samedi 23 février 2013

DÉBUT DU TRIODE

DIMANCHE 24 FÉVRIER CIVIL
11 FÉVRIER ORTHODOXE

DIVINE LITURGIE à la Fraternité
10h 30
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Dimanche du Publicain  ton 5
commencement du TRIODE

Sainte Théodora
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 Divine Liturgie

Lectures :
À l'orthros (matines) :
Évangile : Luc 24, 12-35.
Divine Liturgie : 
Épître :  2 Timothée 3, 10-15.
Évangile : Luc 18, 10-14.

Semaine sans jeûne.

TROPAIRE  ton 5:
Verbe coéternel au Père et à l'Esprit, * Toi qui es né de la Vierge pour notre salut, * nous te chantons, nous Tes fidèles, et t'adorons, Seigneur, * car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix * pour y subir la mort en Ta chair * et ressusciter les morts * en Ta sainte et glorieuse Résurrection.

KONDAKION ton 4:
Du Pharisien fuyons la jactance, * du Publicain apprenons l'humilité * et gémissons sur nos péchés * en disant au Sauveur : * Pardonne-nous, Seigneur, qui seul est indulgent.  
Le Pharisien et le Publicain.

À certaines personnes, qui se considéraient comme justes, mais qui abaissaient les autres, le Seigneur dit la parabole suivante : Deux personnes entrèrent dans le Temple pour prier : l'un était pharisien, l'autre publicain - c'est-à-dire collecteur d'impôts.
Le pharisien, se leva et pria ainsi : "Mon Dieu, je te remercie de n'être pas comme les autres gens, les voleurs, les vexateurs, les adultères ou comme ce publicain. Je jeûne deux fois dans la semaine, je donne le dixième de ce que j'acquiers."
Le publicain, se tenant plus loin, n'osait même pas lever ses yeux au ciel; mais en se frappant la poitrine disait : "Seigneur, aie pitié de moi, pécheur."
 Je vous dis, ajoute Jésus Christ, que celui-ci est rentré chez lui plus justifié que l'autre : Car celui qui s'élève sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse sera élevé.
Voilà où conduit l'habitude de s'adresser des louanges, et de dire du mal des autres en les abaissant.
Regardez ce pharisien qui prie dans le temple de Dieu.
Il n'enlevait rien à personne, il ne blessait personne, il menait une vie chaste, il jeûnait deux fois par semaine, il donnait le dixième de ses revenus à l'église et aux pauvres.
Qui dirait que ce pharisien n'était pas un homme juste ?
Cependant ce n'est pas lui qui est rentré du temple justifié, mais le publicain.
Car, ce pharisien, qui faisait le bien, avait perdu le fruit de ses oeuvres, parce qu'il s'en vantait et parce qu'il médisait du publicain.
Regardez ce publicain qui priait dans le fond de l'église.
Regardez comme il se tient à l'écart de tous, comme il se frappe la poitrine, comme il penche son regard vers le sol ; tout nous montre qu'il se reconnaît un grand pécheur.
Cependant, ce grand pécheur est rentré chez lui justifié, parce qu'il s'est accusé, parce qu'il a reconnu être le pécheur qu'il était.
Soeurs et Frères, ne disons pas du mal des autres, en vantant nos mérites.
Se vanter est équivalent à s'abaisser.
Car, aussi bien Dieu que les hommes cessent d'aimer celui qui se prend à ses vantardises.
Nos oeuvres de bien cessent d'être ce qu'elles sont, lorsque nous en retirons de la fierté.
Nous perdons leur juste récompense lorsque nous en parlons avec satisfaction de soi.
C'est s'abaisser que d'abaisser les autres.
Nous nous diminuons devant Dieu et les hommes quand, par nos paroles, nous diminuons les autres.
Nous nous déshonorons quand nous entachons l'honneur des autres.
Mais pourquoi disons-nous du mal des autres ?
Est-ce que l'homme mauvais ne mettrait pas moins de temps à devenir meilleur que nous ?
Serait-il si lent à rectifier sa conduite et à être justifié par Dieu ?
Il lui suffirait de dire avec le publicain : Seigneur, aie pitié de moi pécheur. 
Nous observons souvent comme un tel se livre aux offenses, au vol, à une vie licencieuse. Mais est-ce que nous l'entendons frapper sa poitrine, est-ce que nous l'entendons lorsqu'il pleure ses péchés devant Dieu ?
Nous savons quels sont ses péchés quotidiens, quels sont ses mensonges heure après heure. Mais savons-nous qu'au moment même où nous l'accusons, il est peut-être à genoux, en pleurs, priant Dieu, le Miséricordieux, du fond de son âme : Seigneur, aie pitié de moi pécheur.
Peut-être, qu'au moment même où nous l'accusons de faire ceci et cela, Dieu lui dit : Je te pardonne ceci et cela, je te pardonne tout.
Ainsi, Soeurs et Frères, il est fort possible que, lorsque nous formulons une accusation contre quelqu'un, Dieu le justifie au même moment selon SON juste jugement.
Souvenous-nous que les plus grands pécheurs ne sont pas éloignés de l'humilité profonde. 
Or, celui qui s'humilie sera élevé, et celui qui s'élève sera humilié.  Amin.
(Sermons Orthodoxes - Éd. l'Âge d'Homme -Sofia)