lundi 10 février 2014

Le 28 janvier calendrier orthodoxe
10 février civil

nous faisons mémoire de notre Père 
SAINT EPHREM LE SYRIEN

Lectures : 

Epître : Galates 5, 22-6 : 2.

Evangile : Matthieu 11, 27-30.

TROPAIRE ton 8 :
Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérol désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclatant le monde entier : * vénérable Père Ephrem, prie le Christ Dieu * de sauver nos âmes.

KONDAKION ton 2 :
Sans cesse méditant sur l'heur du jugement, * tu versais d'amères larmes, toi l'ami du silence et de la paix; * tes oeuvres, vénérable Père, ont fait de toi * un maître d'action, un docteur universel : * par toi les négligents sont éveillés au repentir.

Le même jour nous faisons mémoire de Saint ISAAC le SYRIEN, évêque de Ninive.

Semaine sans jeûne.
Saint Ephrem le Syrien

Ce docteur et Père de l'Eglise s'est levé en Orient,  dans la ville de Nisibe en Mésopotamie, vers 306. Très jeune il fut chassé de chez ses parents par son père, qui était prêtre païen, à cause de sa sympathie pour la foi chrétienne.
Il fut recueilli par le saint évêque Jacques, qui lui enseigna la foi et l'amour de la méditation de la Parole de Dieu.
Quelque temps après son baptême, vers l'âge de vingt ans, Ephrem se retira au désert, fuyant le trouble de la ville pour s'entretenir dans la quiètude avec Dieu et vivre en compagnie des Anges.
Il allait de lieu en lieu, libre de toute attache.

Il se rendit à Edesse en pèlerinage et à la recherche d'un saint homme avec lequel il pourrait mener la vie monastique.
Au bout de quelques années à Edesse, saint Ephrem retourna vivre au désert.
Il avait entendu parler des vertus de saint Basile, Dieu lui révéla dans une vision que l'évêque de Césarée était semblable à une colonne de feu qui unissait la terre au ciel.
Sans tarder, Ephrem partit alors pour la Cappadoce. 
Ila arriva à Césarée le jour de la Théophanie, et entra dans l'église au moment même où l'on célébrait la saint et Divine Liturgie. Bien que ne comprenant pas le grec, il fut saisi d'admiration en voyant le grand évêque prêcher, car il voyait une colombe blanche posée sur son épaule, qui lui murmurait à l'oreille des paroles divines.
C'est cette même colombe qui révéla à saint Basile la présence dans la foule de l'humble ascète syrien.
Il l'envoya chercher, s'entretint avec lui. Saint Basile obtint de Dieu qu'Ephrem se mette soudain à parler en grec. Il l'ordonna diacre, et le laissa partir vers sa patrie.
Alors commença une longue période de guerres entre les Romains et les Perses (de 338 à 387), et que des persécutions implacables furent menées dans le royaume contre les chrétiens considérés comme les alliés des Romains.
Par humilité, il refusa toujours l'élévation au sacerdoce.
Lorsqu'on assiégea Nisibe, en 338, ce fut grâce à ses prières et à celles de saint Jacques que la citée fut délivrée. 
Après  les guerres successives, le cité fut finalement livrée au souverain des perses, en 363.
Refusant de vivre sous le domination païenne, saint Ephrem et beaucoup d'autres chrétiens partirent pour Edesse.
Il passa là les dix dernières années de sa vie, et continua l'oeuvre amorcée dans l'école exégétique fondée à Nisibe par saint Jacques, en enseignant à l'école d'Edesse, appelée dès lors "Ecole des Perses".
Il rédigea alors la plus grande partie de ses ouvrages, où sa connaissance de Dieu et des saints Dogmes revêt la splendide parure d'une langue poétique.
Une grande partie de ses hymnes est entrée dans la composition des livres liturgiques de l'Eglise de langue syriaque, d'où son surnom de "LYRE du SAINT ESPRIT" et de "DOCTEUR de l'UNIVERS".
Après avoir organisé les secours dans la cité, lors de la famine de 372, saint Ephrem  remit son âme à Dieu en 373, entouré d'un grand nombre de moines et d'ascètes.

PAR LES PRIERES DE SAINT EPHREM LE SYRIEN,
SEIGNEUR JESUS CHRIST, AIE PITIE DE NOUS PECHEURS !