mardi 3 février 2015

Mardi 21 janvier orthodoxe
3 février civil 2015

Nous faisons mémoire de notre Père 
SAINT MAXIME LE CONFESSEUR

 Saint Maxime le Confesseur.

LECTURES :
De saint Maxime le Confesseur
Epître : Hébreux 11, 33-40.
Evangile : Luc 12, 8-12.

*Lectures du jour :
Epître : 2 Pierre 2, 9-22.
Evangile :Marc 13, 14-23.
Semaine sans jeûne.

TROPAIRE  ton 8 :
Guide de l'Orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire universel, ornement des moines, inspiré de Dieu, * saint Maxime, tu nous as tous illuminés par tes sages enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'Il sauve nos âmes.

KONDAKION ton 8
L'ami de la Trinité, Maxime le Grand * qui enseigna clairement la divine foi * pour glorifier le Christ en deux natures, deux volontés, deux énergies, * vénérons-le comme il se doit, fidèles, par des cantiques en lui disant : * Réjouis-toi, prédicateur de la foi.
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Saint Maxime le Confesseur:
Saint Maxime est né en 580, au sein d'une illustre famille de Constantinople.
Il était doué d'une intelligence exceptionnelle et de rares capacités pour les hautes spéculations philosophiques.

Il entra dans la carrière politique.

En 610, l'emprereur Héraclius discernant sa valeur et ses vertus chrétiennes, fit de Maxime son premier secrétaire.

Au bout de trois années, il abandonna sa charge et devint moine au Monastère de la Mère de Dieu de Chryssopolis, près de Constantinople.

Après avoir passé une dizaine d'années dans l'HESYCHIA, il s'installa, avec son disciple Anastase, au monastère de Saint Georges à Cyzique, et commença à rédiger ses premières oeuvres : des traités ascétiques sur la lutte contre les passions, la prière, l'impassibilité et la sainte charité.

En 626, l'offensive des Avars et des Perses sur Constantinople, qui devait être repoussée grâce à l'intervention miraculeuse (C'est à l'occasion de ce miracle qu'a été composé l'hymne Acathiste à la Mère de Dieu. Il est commémoré le cinquième samedi du Grand Carême ou Samedi de l'Acathiste), contraignit les moines à se disperser.

Un nouveau mode de vie s'ouvrait pour saint Maxime : l'errance.
Il lui fallait porter témoignage de la charité divine, par sa conduite et ses écrits, dans un monde byzantin au bord de la catastrophe à la suite des invasions perses. 

Il séjourna quelque temps en Crète, là il commença le combat pour la foi orthodoxe en affrontant les théologiens monophysites.

Dans une abondante correspondance, adressée aux souverains et aux personnages influents de l'empire, et dans des traités d'une profondeur inégalée, Maxime le Sage montrait que le Verbe de Dieu, par un amour et un respect infinis pour Sa créature, a assumé la nature humaine dans toute son intégrité, sans rien altérer de sa liberté. Libre de reculer devant Sa passion, Il s'était soumis volontairement, en tant qu'homme, à la volonté et au dessein divin, nous ouvrant ainsi la voie du Salut par soumission et l'obéissance.

Maxime a été arrêté, un peu avant Martin, avec son fidèle disciple Anastase et un autre Anastase. Il avait attendu de long mois en prison avant de comparaître devant le tribunal qui avait si odieusement condamné le saint prélat.

Condamné à l'exil, il fut conduit à Byzia (Trhrace), dans le dénuement le plus complet, mais sans perdre la joie et souffrir ainsi pour le Nom du Christ.

Transféré à Perbéris, Maxime resta 6 années enfermé avec Anastase, jusqu'à leur procès, en 662, devant le patriarche de Constantinople et son synode. On lui demanda : De quelle Eglise es-tu donc ?
La réponse de Maxime contraria le patriarche.
Menacé de la peine capitale, Maxime répliqua :Que ce que Dieu a déterminé avant tous les siècles trouve en moi le terme qui lui rende la gloire qu'Il a avant tous les siècles !.
Après les avoir maudits et injuriés le tribunal ecclésiastique les livra, lui et ses compagnons, au préfet de la ville qui les condamna à la flagellation et leur fit couper les organes de leur confession : la langue et la main droite.

Après les avoir promenés à travers la ville tout ensanglantés, il les fit incarcérer dans des forteresses séparées dans le lointain Caucase, à Lazique.

C'est là qu'à l'âge de 82 ans, le 13 août 662, saint Maxime fut définitivement uni au Verbe par la confession de foi et le martyr.

On raconte que chaque nuit 3 lampes, symbole de la Trinité, s'allumaient d'elles-mêmes au-dessus de son tombeau.