samedi 27 février 2016

DIMANCHE DU FILS PRODIGUE
TON 6
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LECTURES :

Orthros (matines) : Evangile : Luc 24, 36-53.

Divine Liturgie :
Epître : 1 Corinthiens 6, 12-20.
Evangile : Luc 15, 11-32.

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TROPAIRE  ton 6 :
Devant Ton sépulcre, les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d'effroi; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant Ton corps immaculé; mais Tu brisas l'Enfer sans Te laisser vaincre par lui, * Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d'entre les morts, * Seigneur, gloire à Toi.

KONDAKION ton 3 :
M'étant sevré de Ta gloire paternelle, * j'ai dépensé les richesses que Tu m'avais données, * c'est pourquoi je fais monter vers Toi * la confession du Fils prodigue : * j'ai péché contre le ciel et contre Toi, * ô Père de miséricorde, accueille-moi repentant * et traite-moi, Seigneur, comme l'un de Tes serviteurs.


Ce lundi nous entrons dans la Semaine de l'APOKEO ou du CARNAVAL.

Lectures : 
Epître : 1 Jean 2, 18-3 : 10.
Evangile : Marc 11, 1-11.

Nous reprenons les jeûnes du mercredi et du vendredi.

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MEDITATION:
Cette parabole est pour nous un miroir, elle nous montre tels que nous sommes.

Cet homme, ce père si bon avait deux fils. Ayant grandit, l'un d'eux demanda sa part d'héritage. Ce que fit le père.
Le fils aîné, lui, ne demanda rien et continua à vivre et travailler avec son père. Il aimait son père de tout son coeur et il était heureux avec lui. Il pensait que le quitter était une folie.

Le plus jeune quitta donc la maison de famille et partit pour une région lointaine. Il mena un vie dissolue, et dépensa tous ses biens.

Ce jeune homme ne rêvait que de vivre mieux en suivant l'inclinaison de son coeur.

Malheureusement pour lui, loin de la protection de la maison paternelle, il se trouva sans aucun secours, lorsqu'une grande famine s'abattit sur le pays.

Il se confia à l'un des habitants du pays et celui-ci l'envoya garder des cochons. Il eût été content de rassasier son corps avec la nourriture des cochons, mais personne ne la lui donnait.

Il se mit a réfléchir, et rentra en lui-même et se dit : chez mon père, les employés sont nourris et moi je meurs de faim. Je vais aller chez mon père et je lui dirai : "j'ai  péché contre le ciel et contre toi et je ne suis pas digne d'être appelé ton fils ; accepte-moi parmi tes serviteurs."

Alors il partit vers son père. 

Le père depuis son départ l'attendait son retour. Lorsqu'il vit son fils, celui-ci était encore loin, et il eut pitié de lui, et il alla à sa rencontre, il l'embrassa, lui pardonna, l'introduisit dans sa demeure, le couvrit d'habits magnifiques et ordonna un grand banquet pour fêter ce retour.

Le fils perdu entra ainsi dans l'amour de son père.

Amis, c'est ainsi qu'agit avec nous notre Père céleste? Il ne nous retiens pas de force si nous ne voulons pas vivre selon ses commandements.

Que Dieu nous préserve d'être éloignés de Lui pour toujours : loin de Lui nous sommes voués à une ruine sûre et éternelle.

Il faut abandonner la voie du péché et se tourner vers Dieu de tout son coeur. Que chacun soit persuadé que Dieu percevra son retour sincère et l'accueillera à bras grands ouverts.

As-tu péché , - Dis de tout ton coeur : "Je vais aller chez mon Père et va chez Lui réellement.

Si tu es parti sur la voie de l'orgueil, retourne en arrière et revient sur la voie de l'humilité, méprise l'orgueil, sachant que Dieu s'oppose aux orgueilleux.

Si tu es parti sur la voie de l'envie et de la jalousie, reviens de ce chemin infernal et sois content de ce que Dieu T'a donné. Le premier envieux était le diable et " par l'envie du diable le péché est entré dans le monde" (Sagesse II, 24); aussi, soit bienveillant pour chacun.
(Saint Jean de Kronstadt)