mardi 27 novembre 2012

Nous fêtons ce 14/27 novembre
 Le  saint et Glorieux Apôtre Philippe.
Lectures: Épître : 1 Corinthiens 4, 9-16.
Évangile: Jean:1, 43-51.
Tropaire ton 3:
L'univers est en fête, l'Église exulte de joie, elle qui fut illuminée grâce toi; couronnée d'allégresse, elle célèbre festivement, saint Apôtre Philippe, ta mémoire sacrée; car  à tous tu as enseigné la foi en Christ et tu as mené ta course évangélique à bonne fin; quant à nous qui élevons avec confiance les mains vers Dieu, prie-le de nous accorder la grâce du salut.
Kondakion  ton 8:
Ton disciple et ton ami, l'imitateur de ta Passion, l'Apôtre Philippe, au monde a prêché ta divinité; par ses prières garde ton Église des injustes ennemis et, par l'intercession de la Mère de Dieu, tout ton peuple, Seigneur si riche en pitié.  

Ce même jour nous fêtons saint Grégoire PALAMAS, archevêque de Thessalonique.
Sa fête est célébrée solennellement le second dimanche du Grand Carême, à la suite de la fête de l'Orthodoxie.

Saint Grégoire Palamas est né à Constantinople en 1296. Ses parents avait fui l'Asie Mineure devant l'invasion turque. Ils faisaient partie de la cour du pieux empereur Andronique II Paléologue (1282-1328).
Malgré ses hautes fonctions, le père de Grégoire, Constance, avait une véritable vie de prière et, siégeant au Sénat, il lui arrivait de ne pas entendre l'empereur s'adresser à lui, tant il était dans la prière.
Il mourut après avoir revêtu l'Habit Monastique, alors que Grégoire était encore jeune. Son épouse désirait aussi prendre le voile, mais elle assura d'abord l'éducation de ses sept enfants.
Grégoire, fut confié aux meilleurs maîtres dans les sciences profanes et il acquit très vite  une parfaite maîtrise du raisonnement philosophique.
Il fréquentait les moines réputés de la capitale et il avait pour père spirituel Théolepte de Philadelphie (1250-1322) (Théolepte était originaire de Nicée, resté veuf, il devint moine au Mont Athos. Devenu métropolite de Philadelphie (1283), il dirigea la défense héroïque de la ville contre les ,Turcs en 1310, et accomplit son oeuvre pastorale dans les conditions difficile de l'époque jusqu'à son repos (1322). Il rédigea d'importants traités spirituels, dont certains ont été insérés dans la Philocalie, et fut, selon saint Grégoire Palamas, le principal précurseur de l'Hésychasme. Il n'est pas encore compté parmi les saints.) qui l'initia à la sobriété (nèpsis: c'est à dire la vigilance sur les mouvements de la partie passionnée de l'âme qu'acquiert l'intelligence en train de se purifier.) et à la prière intérieure.
Vers 1316, Grégoire décida d'abandonner les vanités du monde. Il entraîna avec lui vers la vie monastique, sa mère, deux de ses soeurs, deux de ses frères et un grand nombre de ses serviteurs.
S'étant rendu à pieds sur la Sainte Montagne de l'Athos, Grégoire et ses frères s'installèrent aux environs du monastère de Vatopédi, pour vivre sous la direction de l'Ancien Nicodème.
Après la mort prématurée de son frère Théodose, bientôt suivie de celle de Nicodème, Grégoire et son autre frère Macaire, se rattachèrent au monastère de la Grande Lavra (1316).
Après trois années de vie commune, il se retira dans l'ermitage de Glossia sous la direction d'un moine : Grégoire de Byzance.
Les rzzias incessantes des pirates turcs contraignirent Grégoire et ses compagnons à abandonner leur résidence. Avec douze moines il décida de partir pour les Lieux Saints et trouver refuge au Mont Sinaï. Cela ne put aboutir et resta quelque temps à Thessalonique.
En 1326, Grégoire fut ordonné prêtre. Il partit ensuite fonder un ermitage aux environs de Bérée, sur les lieux sanctifiés jadis par saint Antoine le Jeune, où pendant cinq années, il se livra à une ascèse encore plus rigoureuse.
Là encore il eut à subir des incursions diverses. Il retourna à l'Athos, où il s'établit dans l'ermitage de saint Saba, un peu au-dessus de Lavra (1331).

Il fut sacré évêque sur le siège de Thessalonique en mars 1347.
Au cour d'un voyage à Byzance, il tomba entre les mains des Turcs et fut retenu prisonnier en Asie Mineure pendant un an (1354-1355). La relative liberté dont il disposait et son ouverture d'esprit lui permirent d'entretenir là des discussions théologiques amicales avec des théologiens musulmans et le fils de l'émir Orkham. Délivré grâce à une rançon venue de Serbie, il regagna Thessalonique où il poursuivit son oeuvre de pasteur et de thaumaturge. À la fin de 1354, Jean V Paléologue entra à Constantinople et força Cantacuzène à abdiquer (Jean Cantacuzène devint moine sous le nom de Joasaph.)
Il fit déposer le patriarche saint Philotée et se tourna contre les partisans, de saint Grégoire Palamas. Nicéphore Grégoras qui avait été condamné par la concile de 1351, profita de cette situation pour reprendre ses accusations en arguant qu'on ne devait parler de Dieu, que comme une essence simple. L'empereur organisa un débat public, en présence d'un légat du pape de Rome, mais cette discussion n'eut d'autre issue que la confirmation de la décision synodale (1355). En réponse aux arguments de son adversaire, saint Grégoire Palamas rédigea alors un vaste traité contre Grégoras, dans lequel il définit une nouvelle fois les principes de la "vraie philosophie" chrétienne.
Saint Grégoire Palamas remit son âme à Dieu le 14 novembre 1357 ou 1359.
Lorsqu'il expira, son visage rayonnait d'une  grande lumière.
Dieu montrait ainsi en la personne de son serviteur, la vérité de sa doctrine sur la réalité de la déification par la Lumière Incréée du Saint Esprit.

Par les prières de saint Grégoire Palamas,
Seigneur, aie pitié de nous.