samedi 18 avril 2015

DIMANCHE 6 AVRIL ORTHODOXE
19 avril civil 2015

Dimanche de THOMAS
ou Anti-Pâque

DIVINE LITURGIE
à la Fraternité Monastique
10 h 30
Nous faisons mémoire de saint Méthode Egal-aux-Apôtres, illuminateur des Slaves.


LECTURES :
Du dimanche à l'Orthros (matines)
Evangile : Matthieu 28, 16-20.

Divine Liturgie
Epître: Actes 5, 12-20.
Evangile : Jean 20, 19-31.

Lectures pour saint Méthode:
Epître : Hébreux 7, 26-8 : 2.
Evangile : Matthieu 5, 14-19.

TROPAIRE ton 7 :
Malgré les scellés posés sur le tombeau, * comme la Vie Tu surgis de tombe, ô Christ notre Dieu; * et, malgré les portes fermés, * à Tes Disciples Tu t'es manifesté, universelle Résurrection, * renouvelant en nos coeurs l'Esprit de vérité * par Ton immense miséricorde.

KONDAKION ton 8 :(de Thomas)
De sa main fureteuse, l'apôtre Thomas * explora Ton côté vivifiant, ô Christ notre Dieu, * et, toutes portes étant fermées lorsque Tu vins * au milieu des Disciples, il te cria : Tu es en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

KONDAKION ton 8 : (de Pâques)
Lorsque Tu gisais dans le Tombeau, Seigneur immortel, * Tu as brisé la puissance de l'Enfer, * et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, * ordonnant aux Myrrophores de se réjouir, * visitant Tes Apôtres et leur donnant la paix, * Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.


Méditation de saint Jean de Kronstadt
Nous venons de lire un passage des Actes de Apôtres. Nous venons d'entendre que des mains des Apôtres beaucoup de signes et de miracles furent donnés au peuple qui se trouvait à Jérusalem.

Aussi, les croyants qui venaient se joindre au Seigneur augmentaient-ils en nombre, hommes et femmes, au point que l'on sortait les malades dans la rue, on les couchait sur des grabats, afin que l'ombre au moins de Pierre, qui passait, vint couvrir quelques-uns d'entre eux.

Si bien que le Grand Prêtre et ceux qui appartenaient au groupe des Sadducéens, furent remplis de jalousie, et ils portèrent leurs mains sur les Apôtres et les jetèrent en prison.
Mais l'Ange Gardien ouvrit de nuit les portes de la prison et, les ayant fait sortir, dit : "Allez, tenez-vous dans le temple et annoncez au peuple toutes ces paroles de vie."(Actes 5, 12-20)

En quoi résidait la force de cette petite communauté de chrétiens ?
Cette petite communauté était forte de sa foi dans le Seigneur Christ, elle était forte de son unanimité et de son amour, de son esprit de vérité, de sa sainteté, de sa miséricorde et de son aspiration unanime à un but élevé : être appelés habitants du monde céleste.

Notre devoir de chrétien est de ressembler à ces premiers chrétiens dans leur amour, leur miséricorde et leur entraide, dans la vérité, la retenue, la sainteté.
Nous devrions tende à ce genre de vie, nous qui prétendons être chrétiens.

Plus une société ou un Etat sera zélé dans l'accomplissement des préceptes évangéliques, ferme dans l'amour chrétien, et plus il sera lui-même fort, florissant, et plus il connaîtra le succès dans son développement et son perfectionnement dans tous les domaines : car la vérité élève le peuple, et les péchés les abaissent.

En regardant l'histoire de chaque peuple, on peut vérifier que chacun fut grand, riche, fort et invincible précisément lorsqu'il était pieux et uni à son souverain. Et il ne tombait jamais aussi bas, n'arrivait jamais à une telle pauvreté et une telle impuissance politique que lorsqu'il oubliait DIEU et succombait à l'incroyance et à ses débordements.

Il en est toujours ainsi, et il en sera toujours ainsi, car le Foi Chrétienne est une Foi sainte, céleste, vivifiante, elle introduit dans la vie sociale les principes de sagesses, les principes d'ordre et de force, et de toute oeuvre de bien.

Notre époque est mauvaise.

Les péchés et les iniquités se multiplient sur toute notre terre ; parmi nous, qui portons le nom de chrétiens et qui nous appelons orthodoxes, la Sainte Foi est ébranlée et affaiblie, les lois de la piété ne sont plus observées dans beaucoup d'Eglises et parmi les prêtres et les fidèles.

La fidélité aux règles de l'Eglise est entamées, les saintes coutumes sont abandonnées, les usages des Pères ne sont plus observés.

Dans la vie familiale ont pénétré les dissensions et les divisions, dans l'éducation des enfants, une indulgence et une complaisance malsaine.

Règne l'indifférence et les profits personnels, dans l'âme de chacun, l'orgueil, l'accaparement, la soifs des plaisirs, l'intempérante et la jalousie.

Il nous faut nous repentir !

Retrouvons la foi des premiers chrétiens : leur miséricorde, leur non accaparement, leur tempérance, dans la vérité, l'honnêteté et la sainteté.

Le Seigneur nous dit : Soyez donc parfait, comme votre Père céleste est parfait. (Luc 6, 36).

Amin !


Eglise de la fraternité monastique de Nîmes.