mardi 23 février 2016

Mardi 10 février orthodoxe
23 février civil 2016

Saint Prêtre Martyr CHARALAMPOS
le Thaumaturge


LECTURES :
Epître : 2 Pierre 2, 9-22.
Evangile : Marc 13, 14-23.

Semaine sans jeûne.

TROPAIRE  ton 4 :
Pour l'Eglise du Christ, * tu fus l'inébranlable pilier; * en toi, Charalampe, l'univers * trouve une lampe sans cesse allumée; * sur le monde, par le témoignage du martyre, tu as brillé, * dissipant les ténèbres des faux-dieux, * grâce au crédit que tu possèdes auprès de Lui, * Bienheureux, prie le Christ * d'accorder à nos âmes le salut.

KONDAKION ton 8 :
Ayant mérité la grâce du sacerdoce, * tu as orné l'Eglise lumineusement * de la sainte passion que tu as soufferte, * plein d'allégresse et de courage, pour le Christ, * illustre Charalampès, invincible lutteur * et précieux luminaire éclairant le monde entier.


SYNAXAIRE du 10 février :
Saint Charalampos, glorieux martyr, vivait sous le règne de l'empereur Septime Sévère (194-211) et sous le gouvernement de Lucien, dans la ville de Magnésie du Méandre, près d'Ephèse.

Il était âgé de 107 ans et exerçait depuis bien longtemps le ministère de prêtre des chrétiens de la ville.

Dénoncé comme agitateur dangereux et amené au tribunal de Lucien, il répondit aux menaces du gouverneur en disant : "Tu connais bien mal ce qui est pour moi avantageux et salutaire. Rien ne m'est plus agréable que les tortures pour le Christ. Applique donc au plus vite à mon vieux corps les tortures que tu jugeras les plus intolérable, afin que tu apprennes quelle est la puissance invincible de mon Christ. "

Les bourreaux le dépouillèrent alors de sa robe sacerdotale, puis lui écorchèrent toute la peau au moyen d'ongles de fer, sans pouvoir lui faire échapper un seul cri de douleur.

En voyant combien vaillamment ce vieillard supportait la torture, le gouverneur Lucien, au lieu de ce repentir et de rendre gloire à Dieu, fut pris d'une fureur sauvage, il se précipita sur le saint et entreprit de lui arracher la peu de ses protes mains. Mais soudain, par une intervention divine, celles-ci furent tranché et restèrent accrochées, inertes, au corps du martyr.

Pris de pitié en entendant les cris et les supplications du tyran, saint Charalampos se mit en prière et obtint sa guérison.

Devant un tel miracle et cette démonstration de l'amour des chrétiens pour leurs ennemis, les bourreaux Porphyre et Baptos renoncèrent au culte des idoles et crurent au Christ Dieu. D'autres personnes se convertirent.

Aussitôt guéri, le gouverneur reconnaissant fut baptisé par le saint et un grand nombre d'habitants de la province d'Asie furent gagnés au Christ.

Quand l'empereur Sévère apprit que les habitants de Magnésie et de sa région abandonnaient les idoles et recevaient le saint baptême de ce vieux prêtre qu'il avait condamné à mort, par sa prière les aveugles recouvraient la vue et les infirmes marchaient, il fut pris d'un grand trouble et envoya aussitôt trois cents soldats avec l'ordre de transpercer le corps du saint de clous, puis de l'amener ainsi enchaîné de Magnésie à Antioche de Pisidie, où il résidait.

Sur le chemin, comme les soldats maltraitaient sans pitié le saint, le cheval sur lequel ils l'avaient monté prit soudain une voix humaine et condamna l'empereur comme ennemi de Dieu et les soldats comme serviteurs du diable. Saisis de peur; les hommes continuèrent leur route sans faire de mal au saint.


Présenté à l'empereur, celui-ci ordonna de lui enfoncer une longue broche dans la poitrine et de le jeter au brasier allumé pour cette intention.

Charalampos resta insensible à la souffrance et le brasier s'éteignit à son contact.

L'empereur, surpris, voulu comprendre ce qui rendait le saint invulnérable. Le réponse du saint fut : La puissance du Christ".

L'empereur voulut mettre à l'épreuve Charalampos et il lui présenta un homme possédé par le démon depuis trente cinq ans. D'une seule parole le saint chassa l'esprit impur.
Il lui soumis ensuite un jeune homme mort qu'on préparait à ensevelir. Après avoir adressé une fervente prière à Dieu, Charalampos le releva de sa couche en lui tendant la main.

L'empereur, revenant à sa haine furieuse, ordonna au saint de sacrifier aux idoles. Refus du saint. L'empereur ordonne de lui broyer la mâchoire et de lui brûler la barbe.

Nouvelle intervention de Dieu : la flamme des torches se retournent contre les bourreaux et soudain un tremblement de terre ébranle le lieu où ils se trouvent.

L'empereur est soulevé de terre, suspendu dans les air et est fouetté pendant un long moment par des anges invisibles.

Le fille de Sévère, Galinie, supplie le saint de délivrer son père en confessant le Christ Tout-Puissant.

Après avoir été délivré de ces tourments l'empereur resta quelque temps dans l'admiration de la puissance de Dieu, mais il revint à sa folie idolâtre et fit appliquer de cruelle tortures au saint, qu'il avait gardé prisonnier malgré les remontrances de sa fille.

La colère du tyran se tourna alors contre sa fille et il la menaça de mort si elle ne sacrifiait pas aux idoles. Elle feignit de se soumettre, entra dans le temple, où elle jeta les statues à terre et les réduisit en morceaux. Sévère fit fondre de nouvelles statues, mais sa fille les brisa de nouveau ridiculisant son père l'empereur devant le peuple.

Sévère essaya une dernière fois de soumettre par la torture le responsable d'une conversion aussi éclatante, Charalampos.
Inébranlable comme le diamant, le saint résistait à toutes les entreprises des bourreaux.

Il accueillit avec joie la sentence de mort. Il leva les yeux au ciel, remerciant de l'avoir amené jusqu'au terme du combat.

Une voix se fit entendre du ciel : "Viens, Charalampos, vaillant lutteur, pour prendre part à la joie et à la splendeur des martyrs et des saints prêtres !"

Sa tête tomba sous le glaive le 10 février.

La bienheureuse Galinie ensevelit son précieux corps. Le crâne du saint est conservé au monastère de saint Etienne des Météores.


Par les prières de saint Charalampos,
Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu,
aie pitié de nous !