mercredi 5 novembre 2014



MEDITATION :

… Vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les biens supérieurs.
Songez aux biens suprêmes, et non point à ceux d'ici-bas.
Car vous êtes morts avec le Christ, et désormais c'est en Dieu que votre vie est cachée avec Lui.
(Colossiens 2, 20-23  ; 3, 1-3)

Je vous dis : demandez et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira.
Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, à qui frappe on ouvre…
Si donc vous, tout mauvais que vous êtes, vous donnez de bonnes choses à vos enfants, combien le Père Céleste donne-t-IL l'Esprit Saint à ceux qui le demande.
(Luc 11, 9-13)



Qu'à chaque instant la paix du Seigneur Christ soit avec chacun de vous, avec chacun de nous tous.

Moines et Prêtres nous sommes appelés au service véritablement grand et divin.

Nous devons en être heureux et fierts.

Ce n'est pas de l'orgueil.

Saint Jean le Théologien, l'Apôtre aimé, dit : Nous savons que nous sommes de Dieu (…) nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu et qu'Il nous a donné lumière et intelligence pour connaître le vrai Dieu. ( Jean 5, 19-20)

Cette connaissance de Dieu nous est indispensable, c'est même la vraie source des forces nous permettant d'assumer notre vie en Christ. C'est une tâche qui dépasse nos forces humaines.

Nous pouvons voir dans quelles ténèbres est plongé notre monde, ceci tout au long de son histoire. Ce monde d'aujourd'hui n'arrange pas la situation.

La permanence de la gravité des souffrances du monde à pour cause les conditions matérielles de la vie terrestre, mais pas uniquement, il y a aussi la révolte impie de l'esprit des hommes contre Dieu.


Notre service consiste à surmonter dans un élan d'amour, cette révolte impie de l'humanité.

Notre rôle sacerdotale est terriblement difficile. Pourquoi Dieu ne nous accorde pas la force de "guérir toute plaie chez les gens" ainsi qu'Il l'a accordé aux Apôtres et à nos Saints Pères.

Les gens venant nous voir attendent beaucoup de nous (j'ai, ici à Nîmes, cette expérience quasiment quotidienne), ils cherchent la consolation, la guérison, affligés par le poids de leurs souffrances.

Ils ont l'impression que nous ne leur donnons rien ou si peu. Ils n'entendent plus nos paroles, parce que déçus.

Nous ne cessons de leur parler de patience et d'espoir… et nous entendons cette réponse : "C'est facile à dire de patienter, on voudrait vous y voir, quand les souffrances deviennent insupportables. C'est facile de nous dire d'espérer et comment garder espoir, partout c'est la confusion, l'absurde, la haine".

Se pose à nous prêtres cette question : comment ouvrir le coeur, l'oreille de l'âme de ces gens qui viennent à nous ? 

Comment leur donner le moyen de voir et d'entendre la lumière de l'Evangile prêchée par l'Eglise ?

Ne nous étonnons pas d'être si peu entendu, car dans notre époque mauvaise et pleine de ruine spirituelle, de tentation matérialiste, d'attitude malveillante vis à vis de nous et de l'Eglise, l'homme est dans la plus grande confusion.

Doit-on, nous les Prêtres, nous étonner d'être si peu écouté, si peu nombreux? Nous étonner que nos paroles soient comptées pour négligeables ?

Même méprisée, si peu entendue, la parole que nous annonçons n'est en rien diminuée. 

La vérité demeure.


La Parole de Dieu s'adresse à l'homme libre, avec douceur, sans violence. Chacun peut l'accepter ou la refuser.

Aujourd'hui nous constatons que nous sommes rejetés, souvent méprisés pour ce que nous sommes et nous préférons rester discrets et silencieux.

Le monde suit ses propres voies.

Le coeur des gens s'ouvre pour recevoir le venin de la méfiance,de l'inimitié, de la haine, de l'hostilité.

Leur coeur reste indifférent à l'appel du Christ et de l'Eglise.

Mais l'ingratitude des gens devient criante quand ils masquent leur inimitié et leur mensonge derrière le nom du Christ et leur pratique religieuse.

Ce n'est pas à nous de fermer nos coeurs. A l'exemple du Christ, qui a souffert hors de la porte, pour sanctifier le peuple.

Sortons pour aller à lui hors du camp, en portant son opprobre ; car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. (Hébreux 13, 12-14).

Que la grâce du Seigneur Christ soit sans cesse avec chacun de vous tous.
(D'après une lecture et méditation de l'archimandrite Sophrony)

Laissons-nous prendre par la main par le Christ, Lui seul et personne d'autre peut nous secourir, nous guérir, nous consoler.
En Lui seul se trouve l'Amour unique.
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Quoi que vous disiez, que vous fassiez, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus.

Quoi que vous fassiez, faites-le de bon coeur, par respect envers Dieu, comme si c'était pour le Seigneur, et non pour le hommes… qui se montre injuste, subira les conséquences de ses actes : sa personnalité ne pourra pas lui valoir de passe-droit.
(Colossiens 3, 17-25 ; 4, 1)