samedi 15 mars 2014

DIMANCHE DE SAINT GREGOIRE PALAMAS   Ton 5


Saint Grégoire Palamas

DIVINE LITURGIE  10 H 30
à la Fraternité Monastique.

LECTURES :

Orthros (matines):  Evangile : Luc 24, 12-35.

Divine Liturgie de Saint Basile :
Epître : Hébreux 1, 10-2 : 3.

Evangile : Marc 2, 1-12. (Le Paralytique)

Grand Carême : Huile et vin.
____________________

Tropaire ton 8. :
Luminaire de l'Orthodoxie et docteur de l'Eglise dont tu fus le ferme appui, * ornement des saints moines et rempart invincible des théologiens, * saint Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique et de la grâce le héraut, * intercède auprès de Dieu pour le salut de nos âmes.

Kondakion ton 8 :
Comme l'instrument sacré de la sagesse, * comme le brillant porte-voix de la science de Dieu, * saint pontife Grégoire, nous te chantons. * Soumettant notre intelligence à celle du Créateur, *conduits nos coeurs vers lui, pour que nous chantions : * Réjouis-toi, prédicateur de grâce.

Mégalinaire ton 8 :
En Toi exulte, ô Pleine de grâce, toute la création : * le choeur des Anges dans le ciel * et les peuples de la terre; * ô Temple saint du Seigneur, * merveilleux jardin du Paradis * et virginale gloire, * dont prit chair le Dieu suprême * pour devenir petit enfant, * le Dieu d'avant les siècles, * notre Dieu Très-Haut. * De Ton sein le Seigneur a fait Son trône, * il l'a rendu plus vaste que les cieux. * En toi exulte, ô Pleine de grâce, toute la création : * gloire à Toi.
Saint Grégoire Palamas.

MEDITATION
Le Paralytique.

Un paralytique est amené auprès de Jésus pour être guéri de ses maux.
Or Jésus a soigné d'abord son âme, il l'a lavé de ses péchés, ensuite seulement Il a soigné le corps malade de cet homme.
Jésus dit à cet homme : "Mon fils, tes péchés sont remis" (Marc 2, 5). Après la remise des péchés Jésus dit : "Lève-toi, prends ton grabat et va dans ta maison" (Marc 2, 11).
Que signifie cette manière de soigner ?
Elle signifie que les maladies qui nous envahissent sont le fruit de nos péchés et qu'il n'est pas possible d'être complètement délivré des maladies sans auparavant avoir été purifié des péchés, comme il n'est pas possible de faire disparaître les conséquences sans avoir fait disparaître les causes.

Est-ce qu'il y a vraiment entre les péchés et les maladies corporelles un lien aussi étroit, pour que les maladies corporelles, plus ou moins graves et longues, soient la conséquence des péchés ?

En effet, il existe un lien entre les maladies et les péchés : le péché est la ruine de l'âme et le destructeur du corps. Le Saint Apôtre dit ainsi à propos du péché : "le solde payé par le péché, c'est la mort" (Romains 6, 23), c'est-à-dire que le péché est comme un tyran cruel qui ramasse le tribut de ceux qui travaillent pour lui.
Ce tribut est la mort. Ainsi la mort est le tribut obligatoire donné au péché, or la mort est presque toujours précédée de maladies plus ou moins longues.
Il est donc évident qu'il y a une relation étroite entre le péché et les maladies.
Lorsqu'il n'y aura plus de péché, il n'y aura plus de maladie ni de mort.
Dans le monde à venir il n'y aura pas de maladie, la mort ne sera plus, il n'y aura plus de deuil, ni de tristesse. (Apoc. 21, 4)


Nous sommes particulièrement attirés par la douceur du péché et nous lui succombons, mais Dieu par Sa bonté ne désire pas notre perte éternelle. Il veut faire de tous des participants à Sa Béatitude.
Mais comment obliger l'homme à penser à Dieu, à la vie après la vie, à la vie éternelle pour laquelle il a été créé ? Comment obliger l'homme à faire le bien ?
Les maladies et les souffrances sont dans ce cas les moyens qui peuvent, parfois, permettre à l'homme de retrouver les chemins de Dieu, de se réveiller de ses "mauvais rêves".

Dans ces instants difficiles l'homme réfléchit à la visite que lui rend ainsi Dieu, il rentre en lui-même, il voit qu'il est insignifiant et éphémère : "toute chair est comme l'herbe et toute grâce comme la fleur des champs" (Isaïe 11, 6) il voit que tout sur cette terre est poussière et agitation, que seul Dieu et le bien sont éternels, que l'homme a besoin dans cette vie de servir Dieu en esprit et en vérité, et de faire le bien pour la vie éternelle.

Il nous arrive à tous d'être malades et affligés et nous souhaitons tous naturellement être en bonne santé et heureux.

Souvenons-nous que nos maladies sont souvent le fruits de nos iniquités, de notre propre inattention  et de nos défaillances diverses.

Si nous voulons être libérés de nos afflictions, nous devons avant tout supprimer leur cause interne - le péché.

Alors le malheur externe disparaîtra de lui-même.

Il n'y aurait pas de maladie, ni de mort, si le péché n'était pas venu dans le monde par nos Premiers Parents.

Maintenant, il est un temps pour les soins de l'âme. Eloignons nous des péchés, dont souffre maladivement notre âme et "la guérison germera promptement" (Isaïe 58, 8). Amin.

(Saint Jean de Kronstadt) 
(Sermons Orthodoxes-Age d'Homme)

Le Paralytique.