mercredi 22 janvier 2014




Epître de Jacques 1, 1-18.

Tenez pour joie suprême, mes frères, d'être en butte à des épreuves multiples, sachant que l'épreuve de notre foi produit la patience.

Si l'un de vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous sans discrimination.

Mais qu'il demande avec foi, sans hésitation, car celui qui hésite ressemble au flot de la mer, agité et soulevé par le vent.

Que cet homme ne s'imagine pas recevoir quoi que ce soit du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies.

Bienheureux l'homme qui supporte l'épreuve, car une fois éprouvé, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui l'aiment.

Que personne ne s'y trompe, tout don excellent, toute donation parfaite bien d'En-Haut et descend du Père des lumières, en qui n'existe aucun changement, ni l'ombre d'une variation.



MEDITATION
(St. Grégoire Palamas. Lettre à Xénie la moniale. Ed. l'Age d'Homme. Lumière du Thabor)

L'âme délivrée de l'amertume du péché, par la contrition, reçoit, en retour, le contentement spirituel, cette consolation, par laquelle le Seigneur proclame : "Bienheureux" les affligés. (Matthieu 5, 4)

Saint Jean Climaque dans ses homélies spirituelles, dit que du coeur contrit par la soif et les veilles, jaillissent les larmes et que celui qui aura subi cette épreuve, rira du rire bienheureux, qu'il sera consolé comme le Seigneur l'a promis.
(St. Jean Climaque. L'Echelle Sainte, degrés 6, 7, 4, 41, 50 et 54)

La cause de l'affliction bienheureuse qui provient de la pauvreté corporelle aimée de Dieu est celle dont j'ai déjà parlé.

La pauvreté matérielle n'est agréable à Dieu qu'unie à la pauvreté de l'esprit.

Quand l'homme quitte le monde abandonnant terres et argent, ou les distribuant, selon le commandement du Seigneur (Luc 14, 33), il se libère de tous les soucis. Son âme revient à elle-même libre de tous tracas.

Eglise de la Fraternité monastique de Nîmes.

L'esprit libéré de toute chose sensible s'élève au-dessus du déluge de l'agitation des affaires terrestres, se tourne vers l'homme intérieur, saisit les passions de l'âme accumulées au cours de ses errements terrestres et se presse d'aller laver ses souillures dans les larmes de l'affliction.(…)

Avec la paix des pensées, Dieu donne aussi, au début, l'humilité qui engendre, coordonne et parfait toujours les vertus, laquelle n'est pas faite de paroles et d'attitudes que chacun peut acquérir, mais qui est un fruit dont témoigne l'Esprit Bon et Divin qui l'a crée et la renouvelle dans nos entrailles. (Psaume 50, 12).

Dans la paix et l'humilité se trouve le paradis spirituel, gardé par une clôture de sécurité et où poussent toutes sortes d'arbres de la vraie vertu;  au milieu de ce paradis s'élèvent les palais sacrés de l'amour et dans ses propylées fleurit la joie ineffable que personne ne peut nous ravir, avant-goût du siècle à venir.