samedi 8 décembre 2012

DIMANCHE 26 Novembre / 9 Décembre 2012
27ème après la Pentecôte.  Ton 2
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Divine Liturgie : 10h 30
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Lectures :
À l'orthros : Évangile : Luc 24, 12-35.

À la Divine Liturgie : 
Épître : Éphésiens 6, 10-17.

Évangile :Luc 18, 18-28. 
Carême de la Nativité: Poisson, huile et vin.
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Évangéliste et Apôtre saint Luc.
"Un chef interrogea Jésus et lui dit : Maître bon, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? " (Luc 18, 18)
Cette question vitale, posée à Jésus, trouve sa réponse dans les temps suivants, et sur l'étendue de nombreux siècles, au travers des saints qui ont accompli le désir de Dieu : par l'accomplissement avec tout leur coeur des commandements du Christ, par le mépris de la vie actuelle pleine de vanité, par le soucis de l'âme substance immortelle, et l'aspiration irréversible à la vie éternelle.
Mais entendons la réponse que donne Jéus à celui qui le questionne : "Tu connais les commandements : ne commets pas d'adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne fais pas de faux témoignages, honore ton père et ta mère."
L'homme lui dit  "j'ai observé tout cela depuis ma jeunesse."
Jésus répond : Il te manque alors une chose : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens et suis-moi."
Alors cet homme fut rempli de tristesse, car il était très riche.
Jésus voyant sa tristesse, dit : " Comme il est difficile à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu."
Ceux qui avaient entendu cela demandèrent: "Mais qui peut être sauvé ?"
Jésus répond : " Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu."
La conclusion : Que celui qui veut hériter de la vie éternelle doit accomplir les commandements, dont l'essence est l'amour envers Dieu et envers les hommes.
L'homme concerné dans cet Évangile n'était sans doute pas loin du Royaume de Dieu, mais il lui manquait un effort, un acte spirituel important : abandonner sa passion des richesses, qui se trouvait être l'idole de son coeur, qui l'éloignait de Dieu et le rendait dur de coeur pour les indigents, et à cause de cela il ne pouvait aimer sincèrement ni Dieu ni son prochain.
Voilà où mène la passion pour les richesses.
Cette passion de l'argent, de la richesse (nous le voyons chaque jour à travers tous les évènements, tant politiques, que mafieux, ou à travers les actes de banditisme), s'ancre profondément dans le coeur de l'homme et, imperceptiblement, elle sape sa vie spirituelle, comme un ver dans le bois. 
L'amour inconsidéré des richesses, de l'argent, du bien-être excessif devient pour beaucoup comme un cancer, qui a pris racine profondément dans le coeur et y répand le venin.
Aussi, mes frères, nous devons accomplir, non pas une oeuvre de bien, ou deux ou trois, mais toutes, dans la mesure du possible, pour être parfait et ne pas avoir de manque dans telle ou telle oeuvre de bien au moment de l'épreuve.
Soyez parfait comme l'est votre Père, dit le Seigneur. (Matthieu 5, 48).
Lorsque les deux disciples, en voyant s'éloigner le jeune homme rempli de tristesse, demandèrent au Seigneur : Qui peut être sauvé ? Le Seigneur répond : Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. 
Ce qui signifie que le Seigneur peut, par Sa grâce, attendrir et guérir également le coeur du jeune homme riche, qui est sous l'empire de son amour pour les possessions, éclairer les yeux de son coeur, aveuglés par la cupidité, présenter à son esprit, avec conviction, la corruptibilité et l'insignifiance de la richesse terrestre et la beauté incomparable et la douceur des biens du royaume céleste.
Alors l'impossible deviendra pour lui possible.
(Saint Jean de Kronstadt)
 Sainte Catherine.

 Ce 25 novembre / 8 décembre 2012
Nous faisons mémoire de la sainte grande-martyr CATHERINE d'Alexandrie, la très sage.
Apodose (clôture) de la fête de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple.
Lectures pour la fête de sainte Catherine :
Épître : Éphésiens 6, 10-17.
Évangile : 21, 12-19.  
Sa vie:     
Catherine (ou Aicatherine) est née à Alexandrie, la capitale de l'Égypte et la métropole des sciences et des arts.
Elle était la fille d'un riche et puissant seigneur, Constus ou Cestus.
Elle avait la noblesse, mais était aussi d'une rare beauté. Elle était gratifiée d'une intelligence exceptionnelle. Elle suivait les leçons des meilleurs maîtres et des plus illustres philosophes.
Elle connaissait les grands poètes, d'Homère à Virgile. Elle parlait plusieurs langues.
Toutes ses nombreuses qualités la faisaient envier par de nombreux prétendants qui la demandaient en mariage.
Catherine refusait toutes ces demandes et posait à ses parents des conditions exigeantes dans le choix d'un époux.
Sa mère envoya Catherine prendre conseil d'un saint ascète chrétien qui vivait en dehors de la ville.
Cet ascète dit à Catherine qu'il connaissait un  homme correspondant à ce qu'elle exigeait, que cet homme était d'une sagesse bien supérieure à celle qu'elle pouvait supposer, car elle est le principe même de tous les êtres visibles et invisibles. Cette sagesse, il ne l'a pas acquise, mais il la possède éternellement. Il détient tous les pouvoirs de l'univers et a créé le monde. L'Ancien dit a Catherine que cet homme est le plus beau des enfants des hommes, car il est Dieu incarné : le Fils et Verbe éternel du Père qui s'est fait homme pour notre salut.
L'Ascète congédia Catherine en lui donnant une icône de la Vierge portant l'Enfant Dieu dans ses bras.
Plus tard l'Ascète lui enseigna les mystères de la foi, puis elle reçu le saint baptême.
La Mère de Dieu lui apparut, portant le Christ qui rayonnait de joie, le Seigneur dit "La voilà désormais rayonnante et belle, riche et vraiment sage, maintenant je l'accepte comme ma fiancée très pure". Pour sceller ces fiançailles célestes, la Mère de Dieu passa au doigt de la jeune fille un anneau et lui fit promettre de ne pas accepter d'autre époux sur la terre.
À la même époque, l'empereur Maximin Daïa (305-311), voulait contraindre, sous peine de tortures et de mort, tous ses sujets à participer à des sacrifices idolâtres en signe se soumission à sa puissance.
Comme on procédait à de tels rites impies à Alexandrie, Catherine se présenta devant l'empereur, lui rendit hommage comme souverain, mais condamna sévèrement le culte des créatures.
L'empereur fut frappé par la beauté de Catherine et par son audace, il l'écouta développer ses raisonnements et fut conquis par sa sagesse. Catherine lui proposa d'affronter dans une discussion publique les sages et les rhéteurs. Le souverain accepta. Ils vinrent au nombre de cinquante et se présentèrent devant l'empereur et la foule rassemblée dans l'amphithéâtre avec, face à eux, la frêle jeune fille, seule mais rayonnante de la grâce du Saint Esprit.
Catherine ne les craignait nullement, car le saint Archange Michel venait de lui apparaître et de l'assurer que le Seigneur parlerait par sa bouche et lui ferait vaincre la sagesse du monde par la Sagesse venue d'en haut.
Catherine démontra les erreurs et les contradictions des oracles, des poètes et des philosophes. 
L'empereur, furieux de cet échec, fit alors saisir les cinquante sages et les condamna à périr par le feu, le 17 novembre.
Après avoir vainement essayé de convaincre Catherine par des flatteries, il la fit jeter en prison, en attendant qu'on confectionnât un redoutable instrument de torture.
Une fois l'engin prêt, on y attacha la sainte ; mais un ange vint la libérer et le char de la mort dévala la pente en tuant de nombreux païens sur son passage.
Devant de tels exploits, l'épouse de l'empereur se convertit, et elle rendit visite à la sainte martyre dans sa prison, en compagnie du général Porphyre, un ami du souverain, et de deux cents soldats, qui devinrent chrétiens.
En apprenant la conversion à la foi chrétienne de ses proches, l'empereur, fou de rage, fit cruellement torturer sa femme et ordonna de la 
décapiter, le 23 novembre, le lendemain il fit exécuter Porphyre et ses soldats.
Le 25, Catherine, emmenée hors de la ville, eut la tête tranchée.
Deux anges se présentèrent alors, et transportèrent son corps d'Alexandrie au Mont Sinaï.
Il fut découvert au VIIIème siècle par un ascète qui demeurait non loin de là, et la précieuse relique fut transférée au monastère, fondé au VIè siècle par l'empereur Justinien.
Elle s'y trouve encore de nos jours.
(Synaxaire, p. 261 à 264. Tome second. Indiktos)