mardi 18 décembre 2012

Mercredi 6 décembre au calendrier orthodoxe -
 19 décembre au calendrier civil.
 Nous fêtons,
Notre Père dans les saints,
NICOLAS LE THAUMATURGE,
Archevêque de Myre en Lycie.

Lectures : Épître : Hébreux 13, 17 - 21.
                 Évangile : Luc 6, 17 - 23.

TROPAIRE ton 4:
La justice de tes oeuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur,* un maître de tempérance;* c'est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l'exaltation * et par ta pauvreté la richesse.* Père saint, pontife Nicolas, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

KONDAKION ton 7: 
A Myre, saint Évêque, tu t'es montré * comme le ministre de sacrifice divin; * car, accomplissant l'Évangile du Christ, * tu donnas ta vie pour tes brebis * et sauvas les innocents de la mort; * dès lors tu fus sanctifié, comme grand pontife de la grâce de Dieu.
  Émule des Apôtres, imitateur de notre Seigneur Jésus Christ, notre saint Père Nicolas devint une colonne vivante de l'Église par son zèle à défendre la foi et le modèle des saints hiérarques par son soin pastoral.
Il s'est montré un généreux intendant de la grâce de Dieu par ses innombrables miracles en faveur des pauvres, des délaissés, de ceux qui souffrent l'injustice et de tous ceux, jusqu'à aujourd'hui, réclament sa paternelle protection.
CE saint, dont le nom évoque la victoire du Christ sur la mort (NIKÊ), vit le jour dans la ville de Patare, en Lycie, vers la fin du 3ème siècle, dans nune famille chrétienne longtemps privée de progéniture.
Dès sa plus tendre enfance, il manifesta son amour pour la vertu et son zèle dans l'observance des institutions de l'Église, en s'abstenant de prendre le sein de sa nourrice jusqu'au soir, le mercredi et le vendredi.
Pieux et réservé, il fut éduqué dans les lettre sacrées et, tout jeune encore, il fut ordonné prêtre par son oncle, l'archevêque Nicolas.
Veilles, jeûnes, prières étaient des vertus dans lesquelles le jeune clerc excellait depuis longtemps, mais, lorsqu'à la mort de ses parents, il distribua généreusement ses biens aux nécessiteux, l'aumône devint pour lui son plus grand titre de gloire devant Dieu.
Il se considérait comme le simple économe des biens qui appartenaient aux pauvres, et mettait un soin tout particulier à garder secrètes ses bonnes oeuvres afin de pas être privé des récompenses célestes.
C'est ainsi qu'il sauva de l'infamie trois jeunes filles que leur père acculé par les dettes, voulait livrer à la prostitution, en déposant secrètement, à trois reprises, suffisamment d'or pour les marier. 
Finalement découvert par leur père, Nicolas fit promettre à celui-ci, sous peine d'éternelle malédiction, de ne révéler à personne son bienfait.
En route pour un pèlerinage aux Lieux saints, il apaisa à deux reprises, par sa prière, la tempête qui mettait en péril le navire sur lequel il s'était embarqué.
À son retour, il fut désigné comme évêque de la ville voisine de Myre, à la suite de l'intervention d'un Ange auprès des évêques réunis en synode pour l'élection.
Mis en prison pendant la grande et dernière persécution de Dioclétien et Maximien (305), le saint pasteur n'en cessa pas moins de confirmer ses brebis spirituelles dans la foi.
La paix de l'Église ayant été proclamée lors de l'avènement de Constantin, il fit preuve d'un zèle ardent pour détruire les temples des idoles et en chasser les démons.
L'hérésie impie d'Arius (l'arianisme) ne tarda cependant pas à troubler et à diviser le saint Corps du Christ, mais elle trouva encore saint Nicolas au premier rang des champions de l'Orthodoxie, parmi les Pères réunis pour le Premier Concile Oecuménique de Nicée, en 325. 
Après avoir sauvé la ville de Myre de la famine, en apparaissant au capitaine d'un bateau chargé de blé, l'homme de Dieu sauva de la mort trois officiers romains, injustement accusés de complot, en apparaissant en songe à l'empereur Constantin et au perfide préfet Avlavios. Une fois délivrés, les trois militaires, pleins de reconnaissance envers le saint, devinrent moines.
À de nombreuses reprises, tant pendant sa vie qu'après sa mort, saint Nicolas est miraculeusement intervenu pour protéger les navires en détresse et ceux qui voyagent par mer, c'est pourquoi on le vénère comme le protecteur des navigateurs.
Il apparu un jour à la barre d'un navire en perdition dans la tempête et le conduisit à bon port.
Une autre fois, il vint au secours d'un voyageur passé par-dessus bord et qui, au cri de "Saint Nicolas, viens à mon secours", se retrouva soudain dans sa demeure entouré des siens ébahis.
 Pendant de longues années, le saint évêque fut pour ses fidèles une véritable présence du Christ, l'Ami des hommes et le Bon Pasteur; il n'y avait pas malheur auquel il ne compatît, pas d'injustice qu'il ne redressât, pas de discorde qu'il n'apaisât.
Lorsque, après tant de bienfaits, il s'endormit dans la mort pour gagner le Royaume des Cieux (entre 345-352), les hommes se lamentèrent d'avoir perdu leur pasteur et leur providence.
Ses saintes reliques furent déposées à Myre, dans une église construite en son honneur, où elles recevaient chaque année l'hommage d'un grand nombre de pélerins, et son culte se diffusa à Constantinople et dans tout l'empire.
Le diable, ne pouvant supporter cette gloire posthume, prit un jour la forme d'une vieille femme pauvre qui, sous prétexte de ne pouvoir entreprendre une si longue traversée, confia à des pèlerins en partance pour Myre une jarre d'huile destinée à alimenter les veilleuses qui brûlaient perpétuellement devant le tombeau du saint.
Mais au cour du voyage, saint Nicolas apparut au capitaine du navire et lui donna l'ordre de jeter cette huile magique à la mer.
Aussitôt fait, la surface des eaux s'embrasa dans un grand remous, suscitant l'effroi des passagers qui rendirent grâce à Dieu d'avoir, par l'intermédiaire de son saint, sauvé le sanctuaire.
En 1087, Myre étant tombée sous le pouvoir des Sarrasins, les troupes italo-normandes de la Première Croisade s'emparèrent des saints ossements et les transférèrent à Bari, en Italie du Sud, un grand nombre de miracles s'accomplissant partout où elles passaient.
C'est là que, depuis, elles sont vénérées.

PAR LES PRIÈRES DE SAINT NICOLAS,
SEIGNEUR JÉSUS CHRIST, AIE PITIÉ DE NOUS.