mardi 27 août 2013


DORMITION 
DE NOTRE TRES SAINTE SOUVERAINE
 LA MERE DE DIEU

Lectures à Vêpres
1- Genèse 28, 10-17  ; 2- Ezechiel 43, 27-44 : 4.
3- Proverbes 9, 1-11.

Lecture à l'Orthros (matines)
Evangile : Luc 1, 39-49, 56.

Lectures à la Divine Liturgie
Epître : Phil. 2, 5-11.
Evangile : Luc 10, 38-42  ;  11, 27-28.
Jour de jeûne, poisson, huile et vin.

Tropaire, ton 1 :
Dans Ton enfantement Tu as gardé la virginité, * dans Ta Dormition Tu n'a pas quitté le monde, ô Mère de Dieu : * Tu as rejoint la Source de la vie, * Toi qui conçus le Dieu vivant * et qui de la mort délivres nos âmes par Tes prières.

Kondakion, ton 2 :
La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance, * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie, * celui qui demeura dans son sein virginal.

Prokimenon, ton 3 :
Mon âme magnifie le Seigneur * et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse.

SERMON
Lorsque la Mère de Dieu révéla à ses proches sa mort prochaine, et lorsque ceux-ci se mirent à pleurer, elle leur dit pour les consoler : ne pleurez pas, mais réjouissez-vous, car après ma mort je serai plus proche du trône de Dieu, et m'entretenant avec Dieu, Mon Fils, il me sera plus facile de Le prier pour vous et d'obtenir de Lui plus rapidement des grâces pour vous.

pourrons-nous, mes frères et soeurs, quand nous mourrons, consoler nos proches avec de telles paroles ? Est-ce que chacun de nous pourra dire avant sa mort : ne pleurez pas, ne soyez pas affligés, lorsque je mourrai, je prierai pour vous là-haut, il me sera alors encore plus facile de prier pour vous.

Or cela est possible. Si, au travers de toutes les préoccupations et agitations du monde, nous prions pour nos proches avec application et un coeur pur, pourquoi ne pourrions-nous le faire après notre mort. Nous serons alors plus à même de le faire, rien ne pourra plus nous distraire de la prière. Oui, si nous souhaitons maintenant de tout notre coeur du bien à nos proches, au point d'être prêts à le souhaiter et à prier pour eux après notre mort, rien ne pourra s'opposer à ce que nous le fassions. Les désirs du coeur ne s'arrêtent pas avec la mort, mais demeure en nous.

Par contre celui qui ne prie pas sur terre pour ses proches ne pourra le faire après sa mort. Ce que l'homme n'acquiert pas ici-bas, il ne pourra pas l'acquérir après.

Lorsque nous songeons à nos proches défunts n'oublions pas non plus qu'ils prient là-haut pour nous. Il faut seulement que nous leur rappelions de prier pour nous, c'est-à-dire que nous prions nous-mêmes pour eux. Si nous  les oublions dans nos prières ici, ils peuvent oublier de prier pour nous là-haut.

"Reine des Cieux, Mère de Dieu ! En mourant Tu as promis de prier non seulement pour Tes proches mais pour le monde entier, pour tout homme. Et nous savons que Tu pries pour nous et que nous faisons notre salut grâce à Tes prières.

Très sainte Mère de Dieu, n'interromps pas Tes prières pour nous, fais descendre les grâces de Dieu sur nous. Notre seule consolation dans la vie est que Tu pries pour nous."

Après Sa mort, la Très sainte Mère de Dieu, Mère de notre sauveur, vit dans la plénitude de Son âme et de Son corps.

Mère de tous les Chrétiens, Elle ne cesse de protéger et de sauver tous ceux qui, dans leurs peines, leurs péchés et leurs maladies, s'adressent à Elle avec foi, espérance et amour.

Elle prie Son Fils et notre Dieu, afin que tous ceux qui se place sous sa protection soient secourus et sauvés.

Amis, Frères et soeurs, dans vos peines et vos maladies, adressez vous à ELLE avec foi et vous verrez les miracles qu'ELLE accomplira pour vous.

Croyez fermement à l'immortalité de votre âme ; appelez à l'aide la Très Sainte Mère de Dieu et Elle vous confirmera dans cette grande vérité.

Adressez-vous à ELLE pour qu'Elle éloigne de vous les démons.
Adressez-vous à ELLE pour qu'Elle vous délivre des tourments éternels.
Adressez-vous à ELLE pour qu'Elle fasse de vous des héritiers de la gloire indicible de Son Fils et notre Dieu.

Car ELLE est notre PROTECTION et notre INTERCESSION indéfectible. Amin !
(Sermons Orthodoxes. Sophia - l'Age d'Homme 2009)


Dormition de la Mère de Dieu.

L'Icône de la Dormition
Les Evangiles, mais aussi les Actes des Apôtres restent silencieux en ce qui concerne la mort de la Mère de Dieu.
L'Icône de la fête reflète ce que nous disent les textes de la Liturgie et des Offices, au-delà d'une approche historique.

Le beauté et la grandeur de la Mère de Dieu, qui a porté le Roi des rois, est signifiée par la richesse de la couche sur laquelle elle repose. La position horizontale contraste avec la verticale du Christ au centre de l'Icône.

Etrange situation, nous voyons ici celle qui figure dans les icônes avec dans ses bras l'Enfant qu'elle donne au monde, portée par son Fils. Le Christ portant ici son corps spirituel, transférant vers la vie la Mère de la VIE.
Regardons l'icône, nous voyons les archanges Michel, Gabriel et les autres Incorporels s'incliner devant "Celle qui est plus vénérable que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins."
Ils escortent le Christ dont la mandore souligne le rayonnement, émanation des énergies divines. Le Christ est ruisselant de lumière. Le Christ est le Maître de la vie, Il a terrassé la mort et en Lui demeure l'Esprit qui ressuscite.

puis nous voyons des femmes, et enfin les Apôtres, ils entourent la Mère de Dieu comme des enfants leur mère.

La Tradition Orthodoxe parle de la Dormition et non pas celui d'Assomption, car la Mère de Dieu passe par la mort pour bien montrer la force résurrectionnelle de Son Fils. L'ensevelissement de son corps incorruptible, car elle est la Toute-Pure, lui fait partager l'abaissement volontaire (kénose) de Son Fils mais aussi son élévation.

Elle devient la première du genre humain à être ainsi relevée.

Cette vision mystérique met en évidence l'unité des Apôtres et du monde céleste autour de la Mère de Dieu, présentée comme la souveraine de l'univers, qui, à l'exemple de l'échelle de Jacob, relie le ciel et la terre, échelle du Paradis.

Le chandelier devant sa couche (icône du haut) rappelle qu'Elle est "le chandelier de l'inaccessible Clarté, l'espérance", et sa main pointant vers le ciel nous invite à rechercher les choses d'en haut.

Puissant intercesseur à l'heure de notre départ vers le Seigneur, la Mère de Dieu, notre Mère, se tient désormais, comme le montre l'Icône de la DEISIS (intercession), aux côtés de Son Fils, notre Dieu, qu'Elle prie pour nous.
Eglise monastique de Nîmes.
La grande DEISIS (Intercession)