samedi 3 mai 2014


DIMANCHE DES MYROPHORES   -  Ton 2.

Commémoration de :Marie Madeleine, Marie femme de Clopas, Jeanne, Salomé la mère des fils de Zébédée, Susanne, Marthe et Marie les soeurs du Juste Lazare, Nicodème le Disciple nocturne et Joseph d'Arimathée le Disciple secret.

LECTURES :

* Orthros (matines) : Evangile Luc 24, 1-12.

* Divine Liturgie :
Epître : Actes 6, 1-7.

Evangile : Marc 15, 43-16 : 8.

TROPAIRES :
Ton 2 :
Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle VIE, * l'Enfer fut renversé par la splendeur de Ta divinité * et lorsque Tu ressuscitas les morts * qui gisaient au fond du tombeau, * tous les Anges dans les cieux se mirent à chanter : * Gloire à Toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu.

Des Myrophores ton 2 :
Le noble Joseph, lorsque de la Croix * il eut descendu Ton corps immaculé, * l'enveloppa d'un blanc linceul * et l'embauma de précieux parfum, * et pour sa sépulture il le déposa * dans un tombeau tout neuf ; * mais le troisième jour Tu es ressuscité, Seigneur, * accordant au monde la grâce du salut.

KONDAKION ton 2 :
Ordonnant aux Myrophores de se réjouir, * Tu as fait cesser les pleurs * Eve, la première aïeule, par Ta Résurrection, * ô Christ notre Dieu ; * aux Apôtres Tu donnas l'ordre de proclamer : * Le SAUVEUR est sorti du tombeau.

KONDAKION de Pâques ton 8 :
Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, * Tu as brisé la puissance de l'Enfer, * et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, * ordonnant aux Myrophores de se réjouir, * visitant Tes Apôtres et leur donnant la paix, * Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.

MEGALINAIRE :
L'Ange du Seigneur dit à la Vierge pleine de grâce : * Vierge sainte, réjouis-Toi ; * ne pleure plus, réjouis-Toi, * car Ton Fils est ressuscité * du tombeau, le troisième jour. * Peuples, réjouissez-vous !
Resplendis de lumière, * nouvelle Jérusalem, * car la gloire du Seigneur * a brillé sur toi. * Exulte et danse de joie, fille de Sion ; * réjouis-Toi aussi, sainte Mère de Dieu, * en ce jour où ressuscite Ton Fils.

MEDITATION
Aujourd'hui l'Eglise se souvient des Femmes Myrrhophores, de Joseph d'Arimathie et de Nicodème, qui ont tété les témoins de la mort du Christ sauveur et les annonciateurs de SA Résurrection.
Les Femmes Myrrophores ont reçu ce nom du fait qu'elle sont venues porter au Tombeau de la myrrhe, afin d'oindre Son Très Saint Corps.
Elles ont fait preuve d'un immense amour pour le Seigneur.
Elles ont vaincu leur peur, ne se laissant arrêter par aucun obstacle.
Elles savaient qu'elles pouvaient être interpellées par les soldats romains qui surveillaient.
Leur seul souci : pouvoir déplacer la lourde pierre qui fermait le tombeau.
Leur amour et leur sollicitude furent couronnés de succès : elles arrivent sans obstacle au tombeau et trouvent la pierre déplacée sur le côté et le gardien, terrorisé s'est enfui.
Un Ange leur annonce la résurrection du Seigneur ; enfin elles le virent Lui-même et IL leur dit : "Réjouissez-vous" (Matthieu 28, 9).

Quelle récompense pour une oeuvre d'amour !

Elles furent les premières à goûter de la joie de la Résurrection.

A cause de leur foi et leur amour pour le Seigneur, Joseph et Nicodème furent persécutés, mais ils restèrent fidèles à l'enseignement du Christ.

Nous devons prendre exemple sur Joseph d'Arimathie et sur Nicodème et les Femmes Myrrophores et interrogeons-nous : comment aimer le Seigneur et comment garder constamment cet amour pour LUI.

Il faut aimer le Seigneur dans toutes les circonstances de notre vie, qu'elles soient joyeuses ou triste, agréables ou désagréables ; il faut LUI demeurer fidèles d'une façon égale ; il faut LE remercier lorsque nous sommes dans la joie, LE glorifier aussi dans le malheur ; il faut LUI dire, avec la tendresse du coeur : Gloire à TOI, mon Dieu pour tout, pour tout ce qui m'arrive par TA volonté, tout m'est pour le meilleur.


Avons-nous un tel amour pour notre Dieu, au point qu'aucune affliction ne puisse l'ébranler ? Que Dieu nous donne de l'avoir !

Celui qui est constant et fidèle dans l'amour du Seigneur, est également constant et fidèle dans l'amour envers les hommes et inversement.

Trop souvent, dans notre société, on aime quelqu'un avec calcul, pas sincèrement et pas fermement. Quand quelqu'un nous est utile, nous lui montrons notre bonne disposition, nous lui prodiguons des flatteries. Lorsque nous n'avons plus besoin de cette personne , nous la jugeons et la déshonorons par des critiques et des méchants jugements. Est-ce cela être chrétien ?

Souvenons-nous qu'un homme peut être en apparence ignorant en beaucoup de choses, mais être capable d'aimer Dieu de la plus haute façon.