mercredi 26 juin 2013


"Je ne rougis pas de l'Évangile du Christ, il est une force de Dieu pour le salut de tous les hommes qui croit.

En lui se révèle la justice de Dieu, qui vient de la Foi.

Celui qui est juste par la Foi, c'est par la Foi qu'il vivra."  ( Romains 1, 1-7 , 13-17)


"Frères, le courroux divin se révèle du haut du ciel contre toute impiété, contre toute injustice des hommes qui tiennent la vérité captive de leur iniquité.
Les hommes se sont livrés à de vains raisonnements et, privé d'intelligence, leur coeur s'est enténébré.
Dans leur prétention de "sagesse", ils sont devenus insensés, et ils ont changé la gloire de Dieu incorruptible contre des images représentant des hommes corruptibles...
Dieu les a abandonnés, selon les convoitises de leur coeur, à une impureté où ils avilissent eux-mêmes leurs propres corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, ils adorent et servent la créature plutôt que le Créateur."
(Romains 1, 18-27)

   
L'Évangile nous dit "Si votre justice ne surpasse pas celles des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
Moi je vous dit : Quiconque se met en colère contre son frère sera passible de jugement.
Si tu veux offrir une offrande à l'Autel du Seigneur, et que tu as une querelle contre ton frère, quelque rancoeur, ou lui quelque chose contre toi, pose là ton offrande, va te réconcilier avec ce frère." (Matthieu5, 20-26)


Mes amis, si vous avez de la colère, de la rancoeur, des pensées mauvaises, voir même de la haine contre quelqu'un, avant de vous présenter à la Sainte Communion, réconciliez-vous avec Dieu, avec cette personne si possible, avec vous-mêmes.

La colère est un manque d'amour à l'égard du prochain.

La malveillance et le jugement du prochain viennent de notre nature déchue, de la faute ancestrale et primordiale.
C'est le diable qui nous y pousse.

Tout ceci est l'oubli de Dieu et le manque de prière.

Les commandements du Seigneur sont clairs et limpides : cessons de nous couvrir les yeux, de nous boucher les oreilles pour ne pas les voir et les entendre proclamer :
 ces commandement sont : L'amour de Dieu et l'amour du prochain. 

Nous devons prendre conscience que lorsque nous jugeons autrui, nous tombons dans les fautes que nous lui reprochons.

Le jugement du prochain et la médisance se retournent contre nous.

Se présenter à l'Eucharistie avec de telles pensées dans le coeur c'est aller à l'encontre de ce que nous proclamons dans la prière avant la Communion:
"Je crois et je confesse, Seigneur, que Tu es en vérité le Christ (...)
Je crois que ceci même est Ton Corps Immaculé, que ceci est Ton Sang très Précieux.
Je t'en prie : aie pitié de moi, pardonne-moi mes fautes volontaires et involontaires, commises en paroles, en actions, sciemment ou par inadvertance.
Et juge-moi digne de communier, sans encourir de condamnation à Tes Mystères Immaculés pour la rémission de mes péchés et la vie éternelle.
(...) je ne te donnerai pas le baiser de Judas, je ne te trahirai pas...
Que la réception de Tes Saints Mystères, Seigneur, ne tourne pas à mon jugement ni à ma condamnation, mais à la guérison de mon âme et de mon corps. Amin !

Cette prière avant la Communion nous met en face de nous-mêmes, de nos responsabilité  et face au Christ : Puis-je aller communier l'âme véritablement apaisée, ne vais-je pas recevoir le Corps et le Sang du Seigneur en Lui mentant et en me mentant à moi-même, ai-je vraiment pardonné ?
Que notre pardon soit réel, sincère, pure, même si pour des raisons pratiques nous n'avons pas pu demander physiquement pardon à ce prochain.

Oublions le passé douloureux avec untel ou untel, car ce passé est comme la vase au fond de l'étang. En surface tout paraît clair et limpide, mais si nous tombons dans l'eau, la vase nous engouffre jusqu'à nous étouffer.

Quand nous sommes pris dans une discussion où l'on se dispute, il ne faut pas y participer en utilisant les mêmes arguments. Il ne faut pas ajouter sa colère à celle des autres. Il ne faut pas utiliser les arguments de ce monde.  Mieux vaut s'abstenir et prier afin de permettre à la grâce divine de descendre et d'établir la paix.

Il faut toujours estimer les autres plus qu'ils ne nous paraissent estimables.

Le passé est le passé : Nul homme ne vit sans pécher, seul le Seigneur est sans aucun péché. Rejetons loin de nous les fautes des autres et le mal qui nous a été fait.

Sans accomplir cela on ne peut avancer allègrement sur la route de l'Évangile, car tout jugement de l'autre est un jugement contre nous-même.
Dire du mal de l'autre nous permet de ne pas dire du mal de nous-même, cela nous évite de voir la boue qui nous submerge. Trop facile et si injuste !

Tous les hommes ont besoin de notre bienveillance. Ne jugeons pas les autres, prions pour eux parce que ce monde est malheureux et malade.

Pas un seul homme qui soit en bonne santé spirituellement. Chaque péché est une maladie.

Même si les hommes se croient en bonne santé et se sentent bien et heureux, ils sont malades face à l'éternité.

Ils sont malades de ne pas connaître Dieu.

Malheureusement beaucoup de chrétiens sont souvent pires et  que les autres hommes.

Seulement ces autres hommes, eux, ne connaissent pas Dieu !

Il faut être intraitable pour tout ce qui concerne la Vérité, mais se montrer d'une tolérance extrême vis-à-vis des hommes qui pèchent et qui se trompent.

Il ne faut surtout pas juger les personnes, mais au contraire leur manifester de la bienveillance.

Il faut prier pour les gens dont nous connaissons les difficultés.

il faut prier pour les autres avant de leur dire quoi que ce soit, et c'est dans la prière que nous trouverons ce qu'il faut leur dire ou ne pas leur dire.

Nous devons surtout penser que nous sommes de PASSAGE sur notre bonne vieille terre comme dans une gare où nous allons prendre le train, alors que nous ne savons pas quand le train nous prendra !

Prions et méditons tous ensembles, car nous sommes tous concernés. 

L'Autel et le sanctuaire de notre église monastique de Nîmes.