samedi 8 février 2014

Dimanche 27 Janvier au calendrier orthodoxe
9 février au calendrier civil

DIMANCHE du PHARISIEN 
et du PUBLICAIN 
Ton 8
Commencement du TRIODE
Semaine sans jeûne.

Divine Liturgie à la Fraternité Monastique
10 h 30


LECTURES :

Orthros (matines) : Evangile Jean 21, 15-25.

Liturgie: 
Epître : 2 Timothée 3, 10-15.

Evangile : Luc 18, 10-14.
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Transfert des reliques de saint Jean Chrysostome:

Lectures :
Epître : Hébreux 7, 26-8 : 2.
Evangile : Jean 10, 9-16.
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Synaxe des Nouveaux Martyrs et Confesseurs de l'Eglise Russe au XXème siècle:

Lectures : Epître : Romains 8, 28-39.
                 Evangile : Luc 21, 12-19.
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TROPAIRE du dimanche ton 8 :
Du ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés; * notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à Toi.

KONDAKION du Publicain ton 4:
Du Pharisien fuyons la jactance, * du Publicain apprenons l'humilité * et gémissons sur nos péchés * en disant au Sauveur : * Pardonne-nous, Seigneur, qui seul est indulgent.

MEDITATION
A certaines personnes, qui se considèrent comme justes, mais qui abaissent les autres, le Seigneur dit cette parabole:
Deux personnes entrent dans le temple pour prier: l'un est Pharisien, l'autre Publicain (collecteur d'impôts).
Le Pharisien se lève et prie : Mon Dieu ! Je te remercie de ne pas être comme les autres gens, les voleurs, les vexateurs, les adultères ou même comme ce Publicain ici présent. Moi, je jeûne deux fois par semaine, je donne le dixième de ce que j'acquiers.
Le Publicain, lui, se tenait plus loin, il ne se permettait pas de lever les yeux vers le ciel; mais il se frappait la poitrine et disait :Seigneur, aie pitié de moi, je suis pécheur !
Jésus dit, que ce Publicain est rentré chez plus justifié que le Pharisien, car celui qui s'élève sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse sera élevé.

Voilà bien où conduit l'habitude de s'adresser soi-même des louanges, et de dire du mal des autres en les abaissant !
Regardons ce Pharisien qui prie dans le temple de Dieu.
Il n'enlève rien à personne, il ne blesse personne, il mène une vie chaste, il jeûne, il donne au temple et aux pauvres.
Qui peut dire que cet homme n'est pas juste ?
Pourtant, ce n'est pas lui qui rentre du temple justifié, mais le Publicain.
Pourquoi?
Parce que ce Pharisien a perdu le fruit de ses oeuvres en se vantant et parce qu'il a critiqué et jugé le Publicain.
Maintenant tournons les regards vers le Publicain qui se tient au fond du temple.
Il se tient à l'écart de tous, il est dans la contrition, il se frappe la poitrine, il regarde le sol avec humilité. Il se reconnaît comme étant un grand pécheur.
Il rentre chez lui justifié nous dit l'Evangile, parce qu'il a reconnu lui-même ce qu'il était, un pécheur.

Nous avons tous tendance à nous vanter, à juger plus ou moins les autres, c'est si facile.
Pourtant se vanter est équivalant à s'abaisser.
Ni Dieu, ni les hommes n'aiment celui qui se vante.
La moindre de nos bonnes oeuvres perd toute  valeur dès l'instant où nous  nous en vantons et que nous en retirons de la fierté.
L'autosatisfaction réduit notre prière et toutes nos bonnes oeuvres à néant.
Dire du mal des autres, c'est le mal de l'homme. Les hommes politiques disent du mal les uns des autres, les hommes d'église font de mêmes les uns envers les autres d'une communauté à une autre, les chrétiens méprisent les autres groupes de chrétiens etc… On peut aller loin  comme cela !


Abaisser les autres, c'est s'abaisser soi-même.

Nous diminuons devant Dieu et les hommes quand  par nos paroles nous diminuons les autres.

Nous nous déshonorons quand nous entachons l'honneur d'un frère.

Mais pourquoi disons-nous du mal des autres, pourquoi sommes-nous si prompt à juger l'autre, à le réduire, l'abaisser. 
Cela nous évite de nous regarder nous-mêmes en profondeur, de voir nos propres crasses !

Est-ce que l'homme prétendument mauvais ne mettrait pas moins de temps que nous à devenir meilleur ?

Regardons vers le Seigneur Christ, vers Sa Croix, n'est-Il pas monté sur Celle-ci pour celui que nous jugeons si sévèrement ?

Il nous arrive d'observer comment untel ou unetelle se livre aux péchés, aux offenses, voir même au vol, à une vie de débauche parfois. Mais l'entendons-nous frapper sa poitrine, pleurer ses péchés dans le silence de son coeur devant Dieu, que savons-nous du secret de son coeur ?

Peut-être, qu'au moment même où nous accusons cette personne, ce frère, cette soeur, ce moine, cette moniale, ce fils ou cette fille, le seigneur Christ, notre Dieu lui dit :je te pardonne ceci et cela, je te pardonne tout.

Il est fort probable que, lorsque nous formulons un jugement, une accusation contre quelqu'un, Dieu le justifie au même moment selon Son Juste Jugement.

Souvenons-nous que les plus grands pécheurs ne sont pas éloignés de l'humilité profonde.

Celui qui s'humilie sera élevé, et celui qui s'élève sera humilié.

Seigneur Jésus Christ,
aie pitié de nous  pécheurs.