mardi 17 décembre 2013

Ce 4 décembre du calendrier des Saints Pères,
le 17 décembre du calendrier civil,

nous faisons mémoire de la

Sainte et Grande Martyre BARBARA
 ainsi que de 
Saint JEAN DAMASCENE.

Sainte BARBARA - Martyre.

Lectures de sainte BARBARA :

Epître : Galates 3, 23-29.
Evangile : Marc 5, 24-34.

Lectures du jour :
Epître : 1 Timothée 1, 8-14.
Evangile : Luc 21, 12-19.

TROPAIRE ton 8 :
Honorons de nos hymnes sainte Barbara : * elle a rompu les filets de l'ennemi * et comme un oiseau elle s'en est échappée * par le secours et la protection de la Croix.

KONDAKION ton 4 :
Celui qu'en trois Personnes nous chantons dans la foi, * tu l'as suivi, sainte martyre Barbara, * éteignant l'ardeur du culte des faux-dieux; * au milieu de l'arène luttant vaillamment, * tu n'as pas craint les menaces des tyrans, * mais tu ne cessais de chanter à pleine voix : * J'adore l'unique Dieu, la Sainte Trinité.

Saint Jean Damascène.


TROPAIRE ton 8 :
L'instrument divin de l'Eglise, l'harmonieuse lyre de la foi, * c'est bien toi, Père très-digne d'acclamation; * grâce aux lueurs de tes sages enseignements * tu éclaires les confins de l'univers; *intercède, vénérable Père Jean, auprès du Christ notre Dieu * pour qu'Il nous accorde la grâce du salut.

KONDAKION ton 4 : 
Fidèles, chantons l'hymnographe sacré, * le docteur et luminaire de l'Eglise, saint Jean, * celui, qui s'opposant aux ennemis, * repoussa l'erreur des hérésies * en prenant pour arme la Croix du Seigneur; * et comme chaleureux intercesseur auprès de Dieu * il procure à tous le pardon d leurs péchés.


SAINTE BARBARA :
Fille d'un riche païen d'Héliopolis se nommant Dioscore, elle vivait sous le règne de l'empereur Maximien (284-305).
Son père était jaloux de la beauté de sa fille. Devant partir en voyage, il fit enfermer Barbara en haut d'une tour de son palais, afin qu'aucun homme ne puisse l'apercevoir.
Il l'avait comblé de tous les biens et lui avait donné une éducation très raffinée.
D'elle-même, en contemplant le reflet de la présence de Dieu dans la nature, elle était parvenue à la connaissance du Dieu UN dans la Trinité et,  se détournant des vanités, elle ne sentait  son coeur s'émouvoir que pour le Christ.
Son père avait fait construire un bain au pied de la tour et avait demandé d'y faire deux fenêtres.
En voyant la construction pendant l'absence de son père, Barbara commanda aux ouvriers d'ouvrir une troisième fenêtre, pour que la salle soit éclairée par une triple lumière, symbole de la triple lumière du Père, du Fils et du Saint Esprit, qui illumine tout homme venant au monde.
Dioscore rentre de son voyage avec une proposition d'un riche mariage, il s'oppose au refus de sa fille qui désire donner sa vie au Christ.
L'étonnement de Dioscore se changea en une violente colère lorsqu'il vit la troisième fenêtre ouverte sur l'ordre de sa fille.
Comme il lui en demandait la raison, Barbara fit devant lui le signe de la Croix et, lui montrant ses trois doigts réunis, elle lui dit : "Le Père, le Fils et le Saint Esprit, c'est par cette unique lumière que toute la création est illuminée, et c'est par ce signe que les hommes sont sauvés."
Furieux, Dioscore prit son épée et voulut trancher la tête de sa fille, mais elle réussit à s'échapper et à se réfugier dans la montagne, où un rocher se fendit miraculeusement pour l'abriter.
Elle fut dénoncée et son père la découvrit. Il l'a livra au gouverneur. Devant le gouverneur elle confessa le Christ et méprisa les idoles.
Elle fut cruellement frappée et torturée, puis jetée dans un cachot.
La nuit, le Seigneur Christ lui apparut entouré d'une radieuse lumière et, après avoir guéri toutes ses blessures, Il lui promit de l'assister jusqu'à la fin dans son combat.
Elle comparut une nouvelle fois devant ses bourreaux surpris de la voir sans traces de ses blessures.
On la soumis à de nouveaux supplices.
On la livra complètement dévêtu aux regards du public, mais un globe de feu descendit soudain du ciel, recouvrant la jeune fille d'un vêtement de lumière.
Devant ce spectacle et les miracles si visibles de Dieu, une jeune femme du nom de Julienne se déclara ouvertement chrétienne, arrêtée, on lui fit partager les tortures de Barbara.
L gouverneur décida de leur couper la tête.
Dioscore, le père de Barbara proposa au gouverneur de trancher lui-même la tête de sa fille.
Au sommet de la montagne où devait avoir lieu l'exécution les deux jeunes femmes offrirent leurs âmes au Seigneur.
Julienne décapitée par un bourreau et Barbara décapitée par son propre père.
Dès qu'il prit le chemin du retour, Dioscore fut soudain frappé par un coup de foudre et réduit en cendres.


Par les prières de sainte Barbara,
Seigneur Jésus Christ,
aie pitié de  nous.


Notre Père théophore saint JEAN de DAMAS.
Le ville de Damas, capital de la Syrie, était tombée sous la domination arabe en 635 et était devenue le siège du califat.
Malgré la lourde pression exercée sur les chrétiens, Serge Mansour, représentant d'une des plus illustres familles de la ville, avait réussi à gagner la confiance du calife Abdul-Malik (685-705) et était devenu son intendant général pour les affaires concernant les populations chrétiennes soumises au tribut.
De cet homme  juste et bon naquit, vers 680, notre saint Père Jean, l'instrument mélodieux du Saint Esprit.
Jean grandit et progresse en sagesse en compagnie de son frère adoptif saint COSMAS (fêté le 14 octobre au calendrier orthodoxe), recueilli par Serge à la mort de ses parents.
Les deux frères furent initiés à la philosophie et à toutes les sciences de leur temps par le savant moine Cosmas, originaire d'Italie, qui avait été racheté aux Arabes par Serge. La vive intelligence des deux jeunes garçons les firent progresser et exceller rapidement dans l'art de la poésie et de la musique, si bien qu'au bout de quelques années leur maître demanda à leur père la permission de  se retirer dans la Laure de Saint-Sabas(Laure=monastère)
Jean, qui connaissait parfaitement l'arabe et le grec, succéda à son père dans sa haute charge à la mort de ce dernier, sous le calife Walîd (705-715).

Quelques années plus tard, Léon III l'Isaurien monta sur le trône de Byzance et ne tarda pas à tourmenter la Sainte Eglise du Christ en s'attaquant à le vénération des saintes Icônes.

En apprenant cela, en défenseur de la Foi Orthodoxe, Jean envoya de Damas de nombreuses lettres à Byzance pour justifier, à l'aide d'arguments puisés dans les Saintes Ecritures et les écrits des Pères, le culte des saintes Icônes.

Il s'attira ainsi la haine du monarque qui, pour se débarrasser de lui, fit parvenir au calife une fausse lettre de Jean, proposant à l'empereur de venir s'emparer de Damas.

Le calife furieux fit couper la main droite de son conseiller.

Le soir même, après avoir déposé le membre inerte auprès de l'Icône de la Mère de Dieu, Jean passa de longues heures à prier avec larmes la Souveraine du monde de lui rendre l'usage de sa main.
S'étant assoupi, il vit l'Icône s'animer et entendit la Toute Sainte le consoler.
A son réveil, il découvrit avec émerveillement que sa main droite était rétablie, et il décida désormais de la consacrer à la louange de la Mère de Dieu, du Christ et à la défense de la Foi Orthodoxe.

Il renonça à ses fonctions, distribua sa fortune et, en compagnie de Cosmas, partit pour Jérusalem, afin de devenir moine à Saint Sabas.

Confié par l'higoumène de la lauré à un ancien expérimenté dans les combats de la vertu, Jean se vit interdire toute activité qui lui rappellerait sa gloire passée : philosophie, sciences, poésie, chant et écriture, et il reçut l'ordre de se consacrer sans murmure aux plus viles tâches afin de progresser dans l'obéissance et l'humilité.

Le jeune homme montra un zèle admirable pour renoncer en tout à sa volonté propre.

Un jour, à la demande d'un voisin qui venait de perdre un parent, il composa pour le consoler un TROPAIRE, encore en usage de nos jours, malgré l'interdiction de son père spirituel.

En apprenant cet désobéissance, son ancien lui ordonna de ramasser tous les immondices de la laudes avec ses mains, ce qu'il fit sans rien dire, ni se plaindre.

Quelques jours plus tard, la Mère de Dieu apparut aux vieux moine et lui demanda de laisser désormais son disciple composer des hymnes et des poèmes, qui allaient surpasser en beauté et en douceur les psaumes et les odes des saints prophètes.

Tel un harpe aux accents mélodieux, Jean fit alors retentir sous l'inspiration de l'Esprit un grand nombre d'hymnes à l'harmonie parfaite.

C'est lui qui a composé le Canon que nous chantons à Pâques et qui rédigea dans leur plus grande part les hymnes de l'Octoèque en l'honneur de la Résurrection.

Il est l'auteur d'homélies en l'honneur des fêtes du Seigneur, de la Mère de Dieu et des Saints.

Saint jean damascène a exposé, dans une trilogie intitulée SOURCE DE LA CONNAISSANCE, l'essentiel de la foi chrétienne à l'aide d'expression d'une densité et d'une clarté si admirable qu'on a pu considérer son oeuvre comme le sceau et le couronnement de la grande ère patristique.

Son EXPOSE DE LA FOI ORTHODOXE est la référencer la plus sûre pour le chrétien orthodoxe sur tout ce qui concerne le dogme et un monument exemplaire de la tradition chrétienne.

Saint Jean Damascène s'endormit en paix dans le Seigneur à l'âge de cent quatre ans (104 ans).

On peut encore vénérer la grotte dans laquelle il s'était retiré au monastère de saint Sabas.

Par les prières de saint Jean de Damas,
Seigneur Jésus Christ,
aie pitié de nous !