samedi 20 février 2016

DIMANCHE DU PUBLICAIN.
COMMENCEMENT DU TRIODE
Ton 5


Le Pharisien et le Publicain.


Saint Théodore le Stratilate




Lectures du dimanche
Du Publicain :
Orthros : Evangile: Luc 24, 12-35.

Divine Liturgie : 
Epître : 2 Timothée 3, 10-15.
Evangile : Luc 18, 10-14


Saint Théodore :
Epître : 2 Timothée 2, 1-10.
Evangile : Matthieu 10, 16-22.


Semaine du Pharisien et du Publicain : 
PAS DE JEÛNE.

TROPAIRE Ton 5 :
Verbe éternel au Père et à l'Esprit, * Toi qui est né de la Vierge pour notre salut, * nous Te chantons, nous Tes fidèles, et T'adorons, Seigneur, * car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix * pour y subir la mort en Ta chair * et ressusciter les morts * en Ta sainte et glorieuse Résurrection.

KONDAKION du Pharisien et Publicain ton 4 :
Du Pharisien fuyons la jactance, * du Publicain apprenons l'humilité * et gémissons sur nos péchés * en disant au Sauveur : * Pardonne-nous, Seigneur, qui seul est indulgent.

TROPAIRE de saint Théodore  ton 4 :
Dans l'armée véritable du Roi des cieux * tu fus un excellent stratège, Théodore, martyr victorieux : * car tu as combattu sagement, avec les armes de la foi, * exterminant les troupes des démons, en athlète vainqueur; * c'est pourquoi nous les fidèles, nous te disons bienheureux.

KONDAKION de saint Théodore ton 6 :
Ayant armé de courage ta foi * et pris comme lance la parole de Dieu, * tu as transpercé l'ennemi, * Théodore, fameuse gloire des martyrs; * avec eux ne cesse pas * d'intercéder pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.


MEDITATION
A certaines personnes qui se considèrent comme justes, et qui trop souvent abaissent ou méprisent les autres le Seigneur dit cette parabole :
"Deux personnes entrent dans le temple pour prier : l'un est pharisien, l'autre publicain - c'est-à-dire collecteur d'impôts. Le pharisien se lève et prie  ainsi : Mon Dieu ! je te remercie de n'être pas comme les autres gens, les voleurs, les vexateurs, les adultères ou même comme ce publicain ici présent. Moi je jeûne deux fois par semaine, je donne aux pauvres."

Le publicain, se tenant loin, n'osait pas lever les yeux vers le ciel; mais se frappant la poitrine, il disait : Seigneur, aie pitié de moi, pécheur !

Je vous le dis, ajoute Jésus, que celui-ci est rentré chez lui plus justifié que l'autre : car celui qui s'élève sera abaissé, tandis que celui qui s'abaisse sera élevé.

Voilà où conduit l'habitude de s'adresser à soi-même des louanges, de s'auto-satisfaire, et de dire du mal des autres!

Regardez ce pharisien qui prie. Il n'enlève rien à personne, il ne blesse personne, il mène une vie juste, il jeûne, il donne de ses revenus. Qui oserait dire que cet homme n'est pas juste ?

Cependant ce n'est pas lui qui est rentré justifié, mais le publicain.

Car ce pharisien, qui faisait le bien, avait perdu le fruit de ces oeuvres, parce qu'il s'en vantait en lui-même et parce qu'il médisait du publicain.

Regardez ce publicain qui prie dans le fond du temple. Il se tient à l'écart, les yeux au sol, il se frappe la poitrine. Tout en lui montre qu'il se reconnait pécheur. Cependant ce pécheur est rentré chez lui justifié, parce qu'il a reconnu être pécheur, tout simplement et humblement.

Chers Amis, ne jugeons pas, même intérieurement, les autres, ne nous comparons pas à eux, estimant que nous avons plus de qualité qu'eux, qu'eux ils ne savent pas, ne comprennent pas, que nous nous sommes certainement plus compétents.

Se vanter est équivalent à s'abaisser. Car aussi bien  Dieu que les hommes cessent d'aimer celui qui se prend à ses vantardises.

S'est également s'abaisser que d'abaisser les autres, d'estimer qu'ils font moins bien que nous, que nous pouvons  apporter plus qu'eux.

Nous nous diminuons devant Dieu et les hommes, quand par nos paroles, nous diminuons les autres.

Nous observons comment untel ou untel à tant de défauts, manque tant de qualité, se livre à des paroles oiseuses et volages , voir plus.

Mais est-ce que nous l'entendons frapper sa poitrine, est-ce que nous l'entendons lorsqu'il pleure ses péchés devant Dieu ?

Nous prétendons connaître ses défauts et nous l'accusons, mais il est peut-être à genoux, en pleurs, priant Dieu, du fond de son âme : Seigneur, aie pitié de moi pécheur ! ?

Peut-être, qu'au moment où nous le jugeons, le critiquons et le condamnons, Dieu lui dit : "Je te pardonne ceci et cela. Je te pardonne tout, parce que je t'aime."

Ainsi, il est fort possible que, lorsque nous formulons une accusation contre quelqu'un, Dieu le justifie au même moment selon Son juste jugement.

Celui qui s'humilie sera élevé, et celui qui s'élève sera humilié. Amin !
 (Sermons Orthodoxes - Age d'Homme - Sophia)