mardi 11 décembre 2012

Le 27 Novembre / 7 décembre nous fêtons l'Icône de la Mère de Dieu du Signe.


Mère de Dieu du Signe - Église monastique de Nîmes
(réalisée  selon la tradition par un moine de la Communauté)

HISTOIRE DE L'ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU DU SIGNE
C’est au douzième siècle que l’icône de la Mère de Dieu du « Signe » fut glorifiée en Russie. A cette époque le prince André Bogolioubsky, qui gouvernait la principauté de Vladimir-Souzdal, décida de former une coalition avec d’autres princes russes (les princes de Smolensk, de Polotsk, de Riazan, de Mouromsk, et beaucoup d’autres encore), en vue de soumettre Novgorod-le-Grand. Pour ce faire, il envoya à leur tête son fils Mstislav. Une armée énorme ne tarda pas à se constituer et « pour un peu, ce fut comme si toute la terre s’unissait », comme dit le Chroniqueur, « les princes étant déjà à eux seuls soixante-douze ». Alors qu’on était encore bien loin de Novgorod, ce n’était déjà que pillages, villages incendiés, hommes assassinés, femmes et enfants capturés et réduits en esclavage. Pendant l’hiver 1170, cette énorme milice assiégea Novgorod et exigea sa reddition. Des pourparlers furent engagés à plusieurs reprises, sans que les deux partis ne fussent capables de s’entendre.

Le combat commença. Le bon droit était sans nul doute dans le camp de Novgorod, et c’est avec le cœur pur que ses habitants prièrent Dieu de leur envoyer Son aide et Sa protection. Les églises ne fermaient ni de jour ni de nuit, et les chants liturgiques se mêlaient étroitement aux pleurs du peuple. Dès l’instant où l’ennemi approcha de Novgorod, l’archevêque Jean pénétra dans la cathédrale Sainte-Sophie, le temple de la Sagesse de Dieu, et sa prière ne cessa pas pendant trois jours et trois nuits. La troisième nuit, alors qu’il se tenait devant le Sauveur Très-Miséricordieux, il fut saisi d’un saint tremblement. Une voix sortit de l’icône et lui dit : « Va dans l’église de notre Seigneur Jésus-Christ qui se trouve dans la rue de Saint Elie, prends l’icône de la Toute-Sainte Mère de Dieu, puis monte avec elle sur les remparts, et alors tu verras le salut de la ville ! ».
Le cœur épuisé du hiérarque connut alors un calme merveilleux. Il se prosterna devant l’icône et offrit toute la nuit sa prière ardente, contrite et silencieuse. Au matin, il rassembla les clercs et les dignitaires de la ville, et leur parla de la voix mystérieuse. L’espoir fit aussitôt son apparition chez les habitants affligés de Novgorod. L’archevêque dépêcha le protodiacre et les clercs à l’église du Sauveur dans la rue de Saint Elie, et lui même entama un office de prières avec le peuple. Mais dans l’église, malgré leurs efforts, les clercs ne parvinrent pas à déplacer l’icône. Ils revinrent bredouilles vers l’archevêque, qui dut partir lui-même vers l’église du Sauveur, à la tête d’une procession qui rassemblait le clergé et tout le peuple. Il s’agenouilla devant l’icône de la Mère de Dieu et versa force larmes en disant : « Ô, Très-Miséricordieuse Souveraine et Mère de Dieu, Espérance et Protectrice de notre ville, ne nous livre pas à nos ennemis à cause de nos péchés ! Mais entends nos pleurs, et aie pitié de Ton peuple ! ». On commença la célébration d’un office de prières. Quand on parvint au chant « Intercession assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne méprise pas les supplications des pécheurs que nous sommes, mais, Toi qui es bonne, préviens-nous par ton aide, nous qui Te prions avec foi ! Hâte-toi d’intercéder, accours vers cette requête, Ô Mère de Dieu, Toi qui intercèdes toujours pour ceux qui T’honorent ! », l’icône se mit à bouger en direction de l’archevêque. Devant ce miracle, le clergé et le peuple s’exclamèrent joyeusement : « Seigneur, aie pitié ! ». L’archevêque reçut dans ses mains l’icône miraculeuse, l’embrassa, et se rendit solennellement sur les remparts de la ville pour la placer face aux attaquants.
Hélas, les soldats de Mstislav n’en furent pas pour autant adoucis. Une nuée de flèches fut décochée, et l’une d’elle blessa le saint visage. C’est alors qu’eut lieu un second miracle : l’icône se retourna vers la ville et des larmes coulèrent des yeux de la Mère de Dieu. Au même moment, la panique s’empara des assaillants. Subitement aveuglés, ils commencèrent à se blesser les uns les autres. Encouragés par ce signe, les habitants de Novgorod ouvrirent les portes de la ville, se précipitèrent sur leurs ennemis et les mirent en déroute. On fit de nombreux prisonniers. Les fuyards se dispersèrent, et beaucoup moururent de faim ou de maladie sur les lieux mêmes où ils avaient commis auparavant d’impitoyables ravages. Le Chroniqueur rapporte avec horreur qu’ils durent se nourrir de la viande de leurs propres chevaux pendant le jeûne.
L’archevêque Jean instaura dès ce moment-là la fête de la protection miraculeuse de la Mère de Dieu à Novgorod. Bien que cet événement ait eu lieu un 25 février, la fête fut déplacée au 27 novembre, car elle tombe presque toujours dans la semaine du Carnaval ou pendant le Grand Carême.
L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu « du Signe » resta presque deux siècles dans l’église en bois du Saint-Sauveur, dans la rue de Saint Elie. En 1357, on la transporta dans l’église en pierre nouvellement construite dans cette même rue, et consacrée au « Signe ».
En 1566, un grand incendie ravagea Novogorod. Comme aucun effort ne pouvait arrêter la fureur du feu, le métropolite Macaire entra en procession dans l’église du « Signe », se mit à genoux devant l’icône miraculeuse, et pria pour la fin du malheur. Ensuite, « levant » l’icône, il la porta en procession le long de la rive du Volkhov. Un vent souffla alors de la rivière, qui commença aussitôt à éteindre le feu...
En 1611, les suédois s’emparèrent de Novgorod, tuant les habitants et pillant les maisons et les églises. Des soldats s’approchèrent des portes closes de l’église du « Signe », à l’intérieur de laquelle on célébrait un office. Comme ils se précipitaient à l’intérieur pour le pillage, une force invisible les repoussa. Ils firent une seconde tentative qui échoua de la même façon. Toute l’armée suédoise fut au courant, et aucun de ses membres ne se risqua par la suite à pénétrer dans l’église du « Signe ».
En 1636, un orfèvre dénommé Luc Paviltchikov résolut d’aller voler dans l’église du « Signe ». A la fin des vêpres, la veille du 27 novembre, il se cacha à l’intérieur. Pendant la nuit, il pénétra dans l’autel, rassembla quelques vases liturgiques, vida les troncs et s’approcha pour finir de l’icône miraculeuse afin de la dépouiller de ses ornements précieux. Mais dès qu’il toucha la riza (revêtement précieux de l’icône, habituellement en argent), il fut repoussé violemment et s’effondra, inconscient, sur le sol. Avant les matines, le sacristain entra dans l’église et fit sortir celui qu’il croyait ivre mort, sans remarquer qu’il portait sur lui les vases précieux de l’église. Ce n’est qu’au cours de la célébration des matines qu’on découvrit le larcin. Les objets précieux furent aussitôt retrouvés dans la maison de Luc. Le pauvre voleur avait perdu la raison pour un temps, et ce n’est que plus tard qu’il put raconter le miracle.
L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu du « Signe » fut placée sur l’iconostase de l’église, à gauche des Portes Royales. Elle mesure environ cinquante-huit centimètres en hauteur , et quarante-huit en largeur. La trace de la flèche est restée visible sous l’œil gauche de la Mère de Dieu. Sur les bords de l’icône se trouvent des représentations de Saint Georges-le-Victorieux, du saint martyr Jacques-le-Persan, et des saints Pierre et Onouphrios de l’Athos. L’icône fut restaurée en 1565 par le métropolite Macaire, et on lui adjoignit un revêtement d’or et de pierres précieuses.
L’icône du « Signe » représente la Mère de Dieu les bras levés en prière, avec l’Enfant-Dieu dans son sein. On trouvait cette représentation sur les sceaux de l’évêque de Novgorod. Ce type iconographique est très ancien : on trouve déjà la mère de Dieu avec l’Enfant Eternel sur les genoux dans la Rome du quatrième siècle, dans la catacombe de Sainte Agnès. En Grèce, cette représentation est habituellement associée à la Nativité du Sauveur. C’est seulement en Russie qu’elle reçut la dénomination du « Signe », en honneur de la grâce accordée à la Mère de Dieu. Sur certaines icônes du « Signe », il arrive qu’on représente les événements de 1170 en trois tableaux.

L’ICÔNE DE LA MÈRE DE DIEU DU SIGNE VÉNÉRÉE LOCALEMENT A ABALAK COMME MIRACULEUSE
Le monastère d’Abalak se trouve près du village d’Abalak, sur la rive droite du fleuve Iktich, à vingt-cinq verstes de Tobolsk. Il attire de toute la Sibérie une multitude de pèlerins, qui vient vénérer avec grande piété l’icône miraculeuse de la Toute-Sainte Mère de Dieu du « Signe ». Cette icône fut peinte en 1637 par l’archidiacre de la cathédrale de Tobolsk, Matthias, et voici comment...
Au milieu du dix-septième siècle, une pieuse veuve dénommée Marie vivait près du cimetière d’Abalak. Le dix juillet 1636, elle eut un songe dans sa cabane. Elle vit devant elle une icône de la Mère de Dieu du « Signe », avec Saint Nicolas le Thaumaturge et Sainte Marie l’Egyptienne sur les côtés. De l’icône sortit une voix : « Marie ! Annonce ta vision à tout le peuple, et demande que soit édifiée au cimetière d’Abalak, à droite de l’église vétuste de la Transfiguration, une nouvelle église dédiée au « Signe » de la Toute-Sainte Mère de Dieu, comme à Novgorod l’Ancien. Qu’y soient consacrés deux autels secondaires de part et d’autre de l’autel principal : d’un côté pour Saint Nicolas, de l’autre pour Sainte Marie l’Egyptienne ! »
A son réveil, par crainte des moqueries, Marie n’osa pas raconter sa vision. Mais peu après, elle eut une autre vision. L’icône qu’elle avait vu en songe lui apparut alors qu’elle quittait sa cabane, un pain à la main. Une lumière extraordinaire entoura la pauvre Marie et une nuée claire la couvrit, de sorte qu’elle perdit connaissance sous l’effet de la peur. En revenant à elle, elle vit deux icônes : l’une d’elles était l’icône du « Signe » de la Mère de Dieu, et l’autre celle de Sainte Marie l’Egyptienne. Le Saint hiérarque Nicolas se tenait debout devant elle, revêtu de ses habits épiscopaux. Il dit à la veuve : « Marie ! Va dire aux habitants d’Abalak qu’ils construisent l’église ! Qu’ils abattent le bois de leurs propres mains, et qu’ils le transportent eux-mêmes sur la colline ! S’ils n’obéissent pas, ils verront la colère de Dieu ! Non seulement le prêtre mourra, mais également les meilleurs des paroissiens ! »
Cependant, même après une telle rencontre, Marie n’osa pas rapporter la révélation. Quelques jours plus tard, elle eut une autre vision. Comme elle était assise dans sa cabane à travailler de ses mains, elle sentit soudain l’odeur d’un parfum, à la suite de quoi elle entendit la voix de Saint Nicolas : « Pourquoi n’annonces-tu pas la vision et l’ordre que tu as reçu ? Par ton incroyance, tu attires sur toi-même la colère de Dieu ! ». Ces paroles furent à peine prononcées que de violentes crampes tordirent vers l’arrière les bras de Marie. Sous cette terrible douleur, elle tomba à terre. Mais aussitôt se fit entendre la voix de la Mère de Dieu : « C’est pénible ! J’ai pitié d’elle ». Les douleurs disparurent sur-le-champ et la vision prit fin. Effrayée, la veuve courut chez son père spirituel pour lui raconter l’affaire et le pria de communiquer tout cela au peuple. Mais le prêtre aussi tarda à accomplir le commandement céleste.
Marie eut alors une quatrième vision si terrible, qu’elle n’osa plus tarder à obéir à l’ordre de Dieu : le 24 juillet, comme elle se rendait à Tobolsk, elle se retrouva dans une sorte de brouillard au pied de la montagne située non loin de la ville. Devant elle, une colonne de nuée s’étendait de la terre jusqu’au ciel. Dans cette nuée, elle vit les deux icônes du « Signe » et de « Sainte Marie l’Egyptienne ». Au pied de la colonne, sur la terre, Saint Nicolas se tenait en colère : « Pourquoi tardes-tu à annoncer au peuple les visions et les ordres ? Si tu tardes encore, tout ton corps sera paralysé, et si ton message n’est pas écouté, alors ce n’est pas toi mais eux qui souffriront ! »
Ramenée à la raison par cette vision, la veuve se dirigea chez l’archevêque Nectaire et lui raconta ses visions devant toute l’assemblée. Après quoi , elle informa tout le peuple. On lui montra alors l’icône de la Mère de Dieu du « Signe » qu’elle ne connaissait pas auparavant, et elle reconnut tout de suite l’icône qui lui était apparue quatre fois. Le peuple de Tobolsk crut au récit de Marie et son éminence l’archevêque donna sa bénédiction aux paroissiens d’Alabak pour la construction d’une église dédiée à la Mère de Dieu. De nombreux habitants pieux du village consentirent à participer à cette œuvre agréable à Dieu.
En ces jours-là, le paysan Euthyme était paralysé dans son lit. Paul le mendiant entra chez lui et lui dit : « Euthyme ! On construit à Alabak sur l’ordre de Dieu une église dédiée à la Mère de Dieu, à Saint Nicolas et à Sainte Marie l’Egyptienne. Promets de peindre l’icône pour cet édifice ! Il se peut que pour ta foi et ton zèle, le Seigneur te pardonne et te libère de ta maladie ! ». Euthyme écouta Paul comme s’il était un ange de Dieu. Il fit la promesse de peindre l’icône du « Signe » avec le Saint Hiérarque Nicolas et Sainte Marie l’Egyptienne sur les côtés. Le Seigneur accorda Son attention aux souffrances du paralysé. Le jour même, Euthyme recouvra l’usage du côté droit. Ayant demandé la bénédiction de l’archevêque Nectaire, Euthyme commanda l’icône à l’archidiacre de la cathédrale Sainte-Sophie de Tobolsk, Matthias, dont les talents d’iconographe étaient connus dans toute la Sibérie. A la mesure de l’avancement des travaux, la condition physique d’Euthyme s’améliorait. Il finit par recouvrer complètement sa vigueur, et put venir lui-même chercher la commande chez l’iconographe, et la conduire à la cathédrale pour la faire bénir. L’archevêque, étonné et réjoui, rendit grâce au Seigneur pour l’aide miraculeuse apportée au malade. Après avoir aspergé l’icône d’eau bénite, il fit célébrer un office d’action de grâce dans la cathédrale. On transporta ensuite l’icône avec grande solennité jusqu'à la nouvelle église du village d’Alabak.
Au cours du trajet, alors que la procession atteignait le village de Chaktalik, où se trouve aujourd’hui le monastère Saint-Jean, la Mère de Dieu glorifia son icône d’un nouveau miracle. Le paysan Basile avait une fille qui souffrait des yeux depuis de nombreuses années et ne voyait plus rien depuis deux ans. Ayant entendu parler du passage de l’icône, Basile sortit à sa rencontre avec sa pauvre fille. Le père affligé se prosterna, versa des larmes, et supplia la Toute-Pure de prendre sa fille en pitié. Et, à la grande joie du pauvre Basile et de ceux qui l’entouraient, la jeune fille recouvra la vue.
Durant l’été 1665, Tobolsk et ses environs subirent un grand malheur. Une pluie diluvienne s’abattit sur la région, noyant les champs, les potagers et les prairies. La végétation périt et le peuple tomba dans le désespoir. Le 8 juillet, Monseigneur Corneille, évêque de Tobolsk, fit venir d’Alabak l’icône miraculeuse. Après la rencontre solennelle, l’évêque, le maire et les habitants de Tobolsk célébrèrent un office devant l’icône, qu’on introduisit ensuite dans la cathédrale. On célébra alors la Liturgie. Avant même la fin de l’office, pour la joie de tous, le ciel se dégagea, les rayons du soleil percèrent les nuages et la pluie cessa. En souvenir de cette aide miséricordieuse de la Mère de Dieu, l’archevêque Corneille instaura de transporter l’icône chaque année d’Abalak à Tobolsk, et de l’y garder jusqu’au 23 du même mois.
Lorsque cet évêque fut nommé métropolite, il songea à modifier cette disposition après avoir accordé foi à des calomnies concernant la réception de l’icône par le clergé lors d’une de ses absences. La colère de Dieu le frappa : il tomba gravement malade et souffrit cinq ans durant sans qu’aucun remède ne fût efficace. C’est seulement au bout de ces cinq ans qu’il comprit la raison de ses souffrances. Il versa des larmes de repentir et ordonna qu’on rapportât de nouveau l’icône à Tobolsk, où on ne l’avait pas vue depuis. En apercevant la procession avec l’icône de sa fenêtre, il sentit le premier soulagement dans sa maladie. Quand l’icône pénétra dans ses appartements et qu’on célébra un office, il put se lever sans aide étrangère. Le lendemain, il allait tellement mieux qu’il se rendit à la cathédrale pour célébrer. L’icône resta à Tobolsk jusqu’au 4 octobre, c’est-à-dire deux autres semaines. Depuis, on respecte scrupuleusement la tradition, et on conduit l’icône chaque année à Tobolsk à la mi octobre. En 1783, on édifia un monastère à Alabask où l’on plaça l’icône de la Mère de Dieu.
L’icône du Signe de la Mère de Dieu exprime une des prophéties de l’Ancien Testament. Le grand Prophète Isaïe annonça au Roi Achaz et à son peuple le retrait des armées assyriennes qui assiégeaient la ville sainte de Jérusalem, par l’entremise du Signe que Dieu voudrait bien accorder aux Israélites : « Voici que Dieu vous donnera un signe, la Vierge est enceinte, elle va enfanter un Fils. Il sera appelé Emmanuel » (Isaïe. 7/14). Ce Signe est le Fils de Dieu Lui-même, représenté sur l’icône dans le sein de Sa Mère en position d’Orante.
La prophétie fut également réalisée lors de l’incarnation du Dieu-Homme. Les bergers purent contempler le mystère exprimé de la bouche même des anges alors qu’ils veillaient dans les champs : « Un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur, et ceci vous servira de Signe, vous trouverez un Nouveau-Né enveloppé de langes et couché dans une crèche » (Luc.2/11-12). Cet enfant est Jésus le Fils de Dieu, l’Emmanuel, car Dieu est vraiment avec Son peuple. Il marche parmi les hommes en assumant leur nature déchue, afin de la sauver et de la glorifier, et de l’asseoir à la Droite du Père lors de Sa Divine Ascension.
 
Par les prières de la Mère de Dieu, Seigneur Jésus Christ aie pitié de nous et sauve nous . Amen.

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Père Nicodème