mercredi 28 août 2013

Eglise monastique de Nîmes, sur la gauche le Mandylion.

16 / 29 août 2013

TRANSLATION D'EDESSE A CONSTANTINOPLE  DE L'IMAGE NON_PEINTE DE_MAIN D'HOMME, LE SAINT MANDYLION DE NOTRE SEIGNEUR JESUS CHRIST
Troisième fête du Sauveur du mois d'août

Lectures :

Epître : Colossiens 1, 12-18.

Evangile : Luc 9, 51-56  ;  10, 22-24.

Tropaire ton 2
Devant Ta sainte Icône nous nous prosternons, Dieu de bonté, * implorant le pardon de nos fautes, ô Christ notre Dieu, * car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix * pour sauver Ta créature de la servitude de l'Ennemi ; * aussi dans l'action de grâce nous Te crions: * Tu as rempli de joie l'univers, * ô notre Sauveur, en venant porter au monde le salut.

Commentaire:
Au temps de la vie terrestre de Notre seigneur Dieu et sauveur Jésus Christ, le roi d'Edesse, ABGAR qui souffrait de la lèpre et d'inflammation aux articulations, entendit parler des miracles que jésus accomplissait.
Ne pouvant se déplacer, ni même se présenter devant ses sujets, il envoya à Jérusalem un homme nommé ANANIE, muni d'une lettre adressée à Jésus, dans laquelle il demandait à Jésus de venir jusqu'à Edesse pour le guérir.
Il chargea Ananie, qui était un excellent peintre, de faire le portrait de celui dont on disait qu'Il était Fils de Dieu.
Arrivé auprès de Jésus, Ananie remit la lettre au Seigneur qui était entouré d'une grande foule et, montant sur une pierre d'où il pouvait mieux le voir, il s'efforça d'en faire une esquisse.
Mais il lui fut impossible de fixer les traits du Sauveur, car son visage semblait changer sans cesse d'aspect, sous l'effet de la grâce indicible qui s'en dégageait.
Le Christ devina le dessein d'Ananie et, voulant montrer qu'on ne peut séparer son humanité de Sa 
divinité, Il donna satisfaction à son pieux désir en accomplissant un grand miracle.
Il fit apporter une petite bassine, s'y lava le visage et l'essuya avec un linge plié en quatre.
Aussitôt Ses traits furent miraculeusement imprimés de manière indélébile sur ce Mandylion, sans le secours d'une main humaine. 
Il le remit à Ananie avec une lettre adressée à Abgar dans laquelle il lui promettait qu'une fois Sa mission terminée, quand il serait remonté au ciel, Il lui enverrait un de Ses Disciples, pour lui procurer le salut de l'âme et du corps.

Le roi Abgar reçut Ananie avec une très grande joie et se prosternant devant l'Image de la Sainte face, il fut presque entièrement guéri de la lèpre, à l'exception d'une plaie au front.
Après l'Ascension du Seigneur et la pentecôte, le Saint Apôtre Thaddée partit pour Edesse où il proclama la Bonne Nouvelle. Il baptisa le roi et une grande partie de la population.
En sortant de la fontaine baptismale Abgar était complètement guéri et il rendit grâce à Dieu
Par la suite, il montra une très grande dévotion à l'Icône "NON FAITE DE MAIN D'HOMME".
Lorsque son petit fils s'assit sur le trône, il entreprit de faire retourner le peuple au paganisme et forma le projet de détruire l'Icône.

Avertit des projets de roi, l'évêque d'Edesse fit boucher la niche où se trouvait l'Icône, après avoir placé devant elle une lampe allumée.

De nombreuses années passèrent, et bien que le royaume fut redevenu chrétien, on oublia l'existence de l'Icône.

Lorsque le roi des Perses Chrosroês assiégea la ville en 544, jetant le peuple dans une grande terreur, l'évêque d'alors Eulalios, eut une vision lui révélant l'endroit où se trouvait l'Icône du Sauveur, par la protection de laquelle ils pourraient vaincre.

l'évêque fit dégager l'endroit, et  à sa grande surprise en découvrant l'Icône intacte, il constata qu'après cinq cents ans, la veilleuse se trouvait toujours allumée. De plus, sur la brique qui bouchait la cavité, il trouva imprimée la réplique exacte de l'Image du Mandylion.

les habitants formèrent une longue procession, portant les deux trophées dans un grand tumulte, qui jeta l'effroi dans les rangs des assiégeants. Et quand l'évêque les aspergea avec l'huile de la veilleuse, elle se transforma en un feu ardent qui leur fit prendre la fuite.

Tombée aux mains des Perses, puis reprise par l'empereur Héraclius en 628, la ville d'Edesse fut bientôt conquise par les Arabes. L'armée chrétienne l'ayant reprise, l'empereur Romain Lécapène s'empressa de faire transférer à Constantinople le Saint Mandylion et les lettres d'Abgar (15 août 944).

Accueillie par une foule immense, la Sainte Image, prototype de toutes les Icônes fut d'abord déposée dans l'église des Blachernes, puis, le lendemain, à Sainte Sophie, et de là dans l'église de la Mère de Dieu du Phare, dans l'enceinte du palais, pour la protection de le Reine des villes et de tout le peuple.

Après la prise de Constantinople par les Croisés en 1204, on perdit la trace du Saint Mandylion d'Edesse.

"De la fête du Seigneur * voici à nouveau le jour divin : * celui qui siège en les hauteurs * à travers Son Image sacrée * nous rend visite à présent * et Celui qui demeure invisible aux Chérubins * se laisse voir en Ses traits * que l'Image reproduit, * puisque le Père de Sa main * à sa ressemblance ineffablement l'a formé; * devant elle nous prosternant avec amour et foi, nous sommes sanctifiés."
(Vêpres de la Fête, lucernaire, ton 2)