mercredi 30 janvier 2013

17 janvier orthodoxe / 30 janvier civil 2013
SAINT ANTOINE LE GRAND
SAINT ANTOINE LE GRAND

LECTURES : 
Épître : Hébreux 13, 17-21.
Évangile : Luc 6, 17-23.

Jour de jeûne : Huile et vin.

TROPAIRE  ton 4 :
Imitant par ta vie le zèle d'Élie * et du Baptiste le droit chemin, * vénérable Père Antoine, tu peupla le désert * et par tes prières affermis l'univers; * prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

KONDAKION ton 2: 
Le tumulte de ce monde, tu l'as chassé loin de toi * pour y mener une vie conforme à la paix, * imitant le Baptiste par tous les moyens; * c'est pourquoi, Père des Pères, avec lui, * vénérable Antoine, nous te glorifions.

IKOS: 
Obéissant à l'appel du Christ, * tu marchas à la suite de ses commandements, * te dépuillant de la vie et rejetant tout souci * des richesses, des biens, des serviteurs, * Antoine Théophore, et l'affection de ta soeur; * et tout seul dans le désert * tu reçus la grâce de la connaissance en conversant avec Dieu, * Pères des Pères, envoie sur moi cette grâce, alors je pourrai, * vénérable Antoine, te glorifier.

     
Texte de l'Épître de ce jour
Obéissez à vos chefs et soyez leur soumis, car ils veillent sur vos âmes, en tant qu'ils doivent en rendre compte à Dieu.
Faites en sorte que ceux-ci puissent accomplir leur devoir avec joie, dans le cas contraire ce ne serait un avantage pour vous.
Que le Seigneur vous rende capable de toute sorte de bien pour accomplir Sa volonté; qu'Il produise en chacun de nous ce qui est agréable à Ses yeux.

L'Évangile de Luc :
Ils étaient venus pour l'entendre et pour être guéris. Tous cherchaient à le toucher.
Alors, Jésus, regardant Ses disciples dit :
Bienheureux les pauvres, car le royaume de Dieu est vous.
Bienheureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux vous qui avez faim, vous sere rassasiés.
Heureux êtes-vous lorsque les gens vous détestent, lorsqu'ils vous excluent, vous insultent et rejettent votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme.
RÉJOUISSEZ-VOUS, SOYEZ DANS LA JOIE, CAR VOTRE RÉCOMPENSE EST GRANDE DANS LE CIEL.

MÉDITATION
HEUREUX LES PAUVRES.
Heureux, dit le Seigneur, le contraire de ce que notre société appelle bon.
Heureux les pauvres car le Royaume des Cieux est à eux, et Jésus ajoute, : "en esprit".
Il nous montre ainsi Son estime et Son amour pour la véritable modestie de l'âme.
L'âme modeste est claire, sans calcule ou arrière pensée, elle est obéissante et douce, elle ne cherche pas autre chose qu'à être véritablement soumise à Dieu, tant dans le travail quotidien, dans la relation avec les autres. Cette âme n'a pas d'autre ambition ou d'autre avenir que l'amour du Christ à tout instant du jour et de la nuit.
 Réfléchissons, pourquoi le Christ ne dit-Il pas " bienheureux ceux dont l'esprit est pauvre" ? Cela indiquerait également l'idée de modestie.
 C'est pour nous apprendre que la pauvreté dans le corps est également bienheureuse et qu'elle nous procure le Royaume des Cieux, à condition qu'elle accompagne une véritable humilité de l'âme, loin des vanités et des prétentions en tout genre.
 En proclamant "bienheureux les pauvres en esprit", Jésus indique avec clarté la cause, la racine de la pauvreté extérieure qui fut celle des saints, c'est-à-dire leur esprit humble. 
Lorsque l'esprit des saints reçoit la grâce, il fait jaillir de lui-même les eaux abondantes de la pauvreté spirituelle, qui arrosent "toute la face de la terre".
Cette pauvreté, le Seigneur la proclame bienheureuse.
En déclarant bienheureux les pauvres en esprit, le Seigneur enseigne en peu de mots et indique la cause qui l'engendre et la garde de toute altération.
Car on peut, par VAINE GLOIRE et pour être vu des hommes, se faire volontairement pauvre et extérieurement pieux et humble; mais cela n'est pas la pauvreté en esprit, c'est une odieuse hypocrisie engendrée par la profondeur abyssale de notre orgueil, les ambitions cachées et c'est tout à fait contraire à l'esprit de pauvreté dont pârle le Seigneur Christ.
Celui qui s'estime réellement indigne de quoi que ce soit, y compris du bien-être corporel, est vraiment pleinement pauvre en esprit, et Dieu le proclame BIENHEUREUX.

 La Mère de Dieu, modèle de l'obéissance.

L'obéissance dont parle l'Apôtre est en relation directe avec cette pauvreté dont nous parle le Seigneur Christ:  c'est une acte de véritable humilité, c'est un acte de foi et d'amour envers ceux à qui nous devons cette obéissance, car cette obéissance n'est pas soumission d'esclave envers un mauvais maître, mais obéissance au Christ à travers ceux qui nous guident, même de manière encore trop imparfaite sur le chemin de Dieu.
Rappelons-nous cette prière pour les défunts : "Il n'est nul homme qui vive et ne pèche pas Toi seul Seigneur est sans péché..."
Oui, seul le Seigneur est parfait, alors comment pourrions-nous attendre et exiger, nous homme imparfait, la perfection chez les autres, fussent-ils nos chefs, nos supérieurs, nos maîtres, nos employeurs ou nos évêques? 
Le texte de l'Apôtre est intense, car il connaît la faiblesse de l'homme, et il demande à chacun d'aider celui qui "guide" par  une juste fidélité, car dit-il, ce ne serait pas une bonne chose pour vous que celui qui vous aide, échoue par votre insoumission et votre désobéissance. 
Souvenons-nous que ce sont nos volontés mauvaises, notre orgueil, qui nous font tomber. La volonté de l'homme est une muraille d'airain entre lui et Dieu.
Si nous voulons être vraiment au service de Dieu, lâchons nos volontés propres, et alors nous obtiendrons miséricorde, nous pourrons de "bons et fidèles serviteurs".

Retrancher pour Dieu ses volontés propres. Ainsi nous pourrons dire au Seigneur : " Nous avons tout quitté pour te suivre" .
Écoutons cette parole : "Malheur à celui qui, venant à tomber, n'a personne pour le relever. L'homme qui écoute sa seule volonté propre et affirme "cela est bon", n'écoute même pas la parole de son frère.
Celui qui cherche un guide  à sa convenance  et adapté à sa volonté propre est hors de la Parole du Christ : Bienheureux les pauvres en esprit.
Car il ne cherche pas un guide, mais quelqu'un qui abonde en son sens.
Les Pères enseignent ceci : Quatre moines s'en vinrent trouver l'higoumène Pambo, chacun exposa les vertus de ses voisins.
Le premier jeûnait beaucoup; le deuxième était très pauvre, le troisième était d'une grande charité; ils disaient du quatrième qu'il persévérait depuis vingt deux ans dans la sainte obéissance à son supérieur. L'Abbé Pambo leur répondit : "Je vous le dis, la vertu de ce dernier frère est supérieure. Chacun de vous autre, en effet, a acquis par sa volonté la vertu qu'il a; mais lui, retranchant sa VOLONTÉ PROPRE ,  fait la volonté d'un autre. Or ces hommes là sont des martyrs s'ils tiennent bon jusqu'au bout."