vendredi 9 août 2013

Le 27 juillet calendrier Orthodoxe,
9 août au calendrier civil 2013

Nous faisons mémoire

du Saint et Grand Martyr PANTELEIMON L'ANARGYRE
(c) Saint Pantéléimon, martyr et Anargyre

Lectures :
Epître du Saint : 2 Timothée 1-10.

Evangile du Saint : Jean 15, 17-16 : 2


Epître du jour : 1 Corinthiens 7, 35-8 : 7

Evangile du jour : Matthieu 15, 29-31.

Jour de jeûne. Huile et vin.

TROPAIRES ton 3 :
 Victorieux Martyr et Guérisseur Pantéléimon, * intercède auprès du Dieu de miséricorde * pour qu'à nos âmes Il accorde le pardon de nos péchés.
ou du ton 3 : 
  Grâce à la science que te donne ta sainteté, * tu es capable de guérir *  gratuitement les âmes et les corps; * chasse donc, trésor de miséricorde, Pantéléimon, * loin de nous les maladies,  illustre martyr, et prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.

KONDAKION ton 5 :
Imitateur de la suprême Compassion, * ayant reçu le pouvoir de guérison, * Athlète vainqueur et Témoin du Christ notre Dieu, * par tes prières guéris nos spirituelles maladies, écartant les pierres d'achoppement * qu'en tout temps met l'ennemi sous les pas * de ceux qui ne cessent de chanter, * Seigneur, accorde-nous Ton Salut.

SYNAXAIRE DU SAINT
Saint Pantéléimon est né à Nicomédie, son père sénateur était païen et sa mère était chrétienne. Confié à un médecin pour son éducation, il parvint en peu de temps à une connaissance parfaite de l'art médical, au point que l'empereur Maximien, ayant remarqué ses qualités, projetait de le prendre au palais comme médecin personnel.

Comme le jeune homme passait chaque jour devant la maison où était caché Saint Hermolaos (26 juillet), le Saint Prêtre, devinant à son allure la qualité de son âme, l'invita un jour à entrer et se mit à lui enseigner que la science médicale ne peut procurer qu'un bien faible soulagement à notre nature souffrante et sujette à la mort, et que seul le Christ, le seul vrai Médecin, est venu nous apporter le Salut, sans remèdes et grtauitement.
Pantéléimon se mit à fréquenter Saint Hermolaos régulièrement et il fut instruit par lui du Grand Mystère de la Foi.

Un jour, sur son chemin, il rencontra un enfant mort suite à une piqûre de vipère. Il invoqua le Nom du Christ et, aussitôt, l'enfant se releva et le reptile périt. Plein de joie il courut chez Hermolaos pour lui demander sans retard le Saint Baptême.

Il resta ensuite auprès du prêtre pour jouir de son enseignement et il ne rentra chez lui que le huitième jour.   

Quelque temps après, on amena chez le sénateur un aveugle qui supplia Pantéléimon de le guérir. Confiant dans le Christ, le jeune homme assura devant son père étonné qu'il allait le guérir, et aussitôt l'homme retrouva l'usage de la vue, non seulement des yeux corporels, mais aussi des yeux de l'âme, car il reconnut que le Christ l'avait guéri. Il fut baptisé par saint Hermolaos, en compagnie du père de Pantéléimon, qui ne tarda pas a s'endormir en paix.

Pantéléimon distribua son héritage aux pauvres, libéra ses esclaves et s'adonna avec un zèle redoublé au soin des malades, auxquels il ne demandait pour tout honoraire que de croire au Christ.  

Les médecins de Nicomédie se mirent à nourrir à son égard des sentiments de jalousie, et comme il avait soigné un Chrétien qui venait d'être torturé par ordre de l'empereur, ils saisirent l'occasion pour le dénoncer à Maximien.

L'empereur fit convoqué l'ex-aveugle, l'écouta.  Il fit décapiter le pauvre homme et fit arrêter Pantéléimon. L'empereur lui reprocha d'avoir abuser de sa confiance, et l'accusa d'insulter les idoles et d'adorer un homme mort crucifié.  

Pantéléimon répondit que la Foi et la piété envers le Vrai Dieu sont supérieures à toutes les richesses et à tous les honneurs de ce monde de vanité.

Le saint proposa à l'empereur une mise à l'épreuve.
Om amena un paralytique, sur lequel les prêtres des faux dieux firent des incantations. Leurs efforts furent vains et sans effet. Pantéléimon fit monter vers Dieu sa prière et prenant le paralytique par la main, il le releva au nom du Christ. 

les prêtres païens pressèrent l'empereur de mettre à mort ce dangereux rival.

Maximien rappela au Saint les tortures infligées à saint Anthime (cf.3 septembre). Pantéléimon répliqua que si un vieillard avait montré un tel courage, à plus forte raison, les jeunes devaient se montrer vaillants dans l'épreuve.

L'empereur le livra à la torture.

Attaché à un poteau, on lui lacéra les flancs avec des ongles de fer, puis on lui passa une torche enflammée sur les plaies. Mais le Christ apparu au Saint Martyr sous les traits de son père spirituel Saint Hermolaos, lui dit : "Ne crains rien mon enfant, car je suis avec toi, et je te porterai secours en tout ce que tu souffriras pour moi."
Aussitôt la torche s'éteignit et les plaies du Saint se retrouvèrent guéries.
Il fut soumis au plomb fondu, jeté à la mer avec des lourdes pierres, livré aux fauves, mais toujours, le Christ le protégea, et les bêtes vinrent se rouler à ses pieds en léchant tendrement.

L'empereur, plus sauvage que les animaux sauvages, fit lier le Saint sur une roue garnie de lames tranchantes, qu'on ferait dévaler d'un lieu élevé devant toute la ville réunie.

De nouveau le Seigneur intervint miraculeusement : IL délivra Son serviteur de ses liens et la roue écrasa sur son passage un grand nombre de païens.

Hermolaos fut arrêté, ainsi que ses compagnons, ils furent martyrisés et ils confessèrent glorieusement le Christ. 

Après la mort glorieuse de sain Hermoléos, l'empreur fit de nouveau comparaître le jeune homme et, prétendant que les Martyrs s'étaient soumis, il tenta de le convaincre de sacrifier; pour toute réponse le bienheureux demanda à les voir.
Comme le souverain répondait qu'il les avait envoyés en mission dans une autre ville, Pantéléimon répliqua : "Tu as dit la vérité malgré toi, ô menteur, car ils sont maintenant dans la Jérusalem céleste !"

Constatant qu'il ne pourrait pas vaincre le Saint, Maximien ordonna de lui couper la tête et de jeter son corpas au feu.

Arrivé au lieu d'exécution, en dehors de la ville, au moment où le bourreau brandissait son glaive, celui-ci fondit comme la cire sous l'action du feu.

Devant ce nouveau miracle, les soldats présents confessèrent le Nom du Christ. Le saint les exhorta cependant à accomplir leur besogne, et il éleva une dernière prière. Une voix céleste lui répondit : "Serviteur fidèle, ton désir va maintenant être comblé, les portes du ciel te sont ouvertes, ta couronne est préparée. Tu seras désormais le refuge des désespérés, le secours des éprouvés, le médecin des malades et la terreur des démons, c'est pourquoi ton nom sera PANTELEIMON (ce qui signifie très miséricordieux) . Il inclina la nuque et, quand sa tête tomba, du lait coula de son cou, son corps devint blanc comme neige, et l'olivier desséché auquel il était attaché reverdit et donna des fruits en abondance.

les soldats, à qui on avait donné l'ordre de brûler la dépouille du saint, la remirent à des fidèles qui l'ensevelirent pieusement dans la propriété d'Amantios le Scholastique, et ils allèrent proclamer la Bonne Nouvelle en d'autres lieux.

Depuis, les reliques de Saint PANTELEIMON n'ont cessé de procurer la guérison et la grâce du Christ, le seul Médecin des âmes et des corps, à tous ceux qui s'en approchent avec piété.

PAR LES PRIERES DE 
SAINT PANTELEIMON,
SEIGNEUR JESUS CHRIST, FILS DE DIEU,
AIE PITIE DE NOUS !