vendredi 9 janvier 2015

VENDREDI 27 DECEMBRE ORTHODOXE
9 JANVIER CIVIL

En ce jour nous faisons mémoire du
Saint Protomartyr ETIENNE ou STEPHANOS
le premier archiviare

Saint Stéphane ou Etienne.

LECTURES du Saint :

Epître : Actes 6, 8-7 : 5, 46-40.
Evangile : Matthieu 21, 33-42.

LECTURES du jour :

Epître : Jacques 2, 1-13.
Evangile : Marc 12, 1-12.

Période sans jeûne.

TROPAIRE de Saint Etienne ton 4 :
Sur ton front tu reçus le diadème royal * à cause des souffrances supportées * pour le Christ, * premier à combattre parmi les Martyrs; * tu confondis l'assemblée des impies, * à la droite Père tu vis le Sauveur. * Sans cesse prie-le pour que nos âmes soient sauvées.

KONDAKION de Saint Etienne ton 3 :
Hier le Maître est descendu chez nous à travers la chair, * aujourd'hui c'est de la chair que prend congé le serviteur, hier en effet le Roi est né selon la chair; mais aujourd'hui son familier * pour lui est lapidé jusqu'à la mort, * Etienne, l'archidiacre et le premier des Martyrs.

Une fois devenus membres du Corps du Christ par le baptême, les croyants abandonnaient tous leurs biens pour en déposer le prix aux pieds des Apôtres et, se détachant ainsi de tout lien et de toutes affection du monde, ils menaient une vie commune, n'ayant qu'un coeur et une âme.

Comme le nombre des disciples augmentaient sans cesse, les Douze décidèrent de désigner sept frères, appréciés de tous pour leur sagesse et remplis de l'Esprit saint, pour les soulager dans le soin matériel de la communauté, notamment dans le service (Diacre vient du verbe diakonein : servir, non pas au sens de la soumission à une autorité, mais en tant qu'imitation du Christ qui s'est fait Lui-même le Serviteur de tous par Son Incarnation) des frères pendant les repas communs et dans l'assistance des veuves et des déshérités, afin qu'eux-mêmes puissent se consacrer sans souci à la prière et à l'enseignement.

Ces sept diacres étaient :
Etienne ou Stéphane,
Philippe,
Prochore, 
Nicanor, 
Timon, 
Parménas,
Nicolas.
(Actes 6, 1-6)

L'activité d'Etienne, qui était à leur tête, s'étendait bien au-delà de la seule subsistance matérielle de la communauté.
Etienne faisait l'admiration de tous par ses vertus, à tel point, qu'un jour, des Juifs, furieux de ne pouvoir répondre à ses arguments, l'accusèrent faussement de blasphème et de complot contre les institutions de la Loi, et il le traduisirent devant le Sanhédrin, le tribunal du grand prêtre.

Le jeune homme s'avança sans crainte devant les juges, et l'Esprit que le Christ a promis de donner à Ses disciples en de telles circonstances (Matthieu 10, 19), lui inspira un discours enflammé, dans lequel il rappela aux Juifs durs de coeur quelle bienveillance et quelle patience Dieu n'a cessé de témoigner à son peuple.

La grâce de Dieu, qui remplissait le coeur d'Etienne (ou Stéphane), faisait jaillir de sa bouche ces paroles inspirées et se répandait aussi sur son corps, faisant resplendir son visage d'une lumière divine, comme le Seigneur le jour de Sa Transfiguration (Matthieu 17, 6 et Luc 9, 29).

En le voyant ainsi revêtu de la gloire étincelante, tel un Ange de Dieu (Acte 6, 15), les Juifs étaient dans une grande colère et plein de haine, et leur rage éclata quand, levant les yeux au ciel et contemplant la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite du Père aussi clairement qu'à Son retour à la fin des temps, saint Etienne s'écria : "Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu" (Actes 7, 56).

Incapables de supporter cette révélation de l'exaltation au ciel de Jésus Christ et de Son séjour corporel dans le sein de la Trinité, les Juifs se bouchèrent les oreilles et, se ruant sur Etienne, ils le menèrent hors de la ville où ils le lapidèrent.


Tandis qu'on le mettait à mort,  Etienne, calme et radieux, exultait de joie de suivre l'exemple de son Maître, et les pierres qu'on lui jetait devenaient pour lui autant de degrés qui l'élevaient jusqu'à la vision glorieuse du Christ.

En invoquant le Nom du Seigneur, il laissa échapper son dernier souffle, comme Jésus sur la Croix, ce cri de suprême amour pour ses ennemis: "Seigneur ne leur impute pas ce péché" (Actes 7, 60. cf. Luc 23, 34)

Etienne fut le premier à emprunter la voie menant au ciel que le Christ a ouverte par Sa passion. Sa mort volontaire pour la vérité lui a ouvert les cieux et lui a fait voir la gloire de Dieu.

Le corps de saint Etienne, enseveli par des hommes pieux, fut retrouvé en 415 à Caphargamala par le prêtre Lucien, à la suite d'une apparition, et transféré à Jérusalem dans l'église bâtie en son honneur par l'impératrice Eudocie, épouse de Théodose le jeune (13 août).

Par la suite, ses précieuses reliques furent transférées à Constantinople et des fragments en furent repliement diffusés dans tout le monde chrétien.
(On célèbre la découverte des reliques de saint Etienne en 415, le 15 septembre, et leur transfert à Jérusalem puis à Constantinople le 2 août).


Par les prières de saint Etienne,
Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu,
aie pitié de nous !