samedi 22 novembre 2014

SAMEDI 9 /22 Novembre 2014

Nous faisons mémoire en ce jour de notre
Très  vénéré Père 
SAINT NECTAIRE D'EGINE
métropolite de la Pentapole en Egypte.
(1846 - 1920) Saint Protecteur et Patron de notre église monastique de Nîmes
avec Saint Séraphim de Sarov et Saint Wladimir de Kiev.



LECTURES:
A Vêpres : 1- Sagesse 3, 1-9.
                  2 - Sagesse 5, 15-6 : 3.
                  3 - Sagesse 4, 7-15.

Matines (orthros) : Evangile : Jean 10, 1-9.

Divine Liturgie :
Epître :  Hébreux 7, 26-8 : 2.
Evangile : Jean 10, 9-16.

TROPAIRE ton 1:
Fidèles, honorons le fils de la Sélibrie, le Protecteur d'Egine,
la colonne de l'Orthodoxe, l'ami véritable de la vertu,
Nectaire, le serviteur inspiré du Christ apparu en nos temps.
De lui jaillissent toutes sortes de guérisons pour ceux qui clament avec foi :
Gloire au Christ qui t'a glorifié,
gloire à Celui qui t'a fait thaumaturge,
gloire à Celui qui par toi accorde à tous la guérison.

KONDAKION ton 8 :
L'astre de l'Orthodoxie qui a brillé récemment, * le rempart de l'Eglise nouvellement édifié, * chantons-le dans l'allégresse de notre coeur; * glorifié par la puissance de l'Esprit Saint, * il fait sourdre l'inépuisable grâce des guérisons * sur ceux qui chantent : Père Nectaire, réjouis-toi.



SAINT NECTAIRE D'EGINE
Notre Père saint Nectaire est venu lui-même, avec discrétion à la rencontre de notre Fraternité monastique, alors que nous ignorions tout de lui, par l'intermédiaire d'un ami orthodoxe, en 1987.
Depuis, nous lui sommes fidèles et il veille sur nous.
Lorsqu'il était adolescent, le futur saint Nectaire et qu'il se nommait encore Anastase, travaillait durement à Constantinople. Pour un mauvais morceau de pain il se courbait tout le jour sur des caisses et des cartons. Jamais il n'aurait pu s'imaginer que la vie était si difficile, si écrasante pour un enfant pauvre et sans protection dans cette ville si grande.
Il s'était engager dans un atelier où l'on emballait le tabac brut. Il travaillait de l'aube à la nuit, avec sa nourriture pour tout salaire et rien de plus. Après avoir emballé le tabac, il fallait encore faire des courses avec une charrette à bras, à travers toute la ville.
Son patron était un homme renfrogné, solitaire, qui terminait toujours ses discours par une bordée d'injures.
La ronde des jours et des nuits tournait; à peine avait-il le temps d'aller à l'église pour faire un signe de Croix à la hâte : il contemplait, en haut de la coupole, le PANTOCRATOR, son Jésus bien-aimé, grave, tolérant, sachant toutes choses, qui le bénissait et réconfortait humblement son coeur.

Et le futur Nectaire disait dans son coeur : Je tiens encore le coup mon Jésus ! Regarde, je tiens encore !
Il pensa à son gros cahier qu'il avait dans son balluchon, sur lequel il écrivait des phrases de l'Ecriture sainte et des sentences des Pères. Il eut cette idée : choisir les sentences et les écrire discrètement sur le papier d'emballage de ses cartons de tabac. Ainsi, il répandrait parmi les hommes un peu du trésor de la Sainte et Vrai Foi ; lui aussi, le tout petit, il ferait quelque chose pour l'amour de son Jésus et, là-haut, l'âme de sa grand-mère serait dans la joie.
Dans sa joie il se mit à courir à toutes jambes…
A partir de ce jour, sa seule inquiétude, mais aussi toute sa joie et son plaisir était d'arriver à copier les sentences sur le papier d'emballage. Il faisait cela en cachette.
Et il écrivait : Ne dis pas que tu es pur dans tes actes et sans reproche devant Dieu.
Humilie-toi devant le Seigneur et Il t'élèvera.
Si tu es heureux, n'aie pas des pensées de grandeur…
Et bien d'autres textes…
Plus tard il devint maître à l'école du Saint Sépulcre. Il enseignait l'alphabet aux tout-petits et, en même temps il suivait des cours pour devenir instituteur.
A travers sa méditation il comprit que le grand secret de la vie humaine est que celui qui veut sauver son âme doit accepter de la perdre.
Nectaire commença à aimer la vie monastique.
Il monta sur un bateau et partit pour l'île de Chios.Il devint instituteur, durant dix ans, à Lithi.

C'est à Chios qu'il devint moine en 1876, sous le nom de Lazare.
Là, il apprit ce qu'est un moine orthodoxe : un phare, un lumière qui brille dans les ténèbres du monde. Il accepta la chasteté, la pauvreté et l'obéissance, de bon gré, sans y être obligé par personne. 

Moine il devait combattre nuit et jour les démons, les vaincre, apprendre la joie et l'espérance et transmettre tout cela à ceux qui s'approcheraient de lui.
Chaque regard vers le ciel était une prière pour le prochain, pour ce frère inconnu, une prière pour le monde dans son combat contre la mort.

Il comprit durant ces trois années au monastère que l'humilité véritable est source de paix, qu'il fallait fuir l'élévation.

Il fut envoyé à Athènes pour faire ses études. Il se rendit également à Alexandrie, en Egypte, où le patriarche Sophrone l'apprécia beaucoup. Il lui donna bénédiction et lettres canoniques pour intégrer l'Université brillant et inspiré.

Ayant obtenu en 1885 son diplôme universitaire de théologie, Nectaire retourna auprès du patriarche Sophrone qui fit alors de lui son bras droit. Il fut consacré métropolite de la Pentapole (ancien diocèse correspondant à la Lybie supérieure) le 15 janvier 1889.

Sa réputation parmi les fidèles se répandit si vite que certains membres du clergé du patriarcat d'Alexandrie craignirent que Nectaire ne fût désigné par le patriarche comme son successeur.

Ils complotèrent alors contre Nectaire et déversèrent d'injurieuses calomnie à son sujet. Ils n'hésitèrent pas à justifier leurs propos par des contrevérités et des mensonges.

Grâce à ces odieux propos et ces mensonges, Nectaire se retrouva soudain privé de tout, même de son repas quotidien.

Il retourna à Athènes où il vécu dans une extrême pauvreté, gardant  inébranlablement sa douceur et son humilité, s'abandonnant à la volonté de Dieu.

Nectaire eut d'énormes difficultés pour obtenir un poste de prédicateur : partout les calomnies venant d'Egypte le précédaient.

Il fut envoyé en Eubée où le peuple l'aima beaucoup.

Le 8 mars 1894, il fut nommé directeur de l'école ecclésiastique Rizarios d'Athènes, qui formait les futurs prêtres.

Par son autorité pleine d'amour, il réussit à déjouer les ruses du démon. Il réussit par sa bonté et sa patience à donner à l'école une haute tenue intellectuelle et morale.

Il se privait souvent de sommeil pour prier, parfois aussi pour faire le ménage de l'école.

Il fonda, avec quelques jeunes filles d'Athènes, un monastère sur l'île d'Egine, exactement à Xanthe, sur les lieux d'un ancien monastère en ruine, la Source Vivifiante.

Jusqu'à ses derniers jours, il eut à subir l'aiguillon des humiliations, des trahisons et des calomnies de la part des hommes et de pseudo-amis.

Le métropolite d'Athènes, jaloux de Nectaire et du développement rapide de son monastère, empêcha la reconnaissance officielle du monastère.

Cependant les Fidèles venaient à Nectaire de toutes parts : il guérissait les malades, consolait les âmes blessées, encourageait les jeunes gens, fortifiait les faibles

Août 1920 - Nectaire était malade déjà depuis une semaine. La dernière nuit avait été particulièrement difficile.
Il était resté en prière, immobile devant l'Icône de la Mère de Dieu.

Il demanda un âne pour aller rejoindre le monastère de la Mère de Dieu Chrysoléontissa. Il partit accompagné de trois moniales.

Exténué par la douleur, l'insomnie et la route, le saint se traîna jusqu'à l'Icône miraculeuse et tomba à genoux devant elle. Il murmurait : Notre Dame, je sens ma fin proche, je te prie du fond du coeur de ne pas m'oublier, supplie Ton Fils de me pardonner…

Dans le crépuscule d'août 1920, il prononça ces mots :Je bénis une dernière fois mon petit monastère et tous les chrétiens de l'île, parce que sous peu, je vais partir.

Une moniale l'interrogea : Où vas-tu donc partir ?

Il répondit : Aux Cieux.

Après quelques mois d'une douloureuse maladie qu'il endura en secret, il fut hospitalisé à Athènes, où il remit son âme pure à Dieu le 8 novembre 1920, en la fête des saints Archanges.

Lorsqu'on lui fit sa toilette funéraire, on jeta négligemment son maillot de corps sur le lit voisin, où gisait un paralytique. Ce dernier fut aussitôt guéri de son infirmité.

Saint Nectaire d'Egine

KONDAKION ton 1

Victorieux Nectaire,
Métropolite de la Pentapole et Thaumaturge d'Egine,
nous te présentons nos demandes
pour nos proches qui sont malades.
Car tu t'es montré un excellent guérisseur
des tumeurs cancéreuses et d'autres infirmités,
répandant la grâce sur tout l'univers.
C'est pourquoi d'une seule voix et d'un seul coeur
nous te chantons sans nous lasser :

REJOUIS-TOI, HIERARQUE DE DIEU !