussi décida-t-il de rester sur place, dans une cellule solitaire, pour se livrer enfin à la vie de prière et d'ascèse, à laquelle il aspirait depuis tant d'années.
mais là encore il se trouva face aux ariens et, chassé par l'évêque hérétique de Milan, Auxence, il partit se réfugier dans une petite île de la côte Ligure, Gallinaria.
Il apprit que saint Hilaire avait regagné Poitiers, aussitôt il partit le rejoindre et s'installa dans une étroite cellule, à Ligugé, situé à huit kilomètres de la ville.
La vie monastique était alors à ses débuts en Gaule, et saint Martin en fut presque l'initiateur. D'autres aspirants à la vie monastique vinrent se joindre à lui. 
Dix années plus tard, le siège épiscopal de Tours étant vacant, le clergé et les fidèles firent appelle à saint Martin comme évêque (371)
Ce hangement d'état ne lui fit en rien modifier sa manière de vivre : même humilité de l'âme, même pauvreté. Il avait toute la dignité épiscopale, sans abandonner le genre de vie et la vertu des moines. il refusa de loger dans la riche demeure épiscopale, et s'installa dans une cellule proche de l'église.
Il finit par s'installer dans un ermitage situé dans un lieu désert.
Ce lieu allait devenir le célèbre monastère de Marmoutier.
l'évêque habitait une cellule en bois, et les frères qui vinrent le rejoindre s'établirent dans des grottes de la montagne qui surplombait l'endroit. Ils étaient environ quatre vingt moines qui vivaient dans une parfaite pauvreté, ne possédant rien en propre et travaillaient pour subvenir à leurs besoins.
Comme le Christ et tous ses fidèles disciples, le saint dut cependant subir des épreuves de la part de certains de ses disciples et de ses collègues dans l'épiscopat, qui étaient jaloux de lui.
Martin endura calomnies, mépris injustes accusations, mêmes de la part de ses proches. Jamais il ne se départit de sa charité.
S'étant rendu, malgré ses quatre vingt ans, dans une paroisse rurale pour en réconcilier les clercs, il tomba malade.
Il rassembla ses disciples et leur annonça sa mort prochaine. Il dit : " Que Ta volonté soit faite".
Refusant tout réconfort, il persévéra jusqu'à la fin dans la prière. Allongé sur un lit de cendre, il disait : "Il ne convient pas qu'un chrétien meure autrement que sur la cendre..."
Il rendit son âme à Dieu. Son visage s'illumina alors comme le visage d'un ange.
Son aspect était tel qu'il semblait se montrer dans la gloire de la résurrection future et dans la nature d'une chair transfigurée.
Le saint évêque remis son âme à Dieu le 8 novembre 397. Son corps fut transféré à Tours où ses funérailles eurent lieu, le 11 novembre, en présence d'une multitude de fidèles.
Saint Martin fut le premier confesseur non martyr objet d'un culte en Occident.

Par les prières de saint Martin,
Seigneur Jésus Christ, aie pitié de nous !