vendredi 16 août 2013


MEDITATION
(D'après des textes de saint Anastase le Sinaïte)

Lorsque nous venons à la Divine Liturgie, nous apportons trop souvent avec nous la mollesse, le manque de conviction, la lassitude, autant de choses qui sont à l'oeuvre en nous en ces instants là, nous qui paraissons être chrétien.

Qu'y-a-t-il de plus dangereux que cette manière d'agir qui fait que, à l'heure où nous recelons en nous-mêmes rapacité, colère, rancoeur, méchanceté et une foule de péché, nous nous trempons un peu les mains dans l'eau et nous nous avançons vers le Saint Corps et le Sang divin qui a été versé pour le salut du monde?

Nous nous lavons les mains avant d'entrer à l'église et nous ne purifions pas notre coeur ? sont-ce les mains qui parlent, qui chantent les louanges ? C'est au coeur à proférer ces saintes paroles, c'est lui que Dieu regarde : s'il est souillé, la pureté du corps ne sert de rien.
Quel fruit, quel avantage retireras-tu de laver les mains du corps, si tu laisses dans l'impureté les mains de l'âme ?

Prier sans avoir lavé ses mains, cela est indifférent : mais prier sans avoir purifier sa conscience, c'est le plus horrible de tous les maux. (Jean Chrysostome, hom. 73, pg 59, col. 399-400)

Relisons l'Evangile, ne voyons-nous pas comment Judas, lorsqu'il communia de façon indigne et fourbe au Corps du Maître, fut aussitôt condamné et ouvrit au Mauvais une plus vaste carrière?
Il est écrit que dés qu'il prit une seule bouchée, Satan entra en lui.
Ce n'est pas que le diable ait méprisé le Pain, mais il triompha de celui qui y communiait parce que c'était alors pour sa condamnation que ce dernier y avait pris part.
Ainsi ceux qui participent indignement aux Divins Mystères sont souvent assaillis et envahis par le diable, comme il arriva à Judas. (Jean Chrysostome, sur la trahison de Judas, hom 1 pg 49, col. 380)

Avec quelle conscience avançons-nous vers les Saints Mystères, avec quelle âmes, alors que trop souvent au-dedans de nous notre conscience nous condamne. Oserions-nous toucher les vêtements de nos amis avec des mains pleines de fumier ?
Si nous avions les mains souillées nous nous laverions les mains, et alors seulement on saluerait nos amis, on oserait les toucher.

Pourquoi n'offrons-nous pas à Dieu le même respect, le même amour ?

Ce n'est pas le fait d'entrer dans l'Eglise de Dieu et d'embrasser les divines représentations des saintes Icônes ainsi que les vénérables Croix qui est agréable à Dieu. Ce n'est pas le fait de se laver les mains qui est une purification, mais de lui de fuir la souillures des péchés, de s'en laver et de se débarrasser des chaînes des transgressions par la confession, les larmes et l'humilité de l'âme, puis de s'avancer, ainsi disposé, vers les très purs Mystères.