samedi 21 décembre 2013

26ème DIMANCHE  après PENTECÔTE
TON 1

Conception par Sainte Anne de la Mère de Dieu

DIVINE LITURGIE   10 H 30
à la Fraternité monastique



LECTURES :

Orthros (matines) : Evangile Luc 24, 1-12.

Divine Liturgie :
Epître : Ephésiens 5, 8-19.
Evangile : Luc 13, 10-17.
(La femme courbée)

Carême de la Nativité : Poisson, huile et vin.

La femme courbée.

Lectures pour la Conception par sainte Anne de la Mère de Dieu:

Epître : Galates : 4, 22-31.

Evangile : Luc 8, 16-21.

Atelier d'Icône Marie LAVIE.
JOACHIM et ANNE

TROPAIRE ton 1  :
Malgré les scellés posés sur le tombeau * et les soldats gardant ton corps immaculé, * Tu es ressuscité le troisième jour, * donnant la vie au monde, Dieu sauveur, * et du haut des cieux les Anges te chantèrent comme à la Source de Vie : * Gloire à Ta Résurrection, ô Christ, * gloire à Ta royauté, * gloire à Ton oeuvre de salut, Seigneur Ami des hommes.

TROPAIRE de la Conception par Sainte Anne Ton 4:
En ce jour sont brisées les chaînes de la stérilité, * car Dieu exauce la prière d'Anne et de Joachim: * Il leur promet clairement la naissance inespérée * de la divine enfant qui doit à son tour * enfanter l'Infini dans la chair des mortels, * celui même qui ordonne à l'Ange de lui crier : * Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

KONDAKION ton 1 :
Ressuscité du Tombeau dans la gloire divine, * Tu as ressuscité le monde avec  Toi; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s'évanouit, Adam jubile, Seigneur, * et Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l'allégresse: * O Christ, c'est Toi qui accordes à tous * la résurrection.


KONDAKION de Sainte Anne ton 4 :
L'univers célèbre en ce jour * la Conception d'Anne survenue par divine volonté: * elle conçoit en effet * celle qui à son tour concevra * de manière ineffable le Verbe de Dieu.

MEDITATION
L'Evangile de ce jour rend témoignage de la guérison de la femme qui, depuis dix huit années, était possédée d'un esprit impur la rendant infirme : elle était courbée et ne pouvait pas se redresser.
Le Seigneur Lui-même dit que Satan pris sur cette femme un pouvoir qui la rendait percluse.

Ceci nous amène à nous poser la question : ne sommes-nous pas, nous aussi, sous l'emprise de Satan ? Les péchés qui ont été semés en abondance par lui dès le début et qu'il a cultivé avec zèle chez les incroyants et les hommes de peu de foi, chez tous qui ne sont pas sévères avec eux-mêmes, rendent les hommes infirmes.

S'abandonner au péché, c'est s'abaisser entièrement jusqu'à terre, sans pouvoir s'élever, ni par ses pensées, ni par son désir, ni par son action.

Prenons, par exemple, le cas où nous venons à l'église pour assister à l'Office divin, pour vénérer et prier notre Seigneur et Sauveur, lui apporter notre reconnaissance et notre louange, comme un sacrifice du coeur. 
Qu'en est-il réellement pour beaucoup d'entre-nous ?
A l'église les pensées, les soucis et les préoccupations, les penchants et les passions dominent le coeur et tirent l'homme vers la terre, le détournent de Dieu, de la grâce et de la vie selon la grâce.
L'âme, blessée, perturbée, demeure impuissante.

Quand bien même l'homme eût voulu se prosterner devant Dieu, s'élever dans Sa direction, dépasser ses penchants et goûter la paix et la joie en l'Esprit Saint, il ne pourrait le faire sans la grâce particulière de Dieu : il se sent lié intérieurement, il perçoit les filets ennemis qui l'entravent, une force invisible le retenant comme par une bride, le chevauchant comme un cheval, le réduisant en esclave.
Cela arrive notamment à ceux qui ne vont pas souvent à l'église ou qui assistent aux offices sans participation du coeur. Ceux qui participent à la Liturgie avec leur coeur, repoussent les ennemis invisibles, car la grâce est plus forte que les tentatives des démons.
Tout péché mutile notre âme. 
Notre âme est mutilée par la pensée débridée, l'incroyance, le blasphème, l'orgueil, la colère, la haine et l'irritabilité, l'envie et la malveillance, la satisfaction méchante; la jalousie, le mensonge, la médisance, la calomnie, l'amour de la possession, l'avarice, la dureté du coeur, l'intempérance, l'ivrognerie; l'ignorance, l'ennui et le désespoir.

Tous ces péchés et leurs semblables lient, mutilent et tuent l'âme, la repousse vers la terre et l'empêchent de s'élever vers Dieu.

Le chrétien, qui est appelé par le Seigneur à hériter du Ciel, doit se prendre d'amour pour les choses d'en haut, là où le Christ est assis à la droite de Dieu, et non pour les choses qui sont sur la terre
(Colos. III, 2)
 C'est là qu'est sa patrie éternelle. Amin.
(Saint Jean de Kronstadt. Sermons orthodoxes- Age d'homme)