lundi 11 mars 2013

ÊTRE LÀ Où DIEU NOUS APPELLE, ÊTRE FIDÈLE



ÊTRE LÀ OU DIEU NOUS APPELLE.

Mon Higoumène et Père spirituel dans les années 1983 – 1984, m’avait dit, suite à des difficultés de santé : «Fais ce que tu dois faire là où Dieu t’a posé. »

Sur le moment je m’étais demandé ce que je pouvais bien faire au cœur de la ville de Nîmes, seul et avec pas grand chose, sinon mon salaire d’aide-soignant.

Il n’y avait pas d’église Orthodoxe à Nîmes, je ne connaissais encore personne.

Je me suis souvenu de cette parole du Christ qui dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est MOI qui vous ai choisi. »

Les saints Apôtres ont suivi le Christ, mais qui suis-je pour faire quoi que ce soit avec rien ?

Chacun de nous reçoit un appel particulier, un don particulier. Cet appel, ce don, ce dessein de Dieu qui nous est personnel, il nous faut le découvrir et l’accomplir tout au long de notre pèlerinage terrestre. 

Le plus souvent, vous et moi, nous regimbons, car nous manquons de foi et bien souvent d’amour de Dieu. Nous faisons la sourde oreille. Nous résistons à Dieu. J’avoue qu’en ces moments-là, c’est ce que j’ai fait. J’avais peur.

Nous trouvons tous très facilement de bons prétextes pour ne pas répondre à Son appel, à Sa Voix. Les Prophètes le firent avant nous.

Je me disais : « Que faire Seigneur, je suis en mauvaise santé, je ne suis qu’un piètre ouvrier, je n’ai qu’un petit salaire…Que dois-je faire ? »

Mais dans chaque cas, Dieu oppose SA solution.

Quelles que soient les circonstances de notre vie, que notre vie soit difficile, heureuse ou malheureuse, Dieu est là, présent toujours à nos côtés. Il frappe à la porte de notre cœur avec patience. Il attend que nous voulions bien ouvrir. Alors Il frappe plus fort. Il nous parle, mais Sa Parole nous dérange, car elle nous remet sans cesse en question, aussi nous préférons ne pas entendre. On devient sourd. « Si aujourd’hui vous entendez SA Voix n’endurcissez pas vos cœurs. »


J’ai vécu cela.

Pourtant Dieu est là, aimant. Dieu peut nous guérir, nous combler de Ses richesses qui ne sont pas éphémères. « Viens mon enfant, laisse-moi t’aider, ensemble nous allons avancer sur MA route, vient, Mon joug est suave et mon fardeau léger. »



Alors, parfois, nous acceptons d’être « dérangés » par Dieu dans nos vies, dans nos habitudes, notre bonhomme de chemin, dans notre vision personnelle de notre futur, de notre avenir. Nous acceptons de perte notre modeste ou grand confort, alors Dieu trouve Sa place en nous.

L’Esprit Saint comble notre vie et Sa force nous permet de bâtir Sa maison et d’accomplir ce qui doit être.

Il ne nous rend pas la vie facile, mais Il est là et Il bâtit avec nous, pierre par pierre, jour après jour, avec patience.

Dieu est patient. Ce qui n’est généralement pas notre cas, et surtout le mien, je le confesse.

Ayant entendu le message, nous mettons en route l’œuvre pour laquelle Dieu nous interpelle.

Ainsi s’est construite la Communauté Monastique de Nîmes, lentement, difficilement, humblement.

Chaque homme reçoit un charisme particulier de Dieu, chaque Communauté reçoit aussi un charisme au sein de l’Église.

Ce charisme est vécu et s’accomplit au rythme de Dieu qui, Lui, ne mesure pas selon notre dimension humaine.

C’est pourquoi les fruits ne sont pas toujours visibles.

AUTRE EST CELUI QUI SÈME, AUTRE EST CELUI QUI MOISSONNE.



Un chêne met des années à enfouir ses racines, à s’implanter solidement avant d’acquérir une ramure majestueuse.

Notre Communauté Monastique, présente depuis trente longues années est encore en pleine adolescence. Ceux qui l’ont plantée s’éteindront, ceux qui sont plus jeunes continueront avec foi et vaillance l’œuvre de Dieu dans un monde tourmenté, et ils commenceront à voir les fruits sur l’arbre.

GLOIRE À DIEU POUR TOUTES CHOSES QUE NOUS IGNORONS.
GLOIRE À DIEU !